Les utilisateurs l'ont surnommé « Microslop ». Microsoft promet de calmer le jeu. Mais avant de croire à la rédemption, un petit inventaire des dégâts s'impose.

De Copilot dans Notepad aux pop-ups Edge : inventaire des intrusions qui ont fait craquer les utilisateurs de Windows 11 © Microsoft
De Copilot dans Notepad aux pop-ups Edge : inventaire des intrusions qui ont fait craquer les utilisateurs de Windows 11 © Microsoft

Le mot est lâché. Scott Hanselman, VP chez Microsoft, a écrit sur X qu'un « OS plus calme avec moins de sollicitations commerciales » était bien un objectif. Comme le rapporte Windows Latest, cette déclaration intervient dans un contexte de crise de confiance. Bugs critiques en début d'année, Copilot imposé jusque dans l'écran d'installation, surnom « Microslop » devenu viral : Windows 11 traverse sa pire période de réputation.

L'inventaire complet : du menu Démarrer à l'écran de démarrage

La liste des sollicitations commerciales de Windows 11 donne le tournis. Le menu Démarrer affiche des « recommandations » qui sont en réalité des publicités pour des applications tierces. L'écran de configuration initiale (OOBE) pousse Microsoft 365, OneDrive et désormais Copilot. Changer de navigateur par défaut déclenche des alertes pleine page vantant Edge.

Windows 11
  • Refonte graphique de l'interface réussie
  • Snap amélioré
  • Groupes d'ancrage efficaces
8 / 10

Microsoft a même tenté des pop-ups Bing Chat dans Chrome. Le système détectait le navigateur concurrent et affichait une invitation non sollicitée. Le pop-up installait l'extension Bing et réinitialisait les paramètres du navigateur par défaut. Microsoft a retiré cette fonctionnalité après un tollé, mais le précédent reste.

Copilot est devenu l'épicentre du problème. L'assistant IA a été injecté dans Notepad, dans l'explorateur de fichiers, dans les paramètres système. Microsoft a récemment commencé à faire marche arrière sur plusieurs de ces intégrations. Le retrait de Copilot dans les paramètres et l'explorateur fait partie de la mise à jour annoncée le 20 mars.

Un mea culpa partiel, sans engagement chiffré

La déclaration de Hanselman n'est pas un communiqué officiel. C'est un tweet personnel d'un cadre dirigeant. Aucun calendrier précis, aucune métrique de réduction des sollicitations, aucune promesse contractuelle. Le plan de mise à jour annoncé par Microsoft le 20 mars inclut toutefois des signaux concrets. Le menu Démarrer passe de React à WinUI 3 pour la performance. Les mises à jour peuvent être suspendues sans limite de temps. Le compte Microsoft ne serait plus obligatoire lors de l'installation.

Ces mesures sont réelles. Mais elles ne concernent pas directement la publicité. La seule promesse sur ce terrain reste un tweet, pas une feuille de route produit.

L'argument de fond reste le même : un système d'exploitation payé à l'achat ne devrait pas se comporter comme un panneau publicitaire.