Vous vous souvenez sans doute de Spot, l'emblématique chien robot de Boston Dynamics. Il est devenu la nouvelle coqueluche des data centers, et c'est un mariage qu'on avait pas vraiment vu venir.

Les géants de la tech multiplient les investissements monstrueux dans les infrastructures afin de répondre à la demande insatiable de l'intelligence artificielle (IA). Et les chiffres sont vertigineux, puisqu'ils s'élèvent à des centaines de milliards de dollars. Une aubaine pour la robotique, et pas uniquement les humanoïdes.
Usages multiples
Car les chiens robots, à l'instar du célèbre Spot, sont plébiscités par les opérateurs de centres de données. Équipés de capteurs thermiques, de caméras et de systèmes d'analyse autonome, ils sont incroyablement efficaces pour la surveillance de la propriété.
Outre la patrouille périmétrique, qui comprend la détection d'intrus, de trous dans les clôtures ou de colis suspects, ils peuvent aussi veiller à l'état des installations à l'intérieur des bâtiments : détection d'anomalies thermiques, de fuites, de flaques d'eau, de sons inhabituels ou de portes laissées ouvertes.
Et ce n'est pas tout, les chiens robots réalisent également de la cartographie de site et du suivi de chantier. Tout ce qu'ils voient est retransmis en direct vers une salle de contrôle surveillée par des humains.

Et les travailleurs humains dans tout ça ?
« Nous avons observé un intérêt absolument considérable de la part des data centers au cours de l'année écoulée, ce qui n'est probablement pas surprenant étant donné les investissements dans ce secteur », indique Merry Frayne, directrice produit chez Boston Dynamics, dans un entretien accordé à Business Insider.
Car ces machines disposent d'avantages considérables par rapport aux travailleurs humains. Ils ne tombent pas malades, ne prennent pas de congés, ne se fatiguent pas et peuvent couvrir plusieurs kilomètres par charge dans des conditions extrêmes, qu'il s'agisse de froid, de chaleur ou de sécheresse.
Ghost Robotics, entreprise qui commercialise le chien robot Vision 60, estime qu'un robot peut remplacer l'un des deux agents d'un binôme, ce qui de moitié le coût de certains postes. Une prévision qui suscite, bien évidemment, des questions.
Mais cette nouvelle opportunité semble trop alléchante pour les acteurs du secteur : « Il y a 5 000 centres de données rien qu'aux États-Unis, et entre 800 et 1 000 nouveaux centres sont actuellement en cours de construction. Nous considérons donc qu'il s'agit là d'un marché important pour nous », explique Michael Subhan, directeur du développement chez Ghost Robotics. Quant aux humains, il leur restera au moins la supervision des écrans, pour l'instant…
Sources : Business Insider, Fortune