Un accord a été trouvé entre l'Union européenne et la Chine sur la question de l'importation de voitures électriques. Les surtaxes vont laisser place à un système qui serait plus gagnant-gagnant.

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À l'été 2024, Bruxelles décidait d'appliquer des surtaxes douanières aux constructeurs de véhicules électriques chinois. Celles-ci avaient pour particularité d'imposer des taux différents selon les marques, surtaxes qui s'ajoutaient aux 10% de base appliqués auparavant. Un an et demi plus tard, la Commission européenne et Pékin, qui négociaient depuis plusieurs mois, sont finalement arrivés à un meilleur accord pour réguler l'importation de véhicules électriques sur notre continent.

La Chine et l'Union européenne mettent fin à leur conflit

Ça y est ! L'Europe et la Chine ont enfin trouvé un modus vivendi quant à la question de l'importation de véhicules électriques made in China chez nous.

Au lieu d'imposer de fortes taxes douanières, les constructeurs chinois pourront faire leur chemin chez nous en s'engageant à proposer des prix minimums dans l'Union européenne.

Les marques qui souhaitent ainsi pouvoir passer par ce nouveau système vont pouvoir déposer un dossier auprès de Bruxelles, dans lequel ils détailleront les prix minimums qu'ils appliqueront selon les gammes et les options. Leurs programmes de distribution de véhicules non concernés (comme les hybrides ou les hybrides rechargeables) devront aussi être expliqués dans le même dossier.

© Dr David Sing / Shutterstock.com
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Des investissements en Europe seront exigés

Mais ça n'est pas là les seuls engagements que l'Europe impose. Car aujourd'hui, dans une inversion d'un schéma qui a tenu plusieurs dizaines d'années, c'est l'Union européenne qui demande des investissements chinois chez nous afin d'autoriser les grandes entreprises de l'empire du Milieu à opérer sur notre territoire.

Les constructeurs vont en effet devoir s'engager à investir en Europe, avec un mécanisme mis en place qui infligera des taxes à effet rétroactif si les sociétés ne respectaient pas ces engagements. Cet accord arrive à peine quelques mois après un changement fondemental en Chine, le développement de véhicules à nouvelles énergies (comme les électriques ou les hybrides) n'ayant pas été inclu dans la liste des activités stratégiques du plan quinquennal 2026-2030 - une première en dix ans. Un changement qui annonce une réduction des subventions publiques pour ces constructeurs.