Depuis le 1er janvier 2026, le seuil utilisé pour repérer les lieux où l’exposition aux ondes des antennes mobiles dépasse la moyenne est passé de 6 à 9 volts par mètre. Cette mesure concerne le suivi administratif des installations et ne modifie pas les limites sanitaires.

Depuis le 1er janvier 2026, un lieu est qualifié de « point atypique » lorsqu’il dépasse 9 volts par mètre, alors qu’auparavant le seuil était de 6 volts par mètre - ©Konstantin divelook / Shutterstock
Depuis le 1er janvier 2026, un lieu est qualifié de « point atypique » lorsqu’il dépasse 9 volts par mètre, alors qu’auparavant le seuil était de 6 volts par mètre - ©Konstantin divelook / Shutterstock

L’Agence nationale des fréquences a fixé un nouveau seuil pour qualifier un site de point atypique. Le seuil ne correspond pas à une limite sanitaire mais sert uniquement à identifier les endroits où l’exposition est plus élevée que celle observée dans l’environnement proche. Les valeurs maximales définies par décret restent quant à elles inchangées et se situent à des niveaux bien supérieurs.

Les mesures qui conduisent à ce repérage proviennent de campagnes régulières sur le terrain. Elles peuvent être demandées par des particuliers ou des collectivités, ou réalisées directement par l’ANFR dans le cadre de contrôles programmés. Lorsque le seuil est dépassé, l’agence contacte l’opérateur pour examiner quelles modifications techniques peuvent être appliquées et, selon le site, la configuration ou la puissance de l’antenne peut être ajustée.

Les résultats des mesures restent publics et consultables, permettant à tout un chacun de consulter les données ou de demander un contrôle sur le terrain. Ainsi, l’ANFR suit l’évolution des expositions et concentre ses interventions sur les sites où des ajustements restent possibles. L'agence est également garante de la sécurité des usager, notamment sur l'exposition aux ondes magnétiquesdes mobiles et met à disposition un simulateur.

Qu’est-ce qu’un point atypique et que se passe-t-il quand on en détecte un

L’ANFR effectue régulièrement des mesures de l’exposition aux ondes électromagnétiques autour des antennes mobiles, permettant de repérer les situations où les niveaux dépassent la moyenne observée dans le secteur. Depuis le 1er janvier 2026, un lieu est qualifié de « point atypique » lorsqu’il dépasse 9 volts par mètre, alors qu’auparavant le seuil était de 6 volts par mètre.

Un point atypique indique seulement que l’exposition est plus élevée que la normale dans l’environnement proche et ne constitue pas un dépassement des limites sanitaires définies par décret. Après qu’un point atypique est identifié, l’ANFR contacte l’opérateur pour examiner quelles modifications techniques peuvent être appliquées sur le site et, selon ses caractéristiques, la configuration ou la puissance de l’antenne peut être ajustée.

Les mesures réalisées par l’ANFR au fil des années montrent que certains secteurs, notamment urbains, présentent désormais des niveaux plus élevés. - ©klevo / Shutterstock
Les mesures réalisées par l’ANFR au fil des années montrent que certains secteurs, notamment urbains, présentent désormais des niveaux plus élevés. - ©klevo / Shutterstock

Comment les niveaux mesurés ont évolué avec les réseaux mobiles

Depuis 2017, les réseaux mobiles ont beaucoup évolué. À cette époque, les sites utilisaient moins de bandes de fréquences et le trafic mobile restait limité. Or, les mesures réalisées par l’ANFR au fil des années montrent que certains secteurs, notamment urbains, présentent désormais des niveaux plus élevés.

Le nombre d’antennes actives a augmenté et de nouvelles fréquences sont entrées en service, entraînant une progression du volume de données échangées. Ainsi, les dépassements de l’ancien seuil de 6 volts par mètre se sont multipliés et certains sites atteignent des niveaux proches de ceux mesurés dans leur environnement immédiat.

C’est pour cette raison que l’agence concentre ses interventions sur les situations où des ajustements techniques restent possibles sans affecter la couverture ou la qualité du réseau, pour pouvoir gérer plus efficacement les points atypiques et de suivre l’évolution des expositions sur le territoire.

Si vous souhaitez approfondir le sujet, vous pouvez télécharger et consulter les deux documents officiels liés à cette décision. Le premier détaille la consultation publique sur l’évolution du seuil des points atypiques en matière d’exposition aux champs électromagnétiques, et le second présente la synthèse de cette consultation. Ces documents permettent d’accéder aux informations complètes sur le processus et les mesures envisagées par l’ANFR.

Source : ANFR