Les clients prépayés sont-ils "exclus" de la tarification à la seconde ?

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Le 18 décembre 2002
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A l’heure actuelle, l’UFC-Que Choisir estime que seuls 25% à 30% des utilisateurs de la téléphonie mobile en France profitent "d'une tarification normale".

A l'heure actuelle, l'UFC-Que Choisir estime que seuls 25% à 30% des utilisateurs de la téléphonie mobile en France profitent "d'une tarification normale".

Après "huit mois d'efforts pour amener les opérateurs de téléphonie mobile à adopter des prix transparents, l'attente des consommateurs n'est toujours pas satisfaite", a estimé la direction de l'UFC-Que Choisir mardi lors d'un point presse.

Pourtant, face à la pression exercée par l'Union Fédérale des Consommateurs, les trois opérateurs mobiles français, SFR, Orange et Bouygues Telecom, ont adopté la "tarification à la seconde" depuis plusieurs mois.

Globalement, les opérateurs proposent à leurs abonnés aux forfaits de choisir entre deux formules : la tarification à la seconde après la première minute, "sans surtaxe vers les réseaux concurrents", et la tarification à la seconde "dès la première seconde" pour 3 euros par mois.

Quoi qu'il en soit, l'UFC-Que Choisir souligne que la tarification à la seconde "n'est pas une réalité pour tous" : Quelques 17 millions de clients du "prépayé", à la carte, "sont exclus de facto, à une exception près".

"Sur ces cartes, chaque client perd, selon l'opérateur choisi, 30% à 40% de son temps de communication", insiste l'organisation de défense des consommateurs.

Au final, pour une majorité d'abonnés/clients, la tarification à la seconde est donc conditionnée "soit à une augmentation du prix, soit à une obligation d'augmenter fortement sa consommation".

Imbroglio ? A l'heure actuelle, l'UFC-Que Choisir estime que seuls "25% à 30%" des utilisateurs de la téléphonie mobile en France profitent "d'une tarification normale".

Pour sortir de "l'enlisement", l'association met à la disposition des internautes un outil personnalisé qui permet "d'évaluer l'intérêt de migrer vers une offre à la seconde aux conditions actuelles" (www.quechoisir.org).

Par ailleurs, l'association demande aux parlementaires "au nom des principes régissant l'économie de marché [...] d'ériger en norme impérative le principe du décompte du temps à la seconde dans les communications téléphoniques".

Eventuellement, l'UFC-Que Choisir pourrait déposer un recours à l'encontre des opérateurs "pour manquement au devoir de transparence".
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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