Sophos veut responsabiliser les employeurs vis-à-vis du spam

Par Jérôme Bouteiller
le 17 septembre 2004 à 00h00
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Selon une récente enquête de Sophos, une large majorité des employés estiment que leur employeur a le devoir de les protéger des messages de spam offensants.

Selon une récente enquête de Sophos, une large majorité des employés estiment que leur employeur a le devoir de les protéger des messages de spam offensants.

Dur dur d'être parton. Sophos, un des leaders mondiaux dans le domaine des logiciels antivirus et Anti-Spam d'entreprise, a commandé une enquête sur le spam auprès de plus de 1 000 utilisateurs d'ordinateurs dans des petites et moyennes entreprises. Les résultats montrent que seulement 13% des collaborateurs estiment que leur employeur ne peut être tenu pour responsable du blocage des messages offensants avant leur transmission dans les boîtes aux lettres électroniques. A l'inverse, près de 50% jugent qu'il doit prendre des mesures préventives pour garantir qu'aucun spam contenant des propos violents, pornographiques, racistes ou autres ne puisse être distribué aux employés de l'entreprise.

" Il est irresponsable de la part des employeurs de ne pas protéger leurs collaborateurs contre ces messages non sollicités aux contenus choquants. C'est courir au devant de problèmes humains dommageables au sein de l'entreprise ", commente Annie Gay, Directeur Général de Sophos France. " Plus de la moitié des personnes interrogées estiment que leur patron doit agir, mais ce que font réellement la majorité de ces derniers est une autre affaire. Notre enquête montre en effet qu'environ un quart seulement des PME sont déjà équipées d'un logiciel anti-spam. "

Outre choquer et distraire le personnel, le spam non filtré fait perdre un temps précieux et des ressources réseaux, provoquant une perte de revenus significative pour les entreprises. Les experts en spam de Sophos estiment que les messages commerciaux non sollicités comptent pour plus de 50% de la totalité des échanges d'e-mails, un chiffre qui devrait encore augmenter l'année prochaine.

" Aussi longtemps qu'il y aura de l'argent à gagner avec l'envoi de messages non sollicités, les spammeurs continueront leurs opérations, qu'elles soient nauséabondes ou non ", poursuit Annie Gay. " En bloquant le spam dès leur passerelle de messagerie, les entreprises non seulement économisent du temps et de l'argent, mais elles stoppent également les e-mails offensants susceptibles de perturber leurs employés. "

Même si il est peu probable que la responsabilité d'un employeur soit un jour retenue en cas de réception involontaire d'un courriel choquant, Sophos rappelle avec raison que la lutte contre les messages non sollicités doit se faire au niveau des serveurs, en plus des logiciels embarqués sur le PC.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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