Chine et Vietnam nient être la source de cyber-attaques

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Un groupe de chercheurs en sécurité vient de lever le voile sur des tentatives de cyber-attaques de la Chine visant l'Inde, l'ONU, le Dalaï-Lama ou bien encore l'ambassade des Etats-unis au Pakistan. Selon le rapport « Shadows in the cloud » publié par les Canadiens de l'institut MonkCenter for International Studies, des hackers auraient effectué des cyber-infiltrations visant à transmettre des informations à des branches du gouvernement chinois.
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Le réseau baptisé Shadow Network serait donc au centre du viseur. Au total, le rapport montre quels moyens ont été utilisés pour infiltrer certains postes jugés critiques. Trois comptes Twitter, cinq comptes Yahoo mail, 12 Google Groups, 8 blogs Blogspot, 9 blogs Baidu et 16 blogs sous blog.com ont été détournés pour obtenir des informations.

La réponse du gouvernement chinois a été très rapide puisque dans la foulée, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a nié sur Computerworld toute implication. Jiang Yu a expliqué qu'elle attendait des preuves et les méthodes utilisées pour le rapport. Elle a également tenu à rappeler que la Chine menait toujours la guerre contre toute forme de cybercriminalité...

Pourtant, les chercheurs qui ont édité ce rapport ne sont pas des novices en la matière. L'an dernier, ils avaient déjà publié le rapport GhostNet montrant clairement des cyber infiltrations quasi systématiques visant le gouvernement tibétain en exil. Cette fois, pas moins de 44 postes contenant des informations classées « secrètes », « confidentielles » ou « restreintes » auraient été identifiées comme compromises par les chercheurs.

De même, le rapport « Shadows in the cloud » explique que les postes de certains journalistes ayant un intérêt à traiter de l'actualité chinoise auraient été également visités. Une situation qui fait écho aux attaques visant des comptes Gmail dans l'Empire du Milieu mais également aux récentes cyber-attaques au Vietnam. A ce titre, le pays a rejeté les accusations du géant américain Google sur la diffusion de logiciels malveillants via un réseau botnet. Le Vietnam réfute donc les thèses selon lesquelles les machines infectées auraient servi à espionner les détenteurs de blogs contenant des « messages politiquement dissidents ».

Toujours est-il que ces faits rappellent sans conteste le double langage des autorités de Pékin quant à l'utilisation des cyber-armes. D'un côté, la Chine affirme clairement mener la lutte contre la cyber-criminalité mais admet également que les cyber-méthodes font partie intégrante de leur arsenal militaire. Une manière de jouer le chat et la souris.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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