Free sera bien le 4e opérateur mobile français

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Les jeux sont faits. L'Arcep a annoncé vendredi matin son intention d'accorder la quatrième licence 3G à Free, qui deviendra donc, sauf surprise, le quatrième opérateur mobile français, au côté d'Orange, SFR et Bouygues, dès qu'il aura pu répondre aux exigences de couverture minimale du réseau définies pour l'octroi de ce précieux sésame. Comme ses concurrents, le groupe Iliad sera donc acteur aussi bien sur le terrain des télécommunications fixes que sur celui du mobile. Un marché qu'il entend bien secouer, comme il l'a fait dans le domaine de l'ADSL avec le lancement de la première formule triple play à 29,90 euros par mois.

« L'arrivée de ce nouvel acteur devrait avoir un effet favorable sur la dynamique du marché de la téléphonie mobile, et, plus généralement, devrait être un facteur positif pour le développement des services de communications électroniques », estime l'Arcep dans un communiqué. « Free Mobile envisage de proposer au consommateur des offres claires et innovantes à des tarifs compétitifs de nature notamment à faciliter l'accès à l'Internet mobile ».

De ces offres, on ne sait pour l'instant rien, même si beaucoup ont en mémoire les déclarations de Xavier Niel, patron de l'opérateur, qui avait annoncé son intention de « diviser par deux » la facture d'un foyer moyen. Tenu au secret pendant la procédure d'attribution de la quatrième licence, Iliad devrait maintenant se montrer plus prolixe. L'autorisation officielle d'utiliser les fréquences associées lui sera délivrée en janvier 2010.

« Free Mobile prend également de nombreux engagements concernant l'accueil des opérateurs mobiles virtuels (MVNO), sur les plans commercial, contractuel et technique », affirme encore l'Autorité des télécoms. Cette ouverture à des opérateurs virtuels était l'un des critères pris en compte dans le processus d'attribution.

Pour le futur Free Mobile s'ouvre maintenant une nouvelle période : celle de la réponse aux obligations minimales de couverture fixées par l'Arcep. L'opérateur devra assurer lui-même la couverture de 25% de la population avant de pouvoir mettre en place avec l'un de ses trois concurrents déjà installés les accords d'itinérance lui permettant de lancer ses premiers forfaits.

« Free Mobile s'engage enfin à ouvrir commercialement son réseau mobile au plus tard deux ans après la délivrance de l'autorisation et à couvrir, d'ici huit ans, au moins 90% de la population par son réseau 3G », indique l'Arcep. Les premiers forfaits Free Mobile devraient donc en théorie voir le jour début 2012.

Dans l'intervalle, Free devra se défendre face à des concurrents peu enclins à le voir reproduire dans le mobile ce qui a fait son succès sur le terrain de l'accès à Internet. SFR et Bouygues ont ainsi déjà déposé un recours devant le Conseil d'Etat visant à dénoncer les conditions financières d'attribution de cette licence facturée 240 millions d'euros. En parallèle, l'opérateur du groupe Iliad aura également tout intérêt à tirer au clair les problèmes relatifs à son assistance téléphonique ou à certaines de ses pratiques commerciales, qui feront prochainement l'objet d'une procédure en justice.
Modifié le 18/09/2018 à 14h42
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