Voiture autonome : Google ne rendra pas le volant au conducteur

05 novembre 2017 à 15h46
0
Waymo, la filiale d'Alphabet dédiée au développement d'un véhicule autonome, vient de prendre une décision radicale : elle renonce à l'Autopilot, qui impliquerait que le conducteur reprenne le volant en cas de situation d'urgence. Trop dangereux, estiment les ingénieurs de Google, après qu'un des testeurs s'est... endormi lors d'essais menés en 2013.

Waymo va désormais se consacrer au développement d'une intelligence artificielle capable de réagir en toutes circonstances, sans nécessiter d'intervention humaine.

5 ans de travaux à la poubelle

Certains conducteurs estiment déjà que le régulateur de vitesse a tendance à réduire l'attention au volant. Mais à en croire les patrons de Waymo, le constat est encore plus alarmant lorsque l'on délègue la conduite à un système de conduite autonome. A tel point que lundi 30 octobre, John Krafcik, le CEO de Waymo, a annoncé que ses équipes abandonnaient tous leurs travaux sur la conduite autonome de niveau 3, sur laquelle travaillent pourtant aujourd'hui tous les constructeurs dans le monde.

Le niveau 3 est un système de pilotage mixte, qui permet au conducteur de céder le volant au véhicule dans certaines circonstances, sur autoroute notamment. C'est actuellement le niveau le plus avancé, celui atteint par l'AutoPilot de Tesla par exemple. Il est considéré par les constructeurs comme le plus accessible, celui permettant de mettre rapidement sur le marché des véhicules présentés comme "autonomes". Waymo travaillait depuis 5 ans sur un autopilot de niveau 3. Mais des tests menés dans le plus grand secret dès 2013 ont finalement incité la compagnie à prendre une autre direction.

01F4000008621578-photo-waymo-9.jpg


The "napping accident"

Que montrent ces tests, dont les images ont été divulguées par Google lundi 30 octobre ? Rien de bien surprenant : quand la voiture prend le volant, les passagers quittent la route du regard pour lire, se maquiller, discuter, manipuler leur smartphone voire... faire la sieste ! C'est ce qu'a fait un salarié de Waymo lors de ce fameux test rebaptisé par Google le "napping accident", l'accident de sieste. Quand l'alerte s'est déclenchée afin qu'il reprenne le volant, le testeur s'est retrouvé incapable de réagir correctement.

Conclusion selon Waymo : l'IA ne doit prendre le volant que dans un véhicule où l'humain qui embarquerait ne serait que passager, en aucun cas conducteur. Et le moment où cela sera possible ne serait pas si éloigné, estime John Krafcik. Les premiers véhicules en autonomie de niveau 4 pourraient d'ailleurs être des camions poids lourd, ou bien les véhicules de services municipaux.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
0
0

Actualités récentes

L'API DirectStorage de la Xbox Series X sera prise en charge par une majorité d'ordinateurs
Xbox Series : les développeurs ont maintenant accès aux outils FidelityFX d'AMD
Données de connexion : le Conseil d'État soutient le principe de la conservation des métadonnées
GeForce RTX 3050 et 3050 Ti : Lenovo tease vitesses d'horloge et TGP des futures cartes
HTC Vive Air : le futur casque VR d'HTC sera tourné vers les sportifs
VPN : quel est le meilleur VPN en avril 2021 ?
Vous pouvez ranger vos amis Steam par catégories et les mettre en favoris
NVIDIA dépose un brevet chargeant l'IA de générer du retour haptique en jeu
Quanta, fournisseur d'Apple, HP et Google, victime d'un ransomware à 50 millions de dollars
Days Gone : après le rejet d’une suite par Sony, les fans lancent une pétition
Haut de page