C’est une petite révolution. Waymo commence officiellement à tester ses voitures autonomes à Londres, au Royaume-Uni. Un signal fort pour le reste de l’Europe ?

Un véhicule Waymo aux États-Unis. ©Chiociolla / Shutterstock
Un véhicule Waymo aux États-Unis. ©Chiociolla / Shutterstock

En octobre 2025, la filiale d’Alphabet annonçait en grande pompe son arrivée prochaine dans la capitale britannique. Après avoir testé ses véhicules avec un conducteur humain aux commandes pour cartographier la ville, elle passe désormais à la vitesse supérieure.

Les voitures de Waymo débarquent à Londres

« Nous lançons officiellement la conduite autonome avec un spécialiste qualifié au volant, tout en poursuivant nos efforts pour proposer un service de VTC entièrement autonome au Royaume-Uni dans le courant de l’année », étaye Waymo dans une publication partagée sur LinkedIn.

Concrètement, cela signifie que le véhicule se conduit seul, mais qu’un opérateur humain reste prêt à reprendre le contrôle à tout moment en cas de situation imprévue. Il s’agit d’une étape intermédiaire avant la conduite totalement autonome. Objectif : « maîtriser les particularités locales et valider les performances sur les routes britanniques », précise Dmitri Dolgov, co-P.-D. G de l’entreprise.

En parallèle, Waymo affirme investir durablement dans le pays : recrutement de talents locaux, ouverture de plusieurs centres de maintenance et de service à Londres, et collaboration avec les services d’urgence pour préparer un déploiement à grande échelle.

Un véhicule Waymo garé. ©logoboom / Shutterstock
Un véhicule Waymo garé. ©logoboom / Shutterstock

L’Europe enfin prête pour la voiture autonome ?

« Nous sommes convaincus que la technologie autonome peut compléter et améliorer le réseau de transport londonien, qui est parmi les meilleurs au monde. Nous pouvons contribuer à améliorer la qualité de l’air, à réduire les embouteillages et à rendre les déplacements plus sûrs et plus accessibles », peut-on lire sur son site Internet. Le message est clair : s’implanter sur le long terme pour, pourquoi pas, s’étendre dans d’autres pays européens par la suite ?

C’est fort probable. Aux États-Unis, Waymo a tout d’abord commencé les trajets à Phoenix puis à San Francisco et Los Angeles. Elle opère désormais dans six métropoles américaines, avec des plans pour se déployer dans plus de 20 villes supplémentaires en 2026. Sa flotte, elle, compte plus de 3 000 véhicules.

Cette annonce intervient à un moment charnière pour la conduite autonome en Europe. Ces derniers mois, plusieurs acteurs ont partagé leur intention de se lancer sur le Vieux Continent, où la régulation est malgré tout moins favorable qu’aux États-Unis ou en Chine. Mais visiblement, la tendance commence à s’inverser.