Ouragan Sandy : les Data Centers de la côte Est se préparent

Thomas Pontiroli
29 octobre 2012 à 17h58
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Entre le New Jersey et la Virginie, plusieurs dizaines de Data Centers se trouvent sur le chemin de l'ouragan Sandy. Si la plupart des infrastructures se disent prêtes, des coupures sont probables.

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Alors que l'ouragan Sandy s'approche de la côte Est des États-Unis, avec des vents attendus à plus de 300 km/h, et menaçant d'endommager les infrastructures de la région, les Data Centers sont en état d'urgence. Selon Datacentermap, les États de Virginie, du New Jersey et de New York totalisent près de 160 centres de données, parmi lesquels on peut citer l'Amazon Web Services, basé à Ashburn, et qui a déjà rencontré des difficultés le 22 octobre, paralysant des services tels que Foursquare, Airbnb ou Reddit.

Pour se prémunir des éventuels dégâts, la plupart des sites qui devraient rencontrer la trajectoire de l'ouragan ont testé leur approvisionnement en diesel auprès de leurs fournisseurs afin de faire tourner leurs générateurs dans le cas où l'alimentation électrique serait coupée, explique Datacenterknowledge. Rappelons que ces centres sont très énergivores et peuvent réclamer des quantités colossales de carburant pour assurer l'intérim.

En plus de cela, les centres de données s'exposent à des inondations qui pourraient compromettre leur fonctionnement. Selon notre confrère, plusieurs zones du New Jersey sont déjà victimes d'eaux montantes. Néanmoins, la plupart des Data Centers ne devraient pas se situer en Zone A, la plus menacée, et qui a fait l'objet d'une évacuation. Selon Kevin Knox de Gartner, interrogé par Computerworld, des leçons ont été tirées du 11 septembre.

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« Après les attentats, on s'est rendu compte que les Data Centers étaient placés trop près l'un de l'autre. Depuis, des travaux ont été faits pour les éloigner afin qu'une catastrophe régionale n'en affecte pas plusieurs en même temps », explique-t-il. Ainsi, selon un spécialiste de SunGard, beaucoup de sociétés ont sauvegardé leurs données sur des sites hors de la zone à risque, en prévision de la catastrophe.

Selon le spécialiste, elles devraient être aidées par les progrès réalisés sur la durée maximale d'interruption admissible (DMIA), qui équivaut au temps maximal acceptable durant lequel une ressource informatique peut être coupée. En dix ans, elle est passée de 48 heures à 5 heures environ, indique l'expert. Le déploiement conséquent de la virtualisation et du cloud computing ont contribué à abaisser ce chiffre. Au total, selon la société Eqecat, l'ouragan pourrait causer 10 à 20 milliards de dollars de dégâts.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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