SMSI : Claudie Haigneré fait entendre la voix de l’Internet francophone

Par
Le 09 décembre 2003
 0

A la veille du Sommet mondial de la société de l’information, la ministre déléguée à la recherche et aux nouvelles technologies précise le point de vue français

Dans une tribune libre publiée lundi dans le quotidien Le Figaro, Claudie HAIGNERE, ministre déléguée à la recherche et aux nouvelles technologies, a précisé les ambitions françaises et les enjeux du premier Sommet mondial de la société de l'information qui débutera mercredi 10 décembre 2003 en Suisse, à Genève.

Organisé sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies, les délégations présentes au SMSI vont proposer différentes actions pour réduire la « fracture numérique » entre pays développés et pays en voie de développement (www.itu.int/wsis/index-fr.html).

Pour sa part, Claudie HAIGNERE a rappelé que la réduction de la fracture numérique « est un sujet qui se pose à l'échelle de chaque nation comme au niveau mondial », à la fois en terme de solidarité numérique Nord-Sud et de formation « en associant nos universités et centres de recherche à des universités du Sud ».

La gouvernance de l'Internet « est un deuxième défi majeur pour les dix prochaines années », a ajouté la ministre. Les choix techniques d'infrastructure (adressage IP, serveurs-racine, attribution des noms de domaine et des adresses Ipv6) « ont, de par leur expansion fulgurante, des conséquences éminemment politiques. »

L'éducation, l'accès à la connaissance pour tous, le rayonnement du monde francophone et de sa diversité culturelle « constituent d'autres domaines à promouvoir, d'autres enjeux pour les années à venir », a insisté Claudie HAIGNERE.

Par conséquent, le SMSI est bien « un événement de première importance, ne serait-ce qu'en regard de la rapidité avec laquelle la société de l'information se construit et se développe : en cinq ans, le nombre d'utilisateurs d'Internet dans le monde a été multiplié par vingt. »

Claudie HAIGNERE a par ailleurs affirmé que la croissance des technologies de l'information et de la communication (téléphonie mobile, micro-informatique, Internet, e-mail, etc.), « en fait un phénomène d'une ampleur comparable à celle de la révolution industrielle. »
Dans un tel contexte, la France a choisi de participer activement au SMSI qui rassemblera acteurs de la société civile, entreprises, associations, organisations non gouvernementales.

« Une société de l'information au service de tous et au service de l'avenir : voilà la vision que la France souhaite partager avec les nations lors du prochain sommet de l'ONU », a conclu la ministre.

Le Sommet mondial pour la Société de l'Information se tiendra du 10 au 12 décembre 2003 à Genève, la seconde phase du Sommet aura lieu à Tunis du 16 au 18 novembre 2005.
Modifié le 18/09/2018 à 14h14
Cet article vous a intéressé ?
Abonnez-vous à la newsletter et recevez chaque jour, le meilleur de l’actu high-tech et du numérique.
scroll top