Test Acer Predator Triton 500 : évoluer en douceur sans revenir sur les gros défauts

Nerces
Spécialiste Hardware et Gaming
13 novembre 2020 à 12h01
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À la manière de ses concurrents directs, Acer met régulièrement à jour ses gammes de portables qu’ils soient destinés aux joueurs ou non. Nous nous penchons aujourd’hui sur le cas d’un des modèles gaming les plus ambitieux du fabricant, le Predator Triton 500. Acer fait ainsi la bascule vers la 10e génération de processeurs Intel et les RTX 2080 Super Max-Q de NVIDIA… De quoi proposer un véritable monstre paré pour n’importe quel jeu ?

Au-delà d’une « simple » machine dédiée aux jeu vidéo, le Predator Triton 500 est avant tout pensé pour garantir une fluidité de chaque instant sur à peu près n’importe quel titre. À ce titre, et cela décevra sans doute certains joueurs, il n’est par exemple pas question d’améliorer la définition d’image par rapport au modèle 2019. On garde donc le 1 920 x 1 080, mais on boost sa fréquence de rafraîchissement pour atteindre un maximum de 300 Hz. Nous verrons bien sûr si cela est réellement utile dans nos jeux.

Un design très sobre... presque trop © Acer

Fiche technique de l’Acer Predator Triton 500 ‘2020’

Nous l’avons dit, il n’est pas question pour Acer de révolutionner ses Predator Triton en cette année 2020. L’heure est donc plutôt à un renouvellement de la gamme afin de prendre en compte l’arrivée de nouveaux composants, plus performants. Dans le milieu, on parle alors d’un refresh, une remise au goût du jour d’un produit qui a déjà fait ses preuves.

L’Acer Predator Triton 500 ‘2020’, c’est :

  • Écran : 15,6 pouces, Acer ComfyView LCD, dalle IPS mate, définition 1920 x 1080 pixels @ 300 Hz
  • Processeur : Intel Core i7-10750H 6 cœurs / 12 threads cadencé à 2,6 GHz (5 GHz en Turbo)
  • Carte graphique : NVIDIA GeForce RTX 2080 Super Max-Q
  • Mémoire vive : SK Hynix 16 Go DDR4 3200 MHz dual-channel
  • Stockage interne : SSD NVMe WDC SN730 1 To
  • Batterie : 84 Wh (5 550 mAh)
  • Audio : 2 haut-parleurs, stéréo
  • Webcam : caméra compatible Windows Hello de 1 MP (720p)
  • Connectique : 3x USB-A 3.2 Gen 2, 1x USB-C 3.2 Gen 2, 2x jack audio (casque / micro), 1x RJ45, 1x HDMI 2.0, 1x Mini DisplayPort 1.4
  • Réseau : contrôleur Killer Wi-Fi 6 AX1650i (802.11 a/b/g/n/ac/ax et Bluetooth 5.0), contrôleur Killer E3100G (Ethernet 2,5 Gigabit)
  • Dimensions : 358,5 x 255 x 17,9 mm pour 2,1 kg
  • Système d'exploitation : Windows 10 Édition familiale 64-bit
  • Coloris : Noir, châssis en aluminium brossé
  • Garantie : 2 ans
  • Prix et disponibilité : déjà disponible, à partir de 2 699 € (16 Go de RAM) ou 2 999 € (32 Go de RAM)

Sans surprise, ce refresh porte essentiellement sur le remplacement du processeur Intel afin d’intégrer la 10e génération de CPU Core. En l’occurrence, il s’agit d’un i7-10750H doté de 6 cœurs / 12 threads et capable de grimper jusqu’à 5 GHz en mode turbo. Il est également question de troquer la RTX 2070 pour une RTX 2080. Notons une évolution du côté de la dalle qui est annoncée pour un taux de rafraichissement de 300 Hz contre 144 Hz sur le modèle Predator Triton 500 de l’an dernier. Enfin, le doublement de la capacité du SSD n’est pas à négliger : on est maintenant plus confortable avec 1 To de stockage.

Les connecteurs évoluent vers l'USB 3.2 Gen 2 et le 2,5 GbE © Nerces pour Clubic

Élégance de l'aluminium brossé

Peut-être connaissez-vous déjà la gamme Predator Triton signée Acer. Dans ce cas, vous l’aurez compris, vous n’observerez pas de grande nouveauté dans la construction du portable. Il s’agit donc toujours d’un modèle de 15,6 pouces conçu avant tout pour le jeu vidéo. Il doit donc offrir un niveau de puissance relativement élevé et se placer en concurrent des Aero 15 de chez Gigabyte, un petit cran en-dessous des Raider et des Stealth de MSI. Au premier coup d’œil posé sur la bête, impossible de ne pas remarquer son élégance : il dispose d’un joli châssis en aluminium brossé.

Depuis quelques années, le monde du gaming est revenu sur le design agressif qui l’a caractérisé pendant longtemps. Ainsi, la gamme Predator Triton se montre sobre lorsque le boîtier est fermé, presque trop. Il y a bien deux petits angles sur l’avant du portable pour rompre la monotonie ambiante, mais c’est à peu près la seule fantaisie que s’autorise Acer. Pour le principe, on va également signaler les découpes de ventilation sur l’arrière de la bête ou la présence du logo Predator sur le dessus, mais c’est vraiment pour le principe.

Comme tous les modèles 15,6 pouces de diagonale, il est imposant : son châssis est comparable au modèle ‘2019’ avec près de 36 centimètres de long sur 25,5 de large. Son épaisseur est appréciable : à moins de 1,8 cm, on peut le glisser dans une sacoche. Correct pour un produit gaming, son poids reste important à 2,1 kilogrammes, auxquels, il faut ajouter 0,9 kg de brique d’alimentation et de câbles. À l’ouverture, on voit qu’Acer ne pouvait pas réduire le portable : les bordures latérales de l’écran sont fines, 6 millimètres, un peu moins pour celles du haut et du bas (10 et 34 mm).

Paramétrable touche par touche, le clavier est agréable et réroéclairé avec soin © Nerces pour Clubic

Un clavier surprenant de confort

Déplier ainsi l’écran du Predator Triton 500 permet de constater qu’Acer autorise une bascule sur exactement 180°, « à plat » donc. Elle laisse apparaître un clavier de bonne taille sur lequel les changements nous semblent inexistants par rapport à la mouture 2019. Il faut dire qu’à l’époque, Acer avait déjà rendu une excellente copie. Nous n'en connaisssons pas la technologie, mais ce clavier offre 87 touches avec une course relativement longue. Leur dureté est impeccable et on sent qu’il est tout à fait possible de procéder à de la saisie de manière confortable.

Le pavé numérique « physique » n’est bien sûr pas au rendez-vous, Acer l’a remplacé par une émulation via la touche Fn. En revanche, le fabricant propose toujours cette barre de touches multimédia sur le côté droit : pratiques, elles nécessitent un petit temps d’adaptation pour ne pas être frappées par inadvertance. Côté jeu, on soulignera la présence d’un pourtour lumineux autour des touches essentielles : ZQSD, les flèches et la touche Predator. Rien à redire. On sera moins indulgent vis-à-vis d’un trackpad, certes de bonne taille, mais pas toujours très réactif.

Côté connectique aussi, les différences entre les deux « crus » du Predator Triton 500 sont très faibles : Acer a fait dans la mise à jour générationnelle. Nous disposons d’un port USB-A 3.2 Gen 2 sur la gauche et de deux à droite. Un port USB-C est aussi présent à droite, il est 3.2 Gen 2, compatible Thunderbolt 3 et se trouve complété par le connecteur Mini DisplayPort 1.4. Sur la gauche, c’est de l’HDMI 2.0 qui est présent ainsi qu’un connecteur RJ45 2,5 GbE et le combo de connecteur jack 3,5 mm (casque / micro). Notons qu’Acer ne juge toujours pas utile de proposer un lecteur de cartes SD.

Le Predator Triton 500 débarrassé de son « capot » © LaptopMedia

Dans les entrailles de la bête

À Clubic, nous aimons mettre les mains « dans le cambouis », mais pas trop. Lorsqu’il s’agit d’un portable, nous ouvrons donc la bête. Dans le cas du Predator Triton 500, c’est simple : il suffit de retirer 10 vis Torx pour ôter le capot. Hélas, cela ne sert pour ainsi dire à rien puisque Acer ne souhaite pas que les utilisateurs puissent ajuster eux-mêmes leur configuration. Une fois le portable démonté, on repère certes les trois ventilateurs destinés à assurer le refroidissement de la bête. On remarque aussi la présence de l’imposante batterie et du contrôleur Wi-Fi, mais c’est tout !

Comme le souligne la vidéo ci-dessous de LaptopMedia, il est possible d’accéder au SSD Western Digital en démontant aussi la carte mère, mais il s’agit d’une opération bien plus délicate que nous ne voulions pas tenter sur un modèle de prêt. Une opération que nous ne vous conseillons d’ailleurs pas non plus d’entreprendre chez vous à moins d’avoir une certaine habitude des portables. Dommage donc, il ne sera pas possible de changer la RAM ou d’opter pour un SSD de plus grande capacité : un défaut notable dans la mesure où de plus en plus de constructeurs font des efforts à ce niveau. Ce n’est pas le cas d’Acer.

Un écran capable de belles choses

Refermons le Predator Triton 500 et jetons un coup d’œil plus appuyé sur une partie essentielle dans un portable, de surcroît gaming, l’écran. Là, Acer a sensiblement changé la donne par rapport à la version 2019… au moins sur le papier. Il est ici question d’une dalle AU Optronics IPS. Elle est traitée anti-reflet et sa finition mate la rend très agréable. La définition d’image – 1 920 x 1 080 pixels – est limitée car Acer souhaite privilégier la vitesse d’animation. La dalle est ainsi capable de 300 Hz sachant qu’un modèle moins coûteux devrait sortir en 144 Hz, comme la version de l'an passé.

Acer ne tarit pas d’éloges sur les qualités de son écran et sur l’intérêt du 300 Hz. Il insiste aussi pas mal sur le 100% sRGB qui participe de la bonne impression d’ensemble. Notons d’abord qu’au sortir du carton, l’écran est bien calibré. On profite d’un contraste intéressant pour un portable et les noirs sont bien profonds. Nous apprécions le rendu des couleurs, mais reconnaissons des imperfections avec une tendance à tirer légèrement vers le bleu. Il sera possible de travailler des photos, mais pas de manière professionnelle. Enfin, soulignons la faible rémanence qui rend le produit parfaitement compatible avec un usage ludique. Heureusement.

Acer remet les choses... « à plat » ? © Nerces pour Clubic

Et les performances dans tout ça ?

S’il est aussi question de commercialiser le Predator Triton 500 avec un processeur i7-10875H (un modèle 8 cœurs / 16 threads), notre cobaye n’était équipé « que » du i7-10750H doté de 6 cœurs / 12 threads. Une puce un petit peu plus puissante que le i7-9750H équipant la génération précédente, sans que le changement en soit renversant. Même chose pour la partie graphique en complément de la solution Intel. Là, Acer a opté pour une RTX 2080 Super Max-Q qui n’apporte qu’un léger surcroît de performances par rapport à la RTX 2070 Max-Q du cru ‘2019’.

Comme souvent, nous avons débuté nos tests avec l’inévitable 3DMark qui vient illustrer le petit boost côté CPU et GPU. Avec 13 050 points, le test GPU est d'ailleurs tout à fait conforme à ce que l'on pouvait attendre d'une telle configuration. Le Predator Triton 500 est même au-dessus de la plupart des autres portables gaming conçus autour de la RTX 2080 Super Max-Q.

Nous avons enchaîné avec un des titres en monde ouvert les plus exigeants à l'heure actuelle, Assassin’s Creed Odyssey. Le jeu signé Ubisoft Montréal n'est pas tendre avec les configurations et le minimum observé de 19 images par seconde est là pour en attester. Comme vous pouvez le voir ci-dessus, il s'agit heureusement d'une espèce « d'accident » et, en moyenne, on est à 62 ips… Cela dit, tous détails au maximum, la question se pose forcément de l'intérêt des 300 Hz de l'écran.

Une question qui se pose à nouveau avec Red Dead Redemption 2. Le jeu de Rockstar Games est l'occasion de troquer DirectX 12 pour Vulkan, mais le résultat est sensiblement identique. Par rapport à d'autres portables gaming, le Predator Triton 500 s'en sort très bien, il est même parmi les meilleurs, mais on reste loin, très loin même des 144 ips en 1080p tous détails au maximum alors les 300 ips, vous pensez bien…

Sur Gears Tactics, le constat est sensiblement le même : les performances du Predator Triton 500 sont parmi les meilleures observées sur des portables équivalents et le maximum observé dépasse même la fréquence de 300 Hz de l'écran avec 360,3 images par seconde. Reste que la moyenne s'établit à 98,6 ips et qu'il est donc difficile de justifier le troc de l'écran '2019' et de ses 144 Hz.

Nous aboutissons sensiblement à la même conclusion avec notre dernier test jeu vidéo. Le bench dit « de campagne » de Total War: Three Kingdoms a ici été utilisé. Notez bien que ce jeu sollicite plus le processeur que les autres. Là, la moyenne s'établit à 63,2 images par seconde avec un minimum de 48 ips et un maximum de 79 ips. Le jeu de The Creative Assembly se montre très agréable sur la machine, mais nous sommes cette fois encore très loin de justifier les 300 Hz de l'écran.

Lors du test du Blade Stealth 13 de Razer, nous nous étions posés une question assez similaire. Pour en avoir le cœur net, nous avions mené des tests sur F1 2019 de Codemasters. Nous l'avons ici troqué pour la version « à jour », F1 2020. En gardant la configuration « standard » liée à notre Predator Triton 500 (1080p / détails au maximum), nous plafonnons à 156 images par seconde avec une moyenne à 131 ips. Si nous optons pour le 720p en détails au minium, la moyenne progresse à 260 ips et avec les détails au maximum, on garde du 178 ips de moyenne.

Inutile d'épiloguer, si les 300 Hz constituent un bel argument marketing et que sur le principe, nous ne sommes pas opposé à l'intégration d'une telle dalle sur un portable : dans les faits, rester à 144 Hz n'aurait pas changé grand-chose. Dans la majorité des jeux, il n'est même pas question de profiter de dépasser les 120 ips lorsque les détails sont au plus haut : vous imaginez que nous sommes donc assez loin de garantir une moyenne de ce niveau. Pour profiter de la plus grande fluidité d'animation, des sacrifices sur les détails s'imposeront.

Un passage du côté de PCMark10 nous permet de compléter un peu ces tests orientés jeu vidéo. Les applications « professionnelles » se sont pas le but premier d'un portable comme notre Predator Triton 500, mais avec un score global de 6 408 points, il n'a clairement pas à rougir de la compétition. Notons au passage la bonne homogénéité de la configuration imaginée par Acer qui lui assure de bien figurer sur les tests synthétiques, mais aussi dans les jeux ou les applications multimédia.

Avec CrystalDiskMark, c'est bien sûr un coup de projecteur sur le SSD NVMe retenu par Acer que nous réalisons. Il s'agit d'un Western Digital SN730 d'une capacité de 1 To. Soulignons la « générosité » d'Acer dans la mesure où on trouve encore très souvent des modèles de 512 Go… Heureusement diront certains puisqu'on ne peut le changer aisément. Toujours est-il que pour un modèle PCIe 3.0, il s'en sort avec les honneurs à plus de 3 Go/s en lecture / écriture séquentielle : on trouve plus rapide, mais sans que cela puisse avoir d'incidence en utilisation réelle.

Afin de vérifier les qualités des contrôleurs réseau du Predator Triton 500, nous avons procédé à de multiples tests. Nous avons ainsi d’abord pu constater la très bonne stabilité de la captation Wi-Fi, et ce, malgré des débits plus faibles qu’attendus : les 454,5 Mbps obtenus sont cependant liés aux contraintes de notre installation domestique, rares sont les solutions à faire vraiment mieux. En filaire, nous n’avons plus aucun problème de débit bien sûr et nous saluons même l’utilisation d’un contrôleur 2,5 GbE garant de transferts bien plus rapides que le classique Gigabit : nous avons ainsi atteint un très confortable 253 Mo/s lors d’intenses copies de fichiers entre deux machines sous Windows.

Sans surprise – il s'agit d'un portable gaming – le Predator Triton 500 n’est pas la machine la plus autonome. Acer a opté pour une batterie identique à celle de 2019 (84 Wh / 5 550 mAh) et compte tenu des composants embarqués, nous pouvions nous attendre au pire. Sur notre test de lecture vidéo 1080p en continu, le portable a tenu 3 heures et 31 minutes. Notons que si les réseaux sans-fil étaient coupés, le rétroéclairage était activé et la luminosité de l’écran réglée à 70%. En jeu vidéo, l’autonomie est encore plus faible, même si cela dépend beaucoup du jeu. De toute façon, la batterie d’un portable comme le Predator Triton 500 n’est qu’une solution d’appoint, afin de réaliser de petites tâches peu gourmandes.

Si une faible autonomie n’est pas vraiment un problème sur un tel produit, la qualité de restitution audio est plus importante. Acer ne brillait pas particulièrement en 2019 et il n'a hélas pas revu sa copie. Impossible de vous conseiller l'utilisation des haut-parleurs du portable : ils produisent un son qui manque de basse et devient presque strident dans les aigus. Pire, à fort volume, de la distorsion vient ternir encore le tableau. Il est bien sûr possible d'utiliser un casque et si le rendu est plus homogène, plus équilibré, on retrouve cette désagréable distorsion. Pour ne rien arranger, sans casque, on est à la merci des ventilateurs du Predator Triton 500.

Trois ventilateurs qui montent rapidement dans les tours... © LaptopMedia

Ils font du très bon boulot pour maintenir tout notre petit monde au frais et la carte graphique ne dépasse ainsi jamais les 72°C. En revanche, pour ce qui est de la discrétion, Acer pourra repasser. Non seulement, ils entrent très rapidement en action – la moindre copie de fichiers peut suffire pour activer un bon niveau de rotation – mais ils montent particulièrement vite en cadence. Au plus fort, on peut mesurer près de 55 dB à 30 centimètres : autant dire que le portable n’est pas seulement bruyant, il est désagréable sans casque audio.

Acer Care Center est clairement pensé pour l'utilisateur lambda © Nerces pour Clubic

Terminons cet article par un ultime commentaire pour évoquer l’accompagnement logiciel du Predator Triton 500 qui, là encore, ne change pas beaucoup du modèle ‘2019’. En effet et en dehors des applications spécifiques à telle ou telle marque de composant (NVIDIA, Killer), Acer distribue toujours son duo de softs « maison ». Nous avons ainsi d’abord droit à l’outil de surveillance Acer Care Center. L’idée est ici d’aider l’utilisateur lambda à vérifier le bon fonctionnement de sa machine en offrant pas mal de recommandations et divers outils de « contrôle ».

Si le CPU monte vite en température, le GPU est souvent gardé au frais © Nerces pour Clubic

À côté de cela, on peut compter sur PredatorSense, une application pensée pour les gamers et qui rappelle les logiciels de fabricants de cartes graphiques comme Asus ou MSI. On peut contrôler les température CPU, GPU et système, mais aussi envisager le surcadençage de la bête. Un onglet dédié au rétroéclairage vient souligner la versatilité du clavier dans ce domaine avec sa gestion touche par touche. L’outil de contrôle des ventilateurs est surtout là pour prouver leur capacité à monter très haut (plus de 5000 tr/mn) quand l’onglet surveillance affiche de jolies courbes pour garder une trace des performances du système. Le logiciel est complet, agréable à utiliser et ergonomique.

Acer Predator Triton 500 ‘2020’, l’avis de Clubic :

En renouvelant ses gammes, mais sans chercher à innover, Acer ne pouvait pas s’attendre à ce que l’on crie au génie. L’intégration de la nouvelle génération de processeurs Intel et le passage à une GeForce RTX 2080 Super Max-Q sont évidemment de nature à nous faire plaisir, mais nous ne pouvons nous empêcher de regretter la frilosité du constructeur en matière de design : les défauts de la version 2019 se retrouvent tous, à l’identique.

Qu’il s’agisse du tarif officiel, des tristes haut-parleurs, du bruit des ventilateurs en pleine partie ou de la faiblesse de la batterie, rien n’a été fait. Moins surprenant dans la mesure où Acer n’a pas revu son design, on conserve cette difficulté extrême à accéder au SSD ou à la mémoire. Cela dit, Acer retrouve également les qualités de son produit originel avec un châssis un peu encombrant, mais très élégant et dont le poids contenu permet de le promener sans se démettre une épaule.

On apprécie bien sûr le temps de réponse de 300 Hz de cette dalle IPS d’emblée plutôt bien calibrée même si les jeux vont rarement aussi loin. Malgré la puissance du duo i7-10750H / RTX 2080 Super Max-Q et la limitation au 1080p, bien peu de jeux permettent en réalité de dépasser les 144 images par seconde. Un niveau de fluidité qui permet déjà de profiter de tous les jeux du moment dans d’excellentes conditions… et pour un portable gaming, c’est là l’essentiel.

Acer Predator Triton 500 (2020)

8

En 2020, Acer a décidé de ne pas bouleverser ses gammes de portables et les Predator Triton 500 '2020' ressemblent comme deux gouttes d'eau aux versions '2019'. On apprécie donc toujours autant le niveau de finition et le toucher du clavier, mais on regrette évidemment le manque d'accessibilité des composants ou l'autonomie un peu faible. On sera plus indulgents vis-à-vis des nuisances sonores du système de ventilation : il faut bien refroidir le CPU et le GPU qui ont été choisis pour qu'aucun jeu ne pose le moindre problème. Mission accomplie.

Les plus

  • Performances de premier plan
  • Écran de qualité, le 300 Hz en bonus
  • Clavier très agréable pour jouer et travailler
  • Design agréable, finitions de bon niveau

Les moins

  • Toujours délicat d'accéder à la RAM / au SSD
  • Rendu audio peu convaincant à fort volume
  • Ventilateurs particulièrement « sonores »
  • Autonomie un peu faible
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