VESA DSC : vers des écrans de qualité inégale avec la compression "visuellement" sans perte

23 avril 2014 à 14h49
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Le VESA a annoncé hier soir la finalisation du standard DSC 1.0, qui ouvre la voie à des écrans de définitions et de résolutions encore plus hautes en recourant à la compression.

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En collaboration avec la MIPI Alliance, son homologue dans le secteur de la mobilité, l'association des standards vidéo VESA a annoncé avoir ratifié le standard Display Stream Compression (DSC). Comme son nom l'indique, ce standard consiste à compresser le flux entre un appareil et son écran ou afficheur.

La bande passante à son apogée

Jusqu'à présent la bande passante des interfaces vidéo dépassait celle de toutes les autres interfaces, car les transmissions se faisaient sous forme brute et non compressée. À raison d'au moins 24 bits par pixel et de 60 rafraichissements par seconde, on atteint ainsi 3,5 Gb/s en Full HD et 14 Gb/s en Ultra HD 4K.

Le DisplayPort 1.2 actuellement en vigueur offre 21,6 Gb/s mais le futur 1.3 ne doublera pas la bande passante, comme c'était le cas jusqu'à présent, il plafonnera à 32,4 Gb/s. Au-delà on se heurte effectivement à plusieurs limites, sur le plan financier mais aussi en ressources et en énergie.

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Une compression « visuellement » sans perte

Pour transmettre de l'Ultra HD 8K à 60 Hz par exemple, qui réclamerait 56 Gb/s autrement, il faut donc recourir à la compression.

VESA a donc développé un nouveau codec adapté au temps réel et à la latence quasi nulle que réclament l'affichage, contrairement à des codecs populaires comme le JPEG ou l'AVC. En exploitant la répétition de certains motifs et de certaines couleurs, à l'échelle d'une ligne, ou l'absence de changement d'un rafraichissement à un autre, le codec promet une transmission « visuellement sans perte » avec une bande passante divisée par trois.

Malheureusement, si VESA précise « visuellement », c'est que le flux restitué à l'écran ne sera pas strictement identique au flux initial, sans qu'on sache vraiment dans quelle mesure. En outre les afficheurs pourront éluder l'un des trois algorithmes susmentionnés, pour réduire les coûts, ce qui réduira aussi l'efficacité et donc la fidélité. Le DSC introduira donc un critère supplémentaire, aussi complexe que déterminant, pouvant influencer la qualité d'un écran.

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Quoi qu'il en soit le DSC répond à la fois aux besoins de VESA pour les futurs écrans très hautes définitions des ordinateurs et assimilés, et à MIPI pour les écrans basse consommation des terminaux mobiles. Il est d'ailleurs disponible dès à présent pour les interfaces internes embedded DisplayPort 1.4 (eDP 1.4) et Display Serial Interface 1.2 (DSI 1.2). Il sera porté à l'interface externe DisplayPort 1.3, pour moniteurs et téléviseurs, dans un second temps.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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