Gérer les options de confidentialité de Facebook et Google +

20 avril 2012 à 16h55
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Introduction

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Qui aurait pu croire que Facebook et les réseaux sociaux en général prendraient un jour une telle ampleur ? Avec 845 millions d'utilisateurs, dont un demi-milliard qui utiliserait son service quotidiennement, Facebook est devenu l'un des piliers du Web. Bien au-delà de son site Internet et de ses applications mobiles, le réseau social est partout sur la toile à travers son système d'identification « Facebook Connect » qui permet de s'inscrire en un clic à une multitude de sites Internet, et ses fameux modules sociaux « J'aime » (Like) pour partager ses avis. En embuscade, son jeune, mais puissant concurrent Google+ compterait plus de 100 millions d'utilisateurs, seulement neuf mois après son lancement. Les deux géants du Web partagent le même appétit vorace pour la collecte des données personnelles, quitte à enfreindre les législations sur la protection des données personnelles. Mais les scandales à répétition et la mauvaise publicité les contraignent peu à peu à faire preuve, sinon de bonne volonté, de plus de transparence envers leurs utilisateurs.

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Depuis son lancement, Facebook a fait l'objet de nombreuses controverses concernant l'utilisation des données personnelles. Règles trompeuses, problèmes techniques et failles de sécurité à répétition, fuites et reventes des données, le réseau social se voit accusé en permanence (à tord ou à raison) d'user de tous les stratagèmes pour collecter et monnayer les informations de ses membres. Malgré les innombrables plaintes à son encontre, rien ne semblait pouvoir contraindre Facebook à modifier sa politique de confidentialité. Rien, sauf... Google. Après avoir essuyé trois échecs consécutifs dans le social (orkut, Wave, et Buzz), le moteur de recherche a persévéré en lançant au mois de juin dernier Google+ : un service très proche de Facebook (pour ne pas dire quasi identique), mais pourvu d'outils de gestion de contacts et de contrôle des publications bien plus simples et efficaces. Pour enfoncer le clou, Google a proposé d'emblée des règles de confidentialité beaucoup plus transparentes que celles de son concurrent.

Ce n'est donc peut-être pas le fruit du hasard si deux mois plus tard, Facebook a entrepris une refonte totale de ses paramètres de confidentialité qui ont été récemment déployés en Europe. Les utilisateurs peuvent désormais mieux contrôler leurs informations personnelles et définir qui peut voir leurs publications parmi leurs amis exactement... comme sur Google+.

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Après avoir donné le bon exemple (au moins pendant quelques mois), c'est au tour de Google de se retrouver dans la ligne de mire de la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et du Congrès américain. Le 1er mars dernier, le géant du Web a en effet mis en place de nouvelles règles de confidentialité qui suscitent de vives inquiétudes. Celles-ci lui permettent de regrouper et croiser les informations de ses utilisateurs issues de services jusqu'ici séparés, tels que YouTube, Maps, Gmail, Google+, etc. Un système quasi machiavélique qui va permettre à Google de profiler ses utilisateurs qui possèdent un compte avec une précision jamais atteinte.

La grande collecte

Lorsque vous ouvrez un compte sur un réseau social tel que Facebook ou Google +, vous êtes invités à indiquer un maximum d'informations pour créer votre profil : photo, nom, prénom, numéro de téléphone, date et lieu de naissance, adresse postale, sexe, situation amoureuse, votre parcours scolaire et professionnel, vos centres d'intérêt, etc. Comme indiqué sur la page de création de compte de Google+, vous pouvez partager un peu... ou beaucoup.

Mais ne vous y trompez pas, les deux services ne sont pas des philanthropes et mettent tout en œuvre pour tout savoir sur vous et votre entourage. Leur modèle économique repose essentiellement sur la collecte des données personnelles qu'ils monnayent à prix d'or auprès d'annonceurs, d'éditeurs d'applications, etc. Un échange de bons procédés en somme, mais le problème réside dans le fait que certaines données sont parfois collectées à votre insu, ou par des moyens détournés (applications, jeux, questionnaires, sondages, etc.). De plus, même pour les plus hautes autorités (souvent impuissantes et dépassées), il est extrêmement difficile de savoir à quelles fins seront véritablement utilisées les informations recueillies par les géants du Web. Fort de ce constat, il est impératif de prendre conscience de l'importance fondamentale de protéger sa vie privée sur les réseaux sociaux. Pour cela, il faut rester vigilant, avoir un peu de bon sens, se tenir informé des nouveautés, et surtout prendre le temps de bien régler ses paramètres de confidentialité.

Facebook et la politique de confidentialité

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On ne compte plus les renvois d'élèves, les licenciements, les divorces, voire parfois les drames survenus à cause de Facebook. Les réseaux sociaux font partie du domaine public, et à ce titre, tout ce que vous publiez dessus peut-être vu, utilisé, interprété... de différentes manières. Un directeur d'école, un employeur, un client, un conjoint, un collègue, tout le monde est susceptibles à un moment donné ou un autre de se renseigner sur vous en consultant votre compte Facebook. Mieux vaut donc redoubler de vigilance, car une photo ou une vidéo d'une soirée arrosée, un commentaire, ou même une simple mention « J'aime » peuvent un jour s'avérer problématiques.

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Des efforts perfectibles

Sous pression, Facebook a enfin amélioré sa politique de confidentialité : dorénavant, il est possible de gérer assez facilement ses listes d'amis, et de mieux contrôler ses informations personnelles. Si l'on ne peut que se féliciter de ces évolutions tant attendues, nous verrons qu'il subsiste encore de nombreuses zones d'ombre. Le réseau social est en effet encore loin de respecter les réglementations européennes en vigueur sur le respect de la vie privée (il continue de refuser, par exemple, de livrer certaines informations qu'il collecte aux utilisateurs qui le demandent). Si vous avez un doute sur l'importance de faire attention aux informations que vous ou vos proches publiez sur Facebook, installez cette petite application : celle-ci vous montre un exemple « très hollywoodien » des dangers qu'elles peuvent représenter entre de mauvaises mains. Alors convaincus ? Voyons comment régler au mieux les paramètres de confidentialité de Facebook.

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Vos informations personnelles et vos « amis »

Avant de publier certaines informations personnelles sur Facebook, posez-vous la question à savoir si cela est vraiment indispensable. Dans tous les cas, la firme de Palo Alto parviendra à glaner de nombreuses données sur vous, inutile de lui rendre la tâche « trop » facile. Il faut savoir que les seules informations requises pour ouvrir un compte Facebook se limitent à votre nom, votre adresse électronique, votre date de naissance, et votre sexe. Est-il vraiment nécessaire d'indiquer vos opinions politiques, vos croyances religieuses, votre situation amoureuse, votre numéro de téléphone, votre adresse exacte, etc. comme le service vous incite à le faire ?

Certaines informations personnelles (lieu de naissance, écoles, universités, clubs sportifs, entreprises, associations, etc.) peuvent à la rigueur permettre de vous retrouver plus facilement sur le réseau social. Mais là encore, il faut bien peser le pour et le contre et vous demander si vous souhaitez vraiment être « amis » avec tous vos anciens camarades de classe, vos anciens collègues, etc., et partager avec eux des éléments de votre vie privée (statut, photo, événements, etc). Ceux qui comptent et dont vous êtes réellement proches pourront de toute façon vous retrouver par le biais de vos connaissances communes ou en passant par le moteur de recherche de Facebook. Gardez à l'esprit que l'usurpation d'identité fait des ravages et que les réseaux sociaux sont évidemment le terrain de prédilection des cybercriminels. Par ailleurs, plus votre liste d'amis est conséquente, plus il devient difficile de contrôler l'accès à vos informations personnelles.

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Du mur au journal : contrôler l'affichage de votre profil

Depuis le 11 avril dernier, le Wall (mur) a cédé sa place à la Timeline (journal) que vous le vouliez ou non. Cette nouvelle plastique change complètement l'affichage de votre profil. Depuis votre inscription, toutes vos actions sont agencées de façon chronologique : les événements (anniversaire, mariage, voyage, etc.), les nouveaux amis, les publications de photos, tout y est. Il est même possible d'ajouter des informations à la date que vous souhaitez, et cela même avant votre inscription. Comme toujours, l'objectif de Facebook est de faire en sorte que les utilisateurs complètent volontairement ce que Mark Zuckerberg appelle « Le journal de votre vie » pour glaner encore un peu plus d'informations sur vous. Certaines marques et grands médias ont déjà complété leur page sur des dizaines d'années et les utilisateurs vont certainement suivre la tendance. Mais attention, si vous n'étiez pas informé de cette nouveauté, c'est un algorithme qui va gérer votre profil à votre place en agençant les événements qu'il considère comme les plus marquants de façon automatique.

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Afin d'éviter que des informations que vous souhaitiez oublier se retrouvent sur le devant de la scène, il convient de gérer vous-mêmes ce que vous voulez montrer ou pas. Pour « Mettre en avant », « Ne plus mettre en avant », « Modifier » ou « Retirer » des éléments, il suffit de survoler les encadrés concernés et cliquer sur l'icône de la petite étoile ou du crayon. Pour visualiser l'apparence publique de votre page, déroulez le menu à côté du bouton « Historique personnel », puis cliquez sur « Aperçu du profil en tant que... ». Cette fonction bien pratique permet de visualiser ce que tout le monde ou un ami en particulier (en saisissant son nom) peut voir en affichant votre profil.

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Utiliser le sélecteur d'audience

Par défaut, la plupart des paramètres importants sont placés en mode « Public », c'est-à-dire que tout le monde (y compris les personnes qui ne font pas partie de vos amis) peut accéder à l'ensemble de vos informations : statut, journal, photos, etc. Trop d'utilisateurs n'ont pas conscience de l'importance de verrouiller l'accès de son profil. Pour vous s'en rendre compte, il suffit de saisir le nom d'une personne ne faisant pas partie de vos amis dans le champ de recherche : dans la grande majorité des cas, vous pouvez accéder sans problème à l'ensemble de ses informations. On ne le répétera jamais assez, il est impératif de protéger ses données personnelles pour garder le contrôle de son identité et de sa réputation en ligne. Sans oublier de sensibiliser son entourage (en particulier les plus jeunes) sur les risques de s'exposer sur la toile.


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Si vous n'avez jamais fait un tour du côté des paramètres de confidentialité de Facebook, ou si vous n'y êtes pas allés depuis le déploiement des nouvelles règles, c'est le moment. Cliquez sur le menu déroulant « Accueil » puis sur « Paramètres de confidentialité ». Vous n'avez pas forcément envie de partager les mêmes informations avec tous vos amis enregistrés dans Facebook. Pour autoriser au cas par cas qui peut voir une publication, un commentaire, une photo, etc. il suffit de cliquer sur le menu déroulant qui se trouve sur la gauche du bouton « Publier » et de choisir parmi les options proposées : « Public », « Amis », « Moi uniquement », « Personnalisé », etc.

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Créer des listes d'amis

En réponse aux cercles de Google+, Facebook a amélioré la gestion des listes de contacts qui s'avérait particulièrement complexe. Le service a créé notamment des filtres capables de générer automatiquement des listes d'amis en fonction de critères tels que le travail, l'école, la famille, votre région, une école, une université ou une entreprise que vous avez indiquée. Avant de gérer les paramètres de confidentialité, il convient donc de prendre quelques minutes pour organiser vos listes. La façon la plus simple de gérer ou de créer ses listes d'amis est de se rendre sur la page de votre mur en cliquant sur le bouton « Accueil » puis sur « Amis » dans la colonne de gauche et enfin sur le lien « Plus » : toutes les listes intelligentes et préprogrammées s'affichent au centre de la page.


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Il est toujours possible d'en créer de nouvelles, ou bien de classer vos contacts parmi des listes préétablies par Facebook « Amis proches », « Connaissances », et « Restreint ». Bien utilisées, ces trois listes peuvent à elles seules déjà vous permettre de gérer parfaitement l'accès à vos publications comme celles diffusées sur votre flux d'actualité. À noter que les actualités des contacts de la liste « Amis proches » s'affichent en priorité, tandis que celles de « Connaissances » sont moins abondantes. Enfin, les contenus des personnes classées dans « Restreint » n'apparaissent pas dans votre flux, et ne voient que les informations que vous publiez en public sur votre mur. Cliquez sur celle de votre choix puis sur le bouton « Gérez la liste » pour ajouter ou enlever des contacts. Pour créer de nouvelles listes, cliquez à nouveau sur « Plus » dans la colonne de gauche puis sur « Créer une nouvelle liste ». Pour filtrer les publications que vous souhaitez voir sur votre fil d'actualité, cliquez sur l'une des listes.

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Malgré tout, la gestion des listes sur Facebook est loin d'être aussi intuitive que sur Google+. De nombreuses applications proposent de vous simplifier cette tâche. L'une des meilleures (non officielle) a été créée par une équipe d'ingénieurs de Facebook qui s'est amusée à copier les « Cercles » de Google+. Il faut se rendre sur le site créé pour l'occasion et cliquer sur le bouton « Login » pour connecter l'application à votre compte Facebook (vous devez l'autoriser à accéder à vos contacts). Une fois installée, elle permet de créer des listes d'amis en glissant vos contacts dans les cercles : elles apparaissent quelques minutes plus tard sur Facebook.

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Gérer vos paramètres de confidentialité

Ce menu ne doit pas être pris à la légère, car il permet de déterminer qui peut voir toutes les publications provenant d'applications ne disposant pas d'un sélecteur d'audience comme mentionné précédemment. C'est le cas lorsque vous utilisez l'application Facebook depuis un smartphone ou une tablette. Rendez-vous sur la page des réglages « Accueil/Paramètres de confidentialité » pour définir qui peut voir ce type de publication. Le menu « Contrôler les paramètres de confidentialité par défaut » propose trois options: « Public »(tout le monde, y compris les personnes ne faisant pas partie de vos contacts peuvent voir vos publications), « Amis », et « Personnalisé ». Si vous ne voulez pas que tous vos amis puissent avoir accès à toutes les publications envoyées depuis votre smartphone, il est préférable de choisir l'option « Personnalisé ». Celle-ci permet de choisir une ou plusieurs listes d'amis, vous uniquement, ou seulement quelques personnes. À noter que vous pourrez toujours modifier ou supprimer l'accès à vos publications à postériori.

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Après avoir sélectionné « Personnalisé », vous accédez au menu « Confidentialité personnalisée ». Pour choisir à qui montrer vos publications envoyées depuis une application tierce, cliquez sur le menu déroulant « Ces personnes ou listes » et saisissez tout simplement les premières lettres de leur nom dans le champ et sélectionnez-les, une à une.

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Qui peut prendre contact avec-vous ?

Ce menu (« Accueil/Paramètres de confidentialité/Prise de contact/Modifier les paramètres ») consiste à choisir qui peut vous contacter grâce à votre adresse email ou votre numéro de téléphone, et vous envoyer des invitations et des messages sur Facebook. Le premier critère concerne la fonction de recherche d'amis de Facebook : par défaut, tout le monde peut vous trouver avec votre adresse email ou votre numéro de téléphone (si toutefois vous l'aviez indiqué). En cliquant sur le premier menu déroulant, vous pouvez modifier ce paramètre en sélectionnant « Amis » ou « Amis et leurs amis ».
Inutile à priori de modifier les paramètres de la seconde option qui permet simplement à des personnes de vous envoyer des invitations, que vous pourrez toujours refuser le moment venu. Pour finir, tous les utilisateurs de Facebook peuvent par défaut vous envoyer un message. Si vous sélectionnez « Amis » vous ne recevrez que les messages en provenance de vos contacts, les autres recevront un message d'échec. Vous pouvez également accepter de recevoir des messages des amis de vos contacts en cliquant sur « Amis et leurs amis ».

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Journal et identification

Toujours dans le menu des « Paramètres de confidentialité », l'option « Journal et identification » concerne la visibilité de vos publications et de votre journal. De quoi éviter quelques mauvaises surprises qui pouvaient survenir auparavant sur votre compte Facebook. Ce menu permet en effet de contrôler vos identifications, c'est-à-dire refuser ou accepter lorsque l'un de vos amis bienveillants (ou pas) décide de vous taguer dans un statut, une photo ou dans « Lieu » (le système de géolocalisation de Facebook). Une fois configuré, vous pourrez contrôler ces publications... avant même qu'elles puissent être publiées ! Mais comme d'habitude, ces options importantes sont par défaut en mode « Off » : cela signifie que sans votre intervention, les tags de vos amis atterrissent sans problème dans votre flux d'actualité. De ce fait, il convient de régler chaque option, une à une, en cliquant sur « Modifier les paramètres » dans le menu « Journal et identification ».

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Seuls vos amis et vous pouvez publier par défaut des contenus - commentaires, photos, vidéos, géolocalisation - sur votre journal. Mais si vous souhaitez modifier cette option, cliquez sur le menu déroulant face à la première option « Qui peut publier sur votre mur » dans « Journal et identification ». Seulement deux choix s'offrent à vous : « Amis » ou « Personne ». En optant pour « Personne », l'option suivante (« Qui peut voir ce que d'autres personnes publient sur votre journal ? ») devient caduque. Si vous êtes curieux de nature, vous pouvez laisser par défaut sur « Amis », mais garder la main sur les éventuelles publications sur votre journal en cliquant sur « Moi uniquement » dans le menu déroulant suivant.

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Avec la nouvelle présentation autobiographique et forcément plus personnelle du nouveau « journal » (Timeline en anglais), il est regrettable que Facebook n'ait pas prévu une sélection plus fine permettant de choisir plus précisément qui peut publier dessus. Au pire, sachez que vous pouvez toujours supprimer n'importe quel contenu sur votre journal en le survolant avec votre pointeur et en cliquant sur l'icône en forme de « x » qui apparaît.

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L'un des aspects les plus vicieux de Facebook réside dans les photos et les géolocalisations surprises qui apparaissent sur votre mur sans que vous en ayez la moindre idée. À présent, vous pouvez contrôler ces publications pour qu'elles ne s'affichent pas sur votre mur, mais malheureusement elles pourront toujours s'afficher sur celui de vos amis... Gageons que Facebook autorise un contrôle total lors d'une prochaine mise à jour, mais en attendant, cela permet quand même dans certains cas de limiter les dégâts. Pour cela, cliquez sur « Off » dans « Examiner les publications... », puis sur « Activé » dans le menu déroulant de la fenêtre qui s'affiche. Sachez que les identifications faites par des personnes qui ne font pas partie de vos amis sont systématiquement soumises à votre approbation avant leur publication : un onglet « à vérifier » apparait sur votre journal. La question suivante qui s'affiche encore en anglais permet de choisir qui peut voir les publications dans lesquelles vous avez été tagué sur votre journal.

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Dans la même lignée que l'« Examen du journal », la quatrième option du menu « Journal et identification » offre la possibilité de contrôler les identifications que vos amis ajoutent sur vos propres publications. En activant le mode « On », vous pouvez garder la main sur toutes les identifications. Limitée, la toute dernière option permettant de voir les suggestions d'identification générées automatiquement par les algorithmes de Facebook ne peut être réglée que sur « Amis » (donc tous vos contacts Facebook), ou « Personne ».

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Les applications, les services et les sites Web

Chaque jour, les tentacules de Facebook s'étendent un peu plus sur le Web. L'objectif du réseau social est ni plus ni moins de devenir l'un des points d'entrée principaux du Web. Grâce à son immense popularité, et il faut le reconnaître, une capacité d'innovation hors du commun, un nombre infini de services, de sites, de médias, d'applications et de jeux fonctionnent de concert avec Facebook. C'est-à-dire qu'ils interagissent directement ou indirectement avec la plate-forme du réseau social via le bouton « J'aime », le service « Facebook Connect », et sous forme d'applications Web et mobiles. Lorsque vous cliquez sur le bouton « J'aime » sur un site, une mention apparaît en temps réel sur votre profil Facebook. Si vous vous connectez avec vos identifiants Facebook sur un service tiers, vous acceptez de partager sur le réseau social les contenus (morceaux de musique, vidéo, photo, articles, etc.) que vous consultez. Idem, lorsque vous installez une application mobile connectée à la plate-forme Facebook, cela sous-entend que vous acceptez de partager de nombreuses informations. Dans ce menu des paramètres de confidentialité, Facebook explique comment contrôler, un tant soit peu, les données que les services tiers peuvent avoir récoltées sur vous.

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Contrôler les autorisations

Cliquez sur « Modifier les paramètres » dans le menu « Applications, jeux et sites Web ». Sur la page suivante, vous pouvez voir la liste des applications associées à votre compte « Applications que vous utilisez ». Il est possible de supprimer complètement les applications, les jeux et les sites Web si vous le souhaitez. Sinon, vous pouvez cliquer sur « Modifier les paramètres » et choisir les informations que ces services peuvent obtenir, en dehors de celles de base : nom, prénom, photo de profil, sexe, liste d'amis, tranche d'âge, localisation, identifiant utilisateur, paramètres régionaux, et toutes les informations que vous avez rendues publiques sur votre compte. Certaines applications demandent l'accès à de nombreuses autres informations pour pouvoir fonctionner : date d'anniversaire, adresse email, mentions « J'aime », photos, informations partagées, situation amoureuse, etc. Vous pouvez évidemment refuser, mais dans ce cas, vous ne pourrez plus continuer à les utiliser. Ce n'est pas toujours le cas, certaines autorisations que vous avez accordées lors de l'installation d'une application ou d'un site Web - « Publier en mon nom », « Accéder à mes données en permanence », « Accéder à mes photos », « Accéder aux coordonnées de mes amis », etc.-, peuvent être supprimées via les paramètres de Facebook sans que cela vous empêche de continuer à les utiliser.

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Pour effectuer ces réglages, vous devez ouvrir chaque application une à une et voir ce qui peut être supprimé ou non. Seules les informations suivies d'une petite croix peuvent être enlevées. Cliquez sur le lien « Supprimer l'application » lorsque vous souhaitez la supprimer complètement. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, l'application « Fonebook » récolte une somme de données personnelles impressionnante qui dépasse de très loin celles dont elle a besoin pour fonctionner. Preuve, s'il en est besoin, que le modèle économique de la grande majorité des applications repose sur la collecte des données personnelles.

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Gérer les informations partagées

Vous ne le savez peut-être pas, mais vos amis qui utilisent les mêmes applications que vous peuvent partager vos informations. Pour contrôler l'accès à ces données, cliquez sur le bouton « Modifier les paramètres » sur la page « Applications, jeux et sites Web » : dans la fenêtre qui s'affiche, décochez tous les éléments que vous ne souhaitez pas partager.

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Personnalisation instantanée

L'avant-dernière option « Personnalisation instantanée » est à double tranchant. De quoi s'agit-il au juste ? Facebook a noué des partenariats avec des services et des sites célèbres - Bing, Pandora, TripAdvisor, Yelp, etc.- pour rendre votre expérience plus « sociale ». Une fois connecté avec vos identifiants Facebook, vous accédez par exemple aux avis publiés par vos amis sur TripAdvisor, à la musique qu'ils ont écoutée sur Pandora (pas disponible en France), ou encore les requêtes qu'ils ont effectuées sur Bing. Malgré son côté intrusif, ce service n'est pas dénué de sens. L'avis d'une personne que vous connaissez permet de vous faire une idée plus précise sur un sujet que celui d'un illustre inconnu.

En contrepartie, ce service permet aux partenaires de Facebook de récupérer et utiliser vos informations personnelles sur leurs sites Internet respectifs. Selon Facebook, ils ne peuvent utiliser que vos informations de base (nom, prénom, et photo de profil) et celles qui sont en mode « Public » sur votre profil. Vous pouvez désactiver cette fonction en décochant la case en pas de la page « Personnalisation instantanée ». Si vous n'avez jamais activé cette fonction sur un site, elle est indiquée comme non disponible sur votre compte.

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Recherche publique

Pour la dernière fonction « Recherche publique » du menu « Applications, jeux et sites Web », il s'agit simplement de choisir ou non si vous souhaitez qu'un aperçu de votre journal Facebook soit référencé par les moteurs de recherche publique. Si vous décochez la case, il faudra patienter un certain temps avant qu'il disparaisse totalement de tous les moteurs.

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Anciennes publications

Comme son nom l'indique, cette fonction des paramètres de confidentialité permet de gérer vos anciennes publications. Si vous êtes un utilisateur intensif et que vous êtes sur Facebook depuis plusieurs années, vous avez certainement encore beaucoup de publications publiques. Par le passé, les outils de Facebook n'offraient pas autant de liberté, et il fallait se retrousser les manches et se creuser sérieusement les méninges pour parvenir à contrôler l'accès à vos contenus. Sans compter les problèmes techniques : suite à une faille de sécurité, Mark Zuckerberg en personne a vu ses albums photos accessibles au public pendant plusieurs heures, c'est dire... Par prudence, vous pouvez limiter en quelques clics l'accès à votre ancien contenu uniquement à vos amis. Pour se faire, cliquez sur le lien « Gérez la visibilité des anciennes publications », puis sur « Limiter les anciennes publications » et enfin deux fois sur « Confirmer ». Comme nous l'avons vu précédemment, vous avez toujours la possibilité de modifier par la suite l'accès à chacune de vos publications (récentes ou anciennes) à l'aide du sélecteur d'audience.

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Bloquer des personnes et des applications

La dernière fonction « Personnes et applications bloquées » des paramètres de confidentialité n'est pas nouvelle. Elle permet de bloquer des personnes en indiquant leur nom et leur prénom : ces dernières ne pourront pas être amies ou communiquer avec vous via Facebook, à moins que vous utilisiez une même application ou que vous fassiez partie d'un même groupe. Les autres options permettent quant à elles de bloquer de la même manière les invitations à utiliser une application ou à participer à des événements. L'intérêt de la dernière option « Block apps » réside dans le fait de pouvoir empêcher une application que vous avez supprimée de continuer à vous envoyer des emails.

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Télécharger vos données

Au registre des nouveautés, Facebook a créé un outil permettant de créer une archive d'une partie des données que vous avez publiées et partagées sur le service. Jusqu'à présent, celle-ci contenait les photos et les vidéos, vos publications, vos messages, vos conversations instantanées, le nom de vos amis et leurs adresses électroniques (pour ceux qui l'autorisent dans leurs paramètres). À la suite d'une plainte déposée en Irlande par un collectif autrichien baptisé « Europe vs Facebook », le réseau social a déclaré qu'il allait autoriser peu à peu l'accès à de nouvelles catégories de données comme les adresses IP. Selon le collectif, Facebook ne donnerait accès qu'à trente-neuf catégories de données récoltées, alors qu'il y en aurait plus de quatre-vingts par utilisateur ! Si vous souhaitez télécharger une copie de vos informations stockées par Facebook, cliquez sur « Accueil/Paramètres du compte », puis sur le lien « Télécharger une copie de vos données Facebook ». Sélectionnez le lien « archive étendue », saisissez votre mot de passe dans la fenêtre qui s'affiche puis cliquez sur « Continuer ». Vous recevrez un email avec un lien pour récupérer une archive contenant au moins une partie de vos données.

A savoir : Comment récupérer son mot de passe Facebook ?

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Conclusion

La nouvelle politique de confidentialité de Facebook vous permet de mieux contrôler vos données personnelles et par conséquent votre vie privée. Encore faut-il prendre le temps de bien régler chaque paramètre et de ne pas hésiter à consulter le règlement de Facebook lorsque vous ne comprenez pas les tenants et les aboutissants d'une fonction. Prenez le temps de bien organiser vos listes d'amis, et n'acceptez pas les invitations de personnes que vous ne connaissez pas ! De même, il est très important de se tenir informé sur les actualités et les nouvelles fonctions déployées par Facebook et ses partenaires. N'acceptez pas sans prendre la peine de les lire, les conditions d'utilisation des applications et des sites Internet associés au réseau social. C'est par ce biais que vos données personnelles sont le plus exposées. Dans sa charte sur la confidentialité des données, Facebook met en garde les utilisateurs sur le fait que les sites Internet et les applications qui utilisent sa plate-forme sont créés et gérés par d'autres entreprises qui disposent de leur propre politique de confidentialité. Une porte ouverte à beaucoup d'abus...

Important, le réseau social a mis en place des règles spéciales pour les mineurs (les moins de 13 ans ne peuvent pas s'inscrire à moins d'une autorisation spécifique de leurs parents). Il existe également des protections renforcées pour les adolescents de 13 à 17 ans : leur profil et leurs publications n'apparaissent pas dans les recherches publiques et seuls leurs amis et leurs réseaux (école, club de sport, par exemple) peuvent communiquer avec eux. Des restrictions qu'ils n'ont malheureusement aucun mal à contourner en modifiant leur âge, ou en créant de faux comptes. D'où l'importance de sensibiliser votre entourage et en particulier les plus jeunes sur les précautions à prendre sur les réseaux sociaux.

Google+ et la politique de confidentialité

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Le moteur de recherche dispose enfin d'un réseau social digne de ce nom. Même si l'on peut reprocher à Google de s'être un peu trop inspiré de Facebook, il se présente aujourd'hui comme une véritable alternative. La stratégie de Google a été d'afficher plus de transparence sur le respect de la vie privée et le partage des informations que le réseau social de Mark Zuckerberg. Du moins jusqu'au lancement de ses nouvelles règles de confidentialité déployées le 1er mars dernier. Jusqu'à cette date, chaque service de Google -YouTube, Gmail, Maps, Google+, etc.-, disposait de ses propres règles. Dorénavant, l'ensemble de ces services est régi par la même charte, ce qui a entraîné la fusion en une seule de soixante règles de confidentialité. La firme assure et insiste sur le fait que la protection des données personnelles reste inchangée.

Preuve que le sujet est sensible, la firme a entrepris une campagne de notifications sans précédent dans son histoire pour expliquer aux utilisateurs le changement de sa politique de confidentialité. Elle comprend un site et une FAQ très complets. De plus, un email aurait été envoyé à l'ensemble des détenteurs de comptes Google (en ce qui nous concerne, nous ne l'avons pas reçu), et des bannières ont été affichées sur les pages d'accueil de ses services. Quoi qu'il en soit, l'utilisateur final n'a d'autres choix que de les accepter, ou d'utiliser uniquement les services qui ne nécessitent pas une identification, comme Maps ou YouTube.

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Les détails du contrat

Quel est le pourcentage d'utilisateurs qui prend le temps de lire des règles de confidentialité ? Selon un sondage réalisé par la Cnil en 2011, 71 % des personnes ne lisent pas les conditions d'utilisation des services et des applications qu'ils utilisent. Pour ce dossier, nous avons évidemment épluché ces nouvelles règles qui suscitent tant d'inquiétudes des autorités européennes et américaines responsables de la protection de la vie privée.

Sur la première page de cette nouvelle charte, deux paragraphes ont particulièrement retenu notre attention. Le premier, intitulé « Données relatives à l'appareil utilisé » précise que Google peut, par exemple, collecter des données relatives à l'appareil que vous utilisez telles que son système d'exploitation, le réseau mobile auquel il est relié, et votre numéro de téléphone. Toutes ces données peuvent être associées ensuite à votre compte Google. Le second paragraphe « Fichier journaux » est encore plus étonnant : il y est stipulé que Google peut automatiquement enregistrer sur ses serveurs des données relatives aux communications téléphoniques, comme votre numéro de téléphone, celui de l'appelant, les numéros de transfert, l'heure et la date des appels, leur durée, les données de routage des SMS et les types d'appels. Qui a parlé de Big Brother ?

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Pourquoi Google collecterait-il ce type de données ? Est-ce que cela concerne uniquement les terminaux Android, ou tous les téléphones mobiles ? Étant donné que rien n'est précisé à ce sujet, nous avons contacté Google pour tenter d'en savoir en plus. Dans un premier temps, un responsable de la communication de la filiale française nous a répondu que Google ne collecte pas de données sur les appels téléphoniques ou les SMS des utilisateurs des téléphones Android ou autres, et cela même si les utilisateurs sont connectés à leur compte. Puis, dans un second temps, on nous a expliqué qu'il s'agissait finalement d'une erreur, que ces données ne sont en fait collectées qu'avec les utilisateurs de Google Voice (un service permettant de téléphoner et d'envoyer des SMS gratuitement) qui n'est pas encore disponible dans notre pays. Suite à quoi on nous a remerciés d'avoir relevé cette erreur tout en nous assurant que Google France fera bientôt le nécessaire afin de notifier aux utilisateurs que ces règles ne s'appliquent pas dans l'hexagone.

Dernière précision de la filiale française, cette notification n'apparaîtra pas dans les règles de confidentialité, mais dans la FAQ (Foire Aux Questions) du service, car les filiales étrangères n'ont pas le droit de les modifier... Par curiosité, nous nous sommes quand même procuré les règles de confidentialité (les fameuses « Privacy Policy » en anglais) du site américain : les deux paragraphes sont identiques à la version française et il n'y est pas plus question de Google Voice. Des explications pour le moins hasardeuses d'autant plus que la firme a annoncé que ce service sera bientôt lancé en France. Si ces données sont bien récoltées uniquement en échange de ce service, Google aurait tout intérêt à le préciser clairement dans ses règles de confidentialité. En attendant, la seule solution pour se protéger de règles aussi permissives consiste à ne tout simplement pas vous identifier sur les applications mobiles de Google. Si vous possédez un smartphone Android, vous n'aurez évidemment plus accès à toutes les applications Google nécessitant une authentification...

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Premiers pas sur Google+

Comme avec Facebook, bien régler ses paramètres de confidentialité sur le réseau social de Google est très important. Étant donné que Google+ fait partie d'un ensemble de services interconnectés et régis par les mêmes règles, il convient de vérifier vos paramètres sur chacun d'entre eux. Les premiers pas pour créer votre profil sur Goolge+ sont plus ou moins les mêmes que sur Facebook, à la différence près que vous êtes obligés d'ouvrir une adresse Gmail. Pour le reste, les informations requises sont assez succinctes : nom, prénom, adresse Gmail, date de naissance, sexe, numéro de téléphone mobile (non obligatoire), et pays. Si ce n'est pas déjà fait, vous êtes invité ensuite à télécharger une photo de profil qui sera utilisée sur tous les services de Google. Classique, l'étape suivante consiste à rechercher des amis en scannant les carnets d'adresses de vos messageries (Yahoo!, Hotmail, etc.), ou en saisissant (si vous le souhaitez) le nom d'une école, d'une université, d'une entreprise, etc.

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Le menu « Profil » situé sur le bandeau à gauche de la page permet de vous présenter très largement sur le réseau social. L'onglet « Bio » comprend en effet de nombreux champs à remplir : « Description », « Présentation », « Profession », « Emplois », « Formations », etc. À vous de voir ce que vous voulez partager ou non. Il est possible de définir qui peut voir chaque information en cliquant sur le menu déroulant attenant à chaque catégorie : « Cercles étendus » (vos cercles et ceux de vos amis), « En mode public », « Vos cercles », « Vous uniquement », et « Personnalisé » (permet de choisir un ou plusieurs contacts en particulier, par exemple).

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Si vous avez déjà un compte Gmail, vous aurez en principe la surprise de découvrir un encadré intitulé « Coordonnées issues de Google Contacts » (en bas de la page) avec vos coordonnées : email, numéro de téléphone, adresse personnelle et professionnelle, etc. Pas de panique, ces informations ne sont visibles que par vous, mais elles démontrent l'efficacité redoutable avec laquelle Google est capable de recouper vos informations personnelles. Toujours dans la page « Profil », vous avez la possibilité de gérer vos photos, vos vidéos, et les contenus partagés par le biais du module social de Google « +1 ». Le choix est simple : si vous décochez la première case (identique aux trois onglets), vos photos, vos vidéos et vos mentions « +1 » ne s'affichent pas sur votre profil.

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L'onglet « Photos » dans la page « Profil » dispose quant à lui de deux autres réglages pas très explicites, mais importants : « Autoriser le téléchargement de mes photos » et « Afficher les informations de géolocalisation... ». Le premier choix permet d'autoriser ou d'empêcher vos amis de vous taguer sur des photos. Par défaut, tous vos
« Cercles », et donc tous vos contacts peuvent vous taguer. Il est possible de définir quels utilisateurs ou quels cercles peuvent le faire en saisissant leur nom dans le champ prévu à cet effet. Enfin, le dernier choix qui n'est pas activé par défaut permet d'autoriser ou non la géolocalisation des albums et des photos que vous importez sur Google+.

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Par défaut, votre profil apparait sur les résultats de recherche de Google et dans ceux des autres moteurs de recherche : Yahoo!, Bing, etc. Certaines informations sont obligatoirement visibles par tout le monde, c'est le cas de votre nom, votre sexe, votre photo de profil, et la description de vous, si toutefois vous la complétez. Le service propose néanmoins une solution pour empêcher l'indexation de votre profil sur tous les moteurs de recherche.

Pour cela, cliquez sur le bouton « Modifier mon profil » puis sur « Visibilité » dans l'onglet « Bio ». Décochez la case « Aider les autres moteurs à trouver mon profil dans les résultats de recherche » (un laps de temps plus ou moins long est nécessaire pour que le profil soit totalement effacé des caches des moteurs). Si vous possédez un compte Google+ depuis plusieurs mois ou plusieurs semaines, il y a de grandes chances que des informations publiques de votre profil apparaissent sur des sites Web, et des blogs qui ont enregistré votre URL. Dans ce cas de figure, il devient presque impossible de les récupérer ou de les effacer.

Comme sur Facebook, une option permet de voir comment apparaît votre profil en mode public ou privé. En haut à droite de la page de modification du profil, cliquez sur le bouton « Profil vu par... » : sélectionnez « En mode public » ou saisissez un ou plusieurs noms de votre choix pour voir ce que cela donne.

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Gérer vos Cercles

L'interface et l'ergonomie de Google+ font partie de ses points forts, mais son principal atout réside dans la conception de ses fameux « Cercles ». Cette fonction centrale du réseau social permet de classer vos contacts avec beaucoup de facilité et de précision en les glissant/déposant dans des cercles prédéfinis
(« Amis », « Famille », « Connaissance », « Suivi », etc.) ou ceux que vous avez créés. Ce système offre la possibilité de maîtriser totalement l'accès à vos publications, vos photos, etc.

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Cliquez sur « Cercles » dans la colonne de gauche pour organiser vos groupes de contacts. Pour définir avec qui vous souhaitez partager un cercle, cliquez dessus puis sur la petite icône du milieu qui apparaît. Dans la petite fenêtre, cliquez dans le champ « +Ajoutez des contacts » pour déployer le menu déroulant et choisissez l'option que vous souhaitez. Par défaut, les informations que vous partagez dans un « Cercle » (Professionnel, par exemple) sont visibles que par les personnes que vous avez insérées dedans. Quant à vous, vous pouvez voir uniquement les publications des personnes qui vous ont également ajouté à leurs cercles. Exemple : vous pouvez ajouter Mark Zuckerberg (très populaire sur Google+) ou Larry Page et ne pas avoir accès pour autant à leurs publications. Un système qui rappelle évidemment Twitter et qui a été repris également par Facebook avec ses abonnements. À noter que les noms de vos cercles ne sont pas visibles par les autres membres, même si vous les avez mis en « Mode public » : ils peuvent voir uniquement que vous les avez ajoutés dans un cercle et le nom des autres membres qui en font partie.

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Protéger votre liste de contacts

Qui peut voir vos contacts ? Par défaut et malheureusement sans surprise, tous les internautes... Détail qui fâche, ce paramètre important n'est vraiment pas facile à dénicher. Pour y accéder, cliquez sur la photo de votre profil à l'extrémité droite de la page d'accueil de Google+ puis sur le lien
« Confidentialité ». Sur la page suivante, cliquez sur « Modifier la visibilité sur le réseau ». Sur la droite de la page de votre profil modifiable (un bandeau bleu apparaît en haut de la page), sélectionnez la petite icône en forme de cercle à droite de « Dans vos cercles ». Dans la petite fenêtre qui s'ouvre, la première option permet de choisir si vous souhaitez afficher ou non les contacts de tel ou tel cercles. Si vous voulez qu'ils soient visibles, prenez soin de cocher ensuite "Vos cercles" pour limiter l'accès à vos contacts. Si Google+ veut vraiment se démarquer de Facebook, c'est vraiment le type de réglage qui devrait être clairement mis en avant et surtout ne pas être placé par défaut en mode public...

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Interactions et notifications

Sur la page d'accueil de Google+, cliquez sur l'icône de la petite roue crantée puis sur « Paramètres ». Sur la page qui s'ouvre, vous pouvez définir via les menus déroulants qui peut vous envoyer des notifications, laisser des commentaires sur vos posts publics, etc. Ensuite, vous avez la possibilité de définir toutes les notifications de Google+ qui sont envoyées automatiquement par email sur votre messagerie Gmail, et par SMS si vous avez indiqué plus haut votre numéro de téléphone via l'option « Ajouter un numéro de téléphone ». Si vous avez de nombreux amis sur Google+, mieux vaut ne cocher que les cases que vous jugez importantes pour éviter d'être spammé : « Me cite dans un post », « Commente l'un de mes posts », « Me tague sur une photo », « Ajoute un tag à l'une de mes photos », « Démarre une conversation avec moi », par exemple.

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Visibilité de vos publications

Les contenus que vous postez dans le « Flux » (équivalent du « Fil d'actualité » de Facebook) et accessibles via le menu « Accueil » sont par défaut « En mode public ». C'est-à-dire que tout le monde peut les voir, y compris les personnes qui ne font pas partie de vos contacts. Par ailleurs, ils peuvent également apparaître dans le moteur de recherche de Google. Mais tout ceci est contrôlable, à condition d'y penser avant de cliquer sur « Partager ». Comme pour le partage des cercles, un menu déroulant permet de sélectionner un ou plusieurs cercles, une ou plusieurs personnes, etc.

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Mais attention, n'oubliez pas que vos posts peuvent être transférés par vos destinataires. Imaginons par exemple que dans l'une de vos publications, vous parliez de quelqu'un (un ami, ou une autre personne) et que le message est ensuite partagé avec elle. La personne peut alors avoir accès au post, et cela même si à l'origine, elle ne faisait pas partie des destinataires. Pour éviter d'éventuelles complications, cliquez sur le menu déroulant (à droite du champ des destinataires) et sélectionnez « Verrouiller ce post » : personne ne peut plus faire suivre votre post. Par ailleurs, il est toujours possible de modifier, supprimer, ou encore verrouiller le partage d'un post après sa publication.

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Bloquer une personne

Il est possible de bloquer une personne que vous avez ajoutée sans que celle-ci soit prévenue. Elle pourra toutefois s'en rendre compte, car elle ne pourra plus ajouter des commentaires sur vos contenus. Pour cela, il suffit de cliquer une première fois sur son nom dans le cercle où vous l'avez mise puis à nouveau sur le petit encadré qui apparaît en haut de la page avec sa photo. Une fois arrivé sur son profil, cliquez sur le lien « Bloquer... » qui se trouve en bas à droite de la page et enfin sur le bouton « Bloquer cette personne ». En cas de regret, vous pourrez toujours la débloquer par la suite.

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Régler le partage de vos photos

La partie photo de Google+ se révèle assez remarquable, mais il faut faire attention à ne pas partager involontairement vos photos privées, à fortiori si vous possédez un compte Picasa (le service de partage de photos en ligne de Goolge). Vos albums sont en effet automatiquement importés de Picasa dans le menu « Photo » de Google+. Fort heureusement, les options de partage définies dans Picasa sont respectées. Pas de risque donc de retrouver en mode public un album dont vous aviez limité l'accès. Mais à présent, vous avez la possibilité de définir qui peut les visualiser parmi vos différents cercles ou les personnes de votre choix en cliquant sur un album puis sur le lien à côté de « Visible par ».

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Toujours dans la rubrique « Photos », les onglets « Photos de vous » (à ne pas confondre avec celles enregistrées pour votre profil) et « Photos de vos posts ». La méthode de partage est la même sauf qu'il faut cliquer sur les photos une à une pour accéder aux réglages puis à nouveau sur le lien « Visible par ». Le bouton vert « Partager » permet de partager un album avec vos cercles ou vos contacts : il est alors automatiquement publié dans leur « Flux ». Pour finir, l'onglet « Photos de votre mobile » permet de partager des photos via l'application mobile de Google+ (disponible pour Android et iOS uniquement). Lorsque que vous publiez une photo depuis votre terminal mobile, vous pouvez sélectionner d'un tapotement de doigt avec quels « Cercles » vous souhaitez la partager. Par ailleurs, vous pouvez profiter de la fonction « Instant Upload » qui permet de sauvegarder automatiquement toutes les photos et les vidéos de votre terminal mobile sur votre compte. Par défaut (pour une fois !), vous seul avez accès à ces photos tant que vous ne les postez ou ne les partagez pas.

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Services associés

Comparativement à Facebook, il y a peu de services, d'applications et de sites Internet connectés à Google+. En dehors des nombreux jeux accessibles via un menu dédié (« Jeux ») sur la colonne de gauche de sa page d'accueil, la plupart sont connectés à d'autres applications de Google : Agenda, Contacts, Reader, Picasa, YouTube, etc. Pour visualiser et gérer les accès, cliquez sur votre photo de profil en haut à droite de la page d'accueil puis sur le lien « Paramètres du compte » ou ici. Sélectionnez « Modifier » face à « Autorisation des applications et des sites » pour retirer ou non les droits d'accès accordés.

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Droits d'accès des jeux

Lorsque vous voulez jouer à un jeu sur Google+, vous devez autoriser l'éditeur à utiliser certaines informations. La grande majorité des éditeurs demandent l'autorisation d'afficher votre adresse email, les contacts de vos «cercles en fonction de vos interactions avec eux, et de savoir qui vous êtes sur Google. Cette dernière mention « Savoir qui vous êtes sur Google » signifie qu'ils peuvent utiliser les informations de votre profil public Google. Étant donné que chaque éditeur dispose de ses propres règles de confidentialité (la plupart sont rédigées en anglais), veillez à ce qu'aucune information sensible n'apparaisse en mode public sur votre profil Google. Avant d'installer des jeux, cliquez sur votre photo de profil, puis sur « Confidentialité et « Modifier la visibilité de votre profil » afin de vérifier. Bien paramétré, ce dernier peut inclure au minimum votre nom et votre photo.

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Protéger et contrôler vos données personnelles

Un tableau de bord (Google Dashboard) permet justement de vérifier l'ensemble des services liés à votre compte ainsi que les données collectées. Sur la page des « Paramètres de confidentialité», cliquez sur « Produits » puis sur « Google Dashboard » : vous devez saisir votre mot de passe même si vous êtes déjà connecté à votre compte pour accéder au service. Vous pouvez visualiser tous les services Google que vous utilisez, y compris Android. Parmi les options intéressantes, il est possible de supprimer votre historique Web : requêtes, recherche d'images, les actualités consultées, les vidéos, les cartes, les blogs ou encore les livres. Vous pouvez également gérer les paramètres de partage, l'historique et les recherches de YouTube. Cet outil est pratique pour voir toutes les données collectées par Google. Par contre, la plupart des liens pour modifier les options vous renvoient dans les paramètres de chaque service, ce qui peut prendre un temps fou et en décourager plus d'un.

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Libération des données

Copié par Facebook, cette option permet de télécharger l'ensemble des données enregistrées sur votre compte Google. Avec YouTube, Google Musique, Picasa, cela peut prendre beaucoup de temps et d'espace. Mais vous n'êtes pas obligés de tout télécharger : vous pouvez sélectionner les services de votre choix. Pour ce faire, rendez-vous sur la page des paramètres de votre compte, cliquez sur « Libération des données » puis sur le bouton « Téléchargez vos données ». Par défaut, Google affiche seulement quelques services : cliquez sur « Sélection des services » puis « Tous les services » pour les voir tous.
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Conclusion

La firme de Mountain View a créé un réseau social plutôt convivial et assez simple à appréhender. À mi-chemin entre Facebook et Twitter, il se présente comme une bonne alternative à condition toutefois que sa fréquentation augmente et que Google dynamise son réseau social. Selon une étude de ComScore du mois de janvier dernier, les utilisateurs de Google+ ont passé en moyenne seulement 3, 3 minutes dans le mois sur le réseau contre... 6 h 45 sur Facebook !

Pour en savoir un peu plus sur la façon dont Google+ est perçu et utilisé, nous avons interrogé quelques personnes de notre entourage. La plupart d'entre elles nous ont dit, soit ne pas avoir de compte, soit en avoir créé un en plus de leur compte Facebook, ou parce qu'elles utilisaient d'autres produits de Google. La majorité de celles qui possèdent un compte nous a dit qu'elles appréciaient son ergonomie et son interface, mais qu'elles n'y passaient pas beaucoup de temps, car elles y ont peu d'amis ou peu d'intérêt. Seules deux personnes plus à l'aise avec les technologies se sont montrées plus optimistes en soulignant la qualité des fonctions de partage, et de celles de la partie photo, entre autres. En ce qui concerne la protection de leurs données personnelles, elles ont répondu à l'unanimité avoir plus confiance en Google qu'en Facebook.

Conclusion

Paramétrer parfaitement les règles de confidentialité ne suffit pas. Comme l'a démontré maintes fois Facebook et plus récemment Google, les deux entreprises peuvent changer de politique du jour au lendemain, prétexter un problème technique, et voilà que vos informations privées se retrouvent accessibles au plus grand nombre. Le meilleur conseil est finalement de rester prudent et de ne jamais publier des informations, des commentaires, des photos, ou quoi que ce soit susceptible de vous porter préjudice. Et surtout, prendre le temps de lire les conditions d'utilisation des applications et des services tiers avant de les installer, en particulier sur les terminaux mobiles.

Certaines applications mobiles demandent le strict minimum d'informations pour fonctionner, mais d'autres n'hésitent pas à transgresser toutes les règles sur le droit à la vie privée pour recueillir vos données personnelles. La plupart d'entre elles sont en apparence gratuites, mais en réalité vous les payez avec vos informations personnelles... Entre le carnet d'adresses, les SMS, les photos et les vidéos personnelles, les notes, les emails, les données de géolocalisation, etc. les smartphones représentent une véritable mine d'or pour la vente de publicités ciblées. Au mois de février dernier, Facebook a d'ailleurs été accusé par le journal anglais le Sunday Times de lire les SMS des utilisateurs de son application mobile sur Android. Le réseau social a reconnu les faits en prétextant qu'il effectuait des tests pour de futurs services. De son côté, Google écrit noir sur blanc dans ses règles de confidentialité qu'il collecte des données relatives aux communications téléphoniques, sans préciser de quelle manière et dans quel contexte... Pas de quoi faire taire les polémiques et rassurer les utilisateurs.

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Pour l'heure, Google + est loin d'inquiéter Facebook qui a totalisé 7 milliards de visites au mois de mars, contre seulement 61 millions pour Google+ (source : Experian Hitwise). Malgré la multiplication des campagnes d'information sur les problèmes liés à l'identité numérique et la protection des données personnelles sur Internet, environ 70 % des utilisateurs de Facebook et d'autres réseaux sociaux ne règlent pas les paramètres de confidentialité et ne lisent pas les demandes d'autorisation d'accès des services tiers ! Un comportement à risques qu'il faut à tout prix éviter par les temps qui courent...
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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