Test Seagate FireCuda 530 : le SSD rapide et endurant, mais onéreux

Nerces
Spécialiste Hardware et Gaming
31 août 2021 à 12h24
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Seagate FireCuda 530 © Seagate
© Seagate

Seagate profite de la rentrée pour nous proposer un rafraîchissement de sa gamme de SSD. Il s’agit notamment de remettre au goût du jour le plus haut de gamme de ses produits « grand public » avec un petit nouveau pour remplacer le FireCuda 520. Bon, côté nomenclature, on ne s’est pas creusé la tête bien longtemps chez l’Américain : ce sera FireCuda 530.

Seagate FireCuda 530
  • Débits de premier plan
  • Endurance en écriture élevée
  • Garantie de 5 ans
  • Logiciel qui assure l'essentiel
  • Aussi vendu avec dissipateur
  • Tarification élevée
  • Logiciel compagnon terne

Pendant des années, Seagate a pu donner l’impression de complètement louper le coche avec l’émergence du SSD. Le fabricant a comme qui dirait pris le train en marche, mais il semble aujourd’hui plus en phase avec ses concurrents et même si son modèle PCIe Gen 4 4x est un peu en décalage avec ses principaux concurrents, il n’a rien à leur envier… au moins sur le papier.

Seagate FireCuda 530 © Nerces
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Fiche technique du Seagate FireCuda 530

Notez bien que comme peuvent le faire certains concurrents, Seagate dispose de multiples versions de son FireCuda 530 à commencer par des modules équipés de dissipateurs thermiques et d’autres qui en sont dépourvus. C’est cette dernière version que nous avons entre les mains et nous y reviendrons, mais pour évaluer ses performances thermiques, nous lui avons ajouté un dissipateur MC1 signé be quiet !

Le Seagate FireCuda 530, c’est :

  • Format : NVMe M.2 2280
  • Interface : PCIe NVMe Gen 4 4x
  • Contrôleur : Phison PS5018-E18
  • Puces mémoire : Micro 3D TLC NAND 176 couches
  • Capacité : 512 Go, 1 To, 2 To ou 4 To
  • Endurance annoncée en écriture : 640 To (version 512 Go), 1 275 To (version 1 To), 2 550 To (version 2 To) et 5 100 To (version 4 To)
  • Débits annoncés en lecture séquentielle : jusqu’à 7 Go/s (version 512 Go) ou 7,3 Go/s (toutes les autres versions)
  • Débits annoncés en écriture séquentielle : jusqu’à 3 Go/s (version 512 Go), 6 Go/s (version 1 To) et 6,9 Go/s (versions 2 To ou 4 To)
  • Dimensions : 22 x 80 x 3,6 mm
  • Température opérationnelle : entre 0°C et 70°C
  • Logiciel : SeaTools pour Windows
  • Prise en charge du Trim : oui
  • Garantie : 5 ans
  • Prix et disponibilité : déjà disponible, à 149 € (version 512 Go), 269€ (version 1 To), 379 € (version 2 To) et 899€ (version 4 To)

Contrairement à beaucoup d’autres modèles très haut de gamme, Seagate ne fait pas l’impasse sur une version grande capacité de son nouveau bébé. Problème, alors que la version 512 Go est déjà facturée 149 euros, le FireCuda 530 de 4 To est commercialisé au strict minimum à 899 € et encore, nous ne l’avons vu à ce prix là qu’une seule fois… peut-être bien une erreur « d’étiquetage ». Nul doute qu’à peu près tout le monde aura plutôt tendance à viser plus « modeste ».

Seagate FireCuda 530 © Nerces
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Un SSD double-face et bien « rempli »

Puisqu’il n’est livré avec un aucun dissipateur thermique comme cela peut-être le cas sur les modèles signés Corsair, il n’est théoriquement pas difficile de voir le PCB du FireCuda 530. En réalité comme de nombreux autres concurrents, Seagate l’affuble d’autocollants thermiques que nous ne retirons que partiellement afin de voir les composants embarqués et de pouvoir, ensuite, les replacer « comme si de rien n’était ». Pas très pratique, mais bon, au moins nous parvenons à nos fins sans risquer de détériorer du matériel de prêt.

Même sans retirer les autocollants, nous remarquons que Seagate a opté pour un design exploitant les deux faces du PCB avec des puces mémoires également réparties d’un côté et de l’autre. Il s’agit pour l’occasion de composants signés Micron : de la NAND TLC 3D 176 couches, pour ainsi dire ce qu’il y a de plus moderne actuellement sur le marché. Ces puces mémoires varient en nombre et en densité en fonction du modèle de SSD retenu, bien sûr. Elles sont accompagnées par deux puces de cache DRAM DDR4 pour un total très classique de 2 Go.

Seagate FireCuda 530 © Nerces
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Comme toujours, ce cache n’est pas là pour soutenir les puces de NAND TLC, mais bien pour épauler le contrôleur dans sa tâche. Ce contrôleur est – cela ne surprendra aucun de nos lecteurs habitués aux tests de SSD – l’inévitable Phison PS5018-E18. Il est d’ailleurs amusant de voir que Seagate a rebdagé la puce à son nom, mais ne cache nullement l’utilisation de ce Phison : c’est inscrit noir sur blanc sur la fiche technique du SSD. Pas grand-chose d’autre à signaler dans la conception de ce SSD somme toute très classique.

On précisera tout de même que comme dans 99,99% des SSD passés entre nos mains sur Clubic, il s’agit d’un modèle au format M.2-2280. Ces valeurs permettent de déterminer la longueur et la largeur du SSD. Cette dernière, 22 millimètres, est un standard absolu. En revanche, la longueur peut atteindre 110 mm, mais ce n’est pour ainsi dire jamais le cas : le FireCuda 530 est en 80 mm. Rappelons enfin que Seagate distribue une version un peu plus chère de son SSD avec un dissipateur thermique élaboré conjointement avec EK, mais nous n’avons pas pu en bénéficier pour ce test.

Seagate FireCuda 530 © Seagate
Dans sa version avec dissipateur thermique signé EK © Seagate

Débits en lecture / écriture et échauffement

Configuration de test

  • Carte-mère Asus Z590-E Gaming WiFi
  • Processeur Intel Core i9-11700K
  • Mémoire Corsair Dominator Platinum RGB 32 Go DDR4 4000 CL19
  • Carte graphique Asus TUF RTX 3080 Gaming OC
  • SSD système Sabrent Rocket 4.0 2 To
  • Refroidissement Corsair iCUE H150i RGB Pro XT 360mm
  • Refroidisseur SSD be quiet! MC1

Nous venons de le spécifier, pour assurer un bon refroidissement à notre SSD, nous avons employé un petit modèle de chez be quiet!. L’idée est d’avoir de voir ce qu’il donne, mais aussi d’essayer de garder une configuration sensiblement identique en fonction des tests. Notez que, sur le papier, ce dissipateur aura fort à faire : le FireCuda 530 est présenté comme une fusée.

Seagate FireCuda 530 © Nerces
Débits mesurés avec ATTO Disk Benchmark © Nerces

ATTO Disk Benchmark et sa capacité à présenter des résultats concernant aussi bien les petits que les grands fichiers constituent comme toujours notre premier test. Si on peut effectivement parler de fusée pour les résultats « petits fichiers » du FireCuda 530, il n’est toutefois pas le plus rapide, notamment dépassé par le tout récent MSI Spartium M480, certes d’un cheveu.

Par la suite, le FireCuda 530 est encore un peu plus à son et ne se laisse déborder que par le Rocket 4 Plus de chez Sabrent, le meilleur de sa catégorie sur ces tests très précis de lecture via ATTO Disk Benchmark. Notre FireCuda 530 lui est d’ailleurs légèrement supérieur dès lors que l’on aborde les tests en écriture : il est ici notre nouveau roi.

Seagate FireCuda 530 © Nerces
Débits mesurés avec CrystalDiskMark © Nerces

Enchaînons sans plus attendre avec CrystalDiskMark qui confirme peu ou prou ce que nous évoquions précédemment. Le FireCuda 530 est toutefois un peu moins à son aise et parmi les meilleurs SSD passés entre nos mains, il est l’un des rares à ne pas pouvoir dépasser les 7 Go/s : rien de grave cependant, il flirte vraiment avec ce seuil.

En lecture / écriture aléatoire, c’est en revanche l’un des meilleurs, se classant premier en lecture et plus ou moins second ex aequo en écriture. Cela dit, nos benchs viennent surtout confirmer les débits hallucinants obtenus par ces SSD NVMe PCIe Gen 4 4x.

Seagate FireCuda 530 © Nerces
Débits observés en écriture sur une copie « simple » via Windows 10 © Nerces

Hélas, comme souvent ces débits, nous ne les retrouvons pas vraiment en usage « traditionnel ». Tant que de nouvelles interfaces logicielles ne seront pas arrivées, il faudra se contenter d’usages ultra spécifiques pour exploiter au mieux ces unités. Notons que comme le souligne Seagate : l’intégration à une PlayStation 5 peut en être un puisqu’il faut un disque Gen 4 4x pour exploiter le port M.2 de la console de Sony .

Vous le savez, nous vous proposons toujours une petite « vérification » des performances de nos SSD en copie de fichiers sous Windows 10. Nous utilisons le même énorme (plus de 200 Go) fichier et le FireCuda 530 n’a pas à rougir de la comparaison. En copie de fichier, il flirte avec les 3,3 Go/s et si en écriture c'est logiquement un peu moins bon, ça reste de très haut niveau. Les 2,2 Go/s observés en début de test sont excellents et, mieux, ils ont surtout le bon goût de se maintenir tout au long du test : la gestion du cache en écriture ne semble pas devoir être prise en défaut.

Seagate FireCuda 530 © Nerces
Test d'écriture sur la totalité du SSD avec AIDA64 © Nerces

Une gestion du cache que nous avons bien sûr souhaité vérifier avec AIDA64 et son intraitable test d’écriture sur la totalité de la surface du disque. Sur les premiers 35%, rien à redire et nous flirtons alors avec les 5 Go/s en écriture. Hélas, ensuite, c’est bien moins convaincant avec une stabilisation très basse entre 250 et 550 Mo/s. Heureusement, comme nous le soulignons à chaque fois, ce test est une torture pour les SSD, mais l’information reste intéressante.

Seagate FireCuda 530 © Nerces

SSD PCIe Gen 4 4x, le FireCuda 530 est logiquement une unité qui chauffe, qui chauffe même beaucoup. Sans aucun refroidisseur, le SSD dépasse aisément les 75°C et la température continuait à monter. Nous avons donc installé notre dissipateur be quiet! afin de calmer un peu le jeu. Mission parfaitement réussie, même si la chose est moins efficace que le plus gros – et logiquement plus costaud – dissipateur installé d’office par MSI sur son Spartium M480. Au moins, ainsi équipé, notre FireCuda 530 ne risque plus le throttling.

Seagate FireCuda 530 © Nerces
Un logiciel compagnon pas très engageant © Nerces

Terminons notre test par l’inévitable petit tour du côté du logiciel compagnon. On ne peut pas dire que Seagate fasse particulièrement de publicité autour du SeaTools pour Windows et à l’installation, on comprend pourquoi : le logiciel n’est ni très pratique ni très esthétique.

Au moins, il a le bon goût d’offrir des services de tests de performance, de tests de santé, de récupération de données et de mise à jour du micrologiciel. Reste que l'ensemble est terriblement désuet : et si on embauchait un graphiste chez Seagate ?

Seagate FireCuda 530 © Nerces
Affublé de notre refroidisseur be quiet! © Nerces

Seagate FireCuda 530 : l’avis de Clubic

Il y a peu, nous avions loué les performances du MSI Spartium M480 tout en critiquant une tarification pour le moins décourageante. Nous pourrions faire plus ou moins de même avec le Seagate FireCuda 530 qui dispose de performances sensiblement de même niveau, mais fait l’impasse sur le dissipateur thermique livré de base par MSI.

Est-ce pour autant suffisant pour l’emporter sur Seagate ? Oui et non. Oui, si l’endurance du SSD n’est pas plus un problème que ça pour vous. Non, si cette donnée est importante, car Seagate fait ici pratiquement deux fois mieux que son concurrent direct ! Il fait d'ailleurs mieux que Western Digital et se situe au niveau des meilleurs. On regrettera alors simplement que Seagate ne prenne pas le temps de développer une interface logicielle digne de ce nom.

Seagate FireCuda 530

8

Plutôt onéreux alors qu'il ne dispose d'aucun dissipateur thermique « de base » (une version existe avec), le FireCuda 530 compense par d'excellentes performances et une endurance en écriture très au-dessus de ses concurrents directs. Un argument de poids pour qui en a besoin bien sûr.

Les plus

  • Débits de premier plan
  • Endurance en écriture élevée
  • Garantie de 5 ans
  • Logiciel qui assure l'essentiel
  • Aussi vendu avec dissipateur

Les moins

  • Tarification élevée
  • Logiciel compagnon terne
Modifié le 31/08/2021 à 17h19
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