GeForce GTX 580M, le haut de gamme mobile de NVIDIA

02 décembre 2011 à 17h20
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La note de la rédac
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Il n'y a pas que sur le PC de bureau que le segment du haut de gamme a son importance. La course à la performance à laquelle se livrent NVIDIA et AMD se déroule également dans le domaine du PC portable.

Et alors qu'en début d'année, GeForce GTX 485M de NVIDIA et Radeon HD6970M d'AMD bataillaient pour s'approprier le titre enviable de puce mobile la plus puissante du marché, NVIDIA sortait, le 28 juin dernier, son nouveau fer de lance, le GeForce GTX 580M. Une puce graphique taillée pour permettre à NVIDIA de passer devant son éternel rival et qui repose sur une architecture Fermi revue et corrigée.

On se souvient en effet que les premières générations de puces pâtissaient d'un rendement assez décevant, qui obligea NVIDIA à désactiver une partie des coeurs CUDA. Depuis, NVIDIA a rectifié le tir et propose des puces en pleine possession de leurs moyens. Quelles sont donc les évolutions et améliorations sur lesquelles compte la firme au caméléon pour asseoir sa suprématie ? Quelles sont les performances de cette nouvelle puce graphique face à l'une de ses concurrentes directes, la Radeon HD 6970M ? Les réponses dans les lignes qui suivent !

Fermi enfin au complet

Afin de comprendre les améliorations apportées par NVIDIA sur sa nouvelle puce, il convient d'effectuer un petit retour en arrière sur l'architecture Fermi et ses premières déclinaisons mobiles. Pour rappel et depuis le GF104, les puces mobiles de NVIDIA ont toutes en commun la composition de leurs Streaming Multiprocessor (SM), ou multiprocesseurs. Ces derniers comprennent 48 unités de calcul généraliste (les fameux cœurs CUDA) et 8 unités de texture. Le GF100, première déclinaison de l'architecture Fermi, proposait quant à lui 32 cœurs CUDA et 4 unités de texture par SM. Toutes ces déclinaisons possèdent une unité de traitement géométrique (Polymorph Engine) par SM.

Ce qui différencie les déclinaisons entre elles est ce nombre de Streaming Multiprocessor. Fermi est constitué de GPC (Graphic Processing Cluster) qui renferme chacun jusqu'à 4 SM. Un GPC peut donc accueillir donc en toute logique jusqu'à 192 cœurs CUDA. Jusqu'ici, tout va bien. Le problème intervient lorsqu'il s'agit de placer deux GPC sur la même puce, afin de disposer de 384 cœurs CUDA. Cest pourquoi une puce comme la GTX 480M ne comportait « que » 352 coeurs. Il a fallu attendre le dernier CES pour voir NVIDIA réussir dans cette entreprise.

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En effet, Fermi a longtemps souffert de problèmes de rendement qui empêchait l'activation tous les cœurs sur une puce qui comportait plus d'un GPC. NVIDIA a donc repensé la conception même de la puce au niveau de ses transistors afin d'utiliser des composants plus efficaces. Résultat, une enveloppe thermique et une consommation mieux maîtrisées qui ont permis au constructeur de proposer une GTX 485M dotée de 384 cœurs CUDA. C'était en janvier dernier, donc.

Une GTX 485M overclockée ?

Depuis ? Eh bien pas grand-chose ! En effet, même si la GTX 580M inaugure la déclinaison GF114 (alors que la GTX 485M était basée sur le GF104), force est de constater que les changements sont minimes. A l'image du passage de la série 400M à la série 500M, NVIDIA s'est apparemment contenté ici d'un simple ajustement des fréquences.

Caractéristiques techniques
 GeForce GTX 485MGeForce GTX 580M
PuceGF104GF114
Cœurs CUDA384384
Fréquence des cœurs575 MHz620 MHz
Type de mémoireGDDR5GDDR5
Quantité de mémoire2 048 Mo2 048 Mo
Bus mémoire256 bits256 bits
Fréquence mémoire1 500 MHz1 500 MHz
Bande passante96 Go/s96 Go/s
Puissance883,2 GFLOPs952,3 GFLOPs

Les deux puces possèdent 384 cœurs CUDA, 64 unités de textures et 32 ROPs. Elles sont toutes deux gravées en 40 nm et possèdent 2048 Mo de mémoire GDDR5 cadencée à 3 000 MHz et interfacée sur 256 bits. Finalement, seule la fréquence des cœurs change, pour passer de 575 à 620 MHz. Soit une variation à la hausse d'un peu moins de 8%. On gagne parfois plus avec un simple overclocking... D'autant qu'il s'agit là des spécifications maximales. C'est-à-dire que si un fabricant d'ordinateurs portables ne dispose pas d'une enveloppe thermique suffisante, les spécifications pourront être revues à la baisse.

Du côté logiciel, rien de neuf : on conserve bien évidemment la gestion de DirectX 11, PhysX, la compatibilité 3D Vision et les finesses signées NVIDIA comme PureVideo HD (le processeur vidéo VP4 prend en charge la décompression des codecs H.264, VC-1/WMV9 et MPEG-1, -2 et -4) ou l'Audio Bitstreaming. L'HDMI 1.4a est également de la partie.

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Finalement, il ne manque qu'Optimus pour compléter le tableau. En effet, les fabricants ne proposent pas systématiquement cette technologie sur leurs portables, d'une part parce qu'elle représente un coût supplémentaire, et d'autre part parce qu'ils peuvent réguler les fréquences (et donc la consommation) de la puce graphique sans avoir à passer par Optimus. Le gain en matière d'économie d'énergie est moindre, mais peut-on vraiment parler d'autonomie pour un ordinateur portable doté d'une GTX 580M ?
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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