Les réseaux locaux sans fil

Par Kalyst
le 13 décembre 2001 à 11h39
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Dans cette deuxième partie de notre dossier sur les réseaux sans fil, nous allons passer en revue les principales technologies utilisées par les fabricants et ayant le plus de chance de s'imposer et nous terminerons par un tour d'horizon des autres technologies disponibles.


Le Bluetooth



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L'origine du nom Bluetooth vient du roi Harald Blaatand, un danois qui vécu de 910 à 986, et qui avait réussi à unifier les royaumes du Danemark, de la Norvège et des Vikings. Blaatand signifiant dent bleue.
Norme définie par l'IEEE 802.15.1 et dont le groupe d'intérêt est le SIG (Bluetooth Special Interest Group), le Bluetooth a pour objectif d'unir l'ensemble des constructeurs autour de cette norme sans fil. Le SIG a été initié par le suédois Ericsson, très vite rejoint par, entre autres, , , Intel, Microsoft, Nokia, Toshiba...

L'ensemble de la technologie Bluetooth est intégré dans une puce qui coûte dans les environs de 20$, Intel envisageant une rapide baisse de ce prix à 5$. Cette baisse des tarifs étant nécessaire pour imposer la technologie auprès des fabricants de produits finaux pour ensuite imposer la norme auprès du consommateur.

La norme Bluetooth 1.0 s'appuie sur une transmission radio utilisant la bande de fréquence 2,45GHz. Son principe de fonctionnement est en mode point to multipoint, c'est-à-dire qu'un système maître peut communiquer avec plusieurs systèmes esclaves contrairement aux transmissions infrarouges qui ne permettent que la transmission de point à point. L'avantage pour la téléphonie mobile et les PDA se fait tout de suite ressentir.
Les systèmes d'un réseau Bluetooth sont regroupées en sous réseaux appelés picoréseaux. Dans chaque picoréseau un système maître peut accueillir jusqu'à 7 systèmes esclaves soit un maximum de 8 appareils actifs. Ce réseau peut être agrandi en faisant communiquer jusqu'à 10 picoréseaux soit 72 systèmes actifs.
Ceux d'entre vous qui ont suivi me demanderont pourquoi 72 systèmes et non 80 ?
Tout simplement car dans chaque picoréseau, un appareil devra être à la fois maître de son picoréseau et esclave d'un autre afin d'assurer la liaison entre les picoréseaux.
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Le débit autorisé par la norme Bluetooth est de 1 Mbps, cette vitesse variant suivant le protocole. Dans le cas d'un échange bidirectionnel des données (liaison synchrone) le transfert des données théorique s'effectuera à 432 Kbps dans les deux sens tandis que lors d'une liaison asynchrone, le débit théorique sera de 720 Kbps dans un sens et de 57,6 Kbps dans l'autre. A savoir que le débit effectif est toujours bien en deçà du débit théorique.
Ces limitations ne permettent pas une utilisation pour les réseaux de PC à PC. Toutefois elle sera très utile dans le transfert de fichiers à partir d'un PDA ou bien de tout périphériques vers un téléphone portable pour transférer un fichier via Internet. Sony possède déjà à son catalogue un Caméscope Numérique utilisant la transmission Bluetooth pour transmettre des fichiers vidéos sur Internet à l'aide de son téléphone portable et Hewlett-Packard de son côté propose une imprimante utilisant également la technologie Bluetooth permettant par exemple d'imprimer une photo directement depuis son appareil photo numérique sans connexion filaire.
Outre son débit limité, l'autre inconvénient de cette technologie est sa portée. Si la portée théorique affichée par les constructeurs est de 50 mètres, la portée effective n'est en réalité que de 10 mètres, limitant donc bien son utilisation dans des micro réseaux. Cette portée peut être étendue à 100 mètres si le signal est amplifiée, mais cette opération augmentant sensiblement le coût final.
Mais le Bluetooth peut provoquer également d'autres inconvénients bien plus embêtants. En effet il peut arriver que deux appareils produits par des fabricants différents ne puissent communiquer entre eux. Ce problème d'incompatibilité sera cependant résolu avec la norme Bluetooth 1.1 avec une mise à jour du firmware obligatoire pour les appareils en version 1.0 ou 1.0b.

La norme Bluetooth 2 encore en cours de développement devrait résoudre une grande partie de ces inconvénients puisque cette technologie permettra un transfert théorique de 10 Mbps avec une portée de 100 mètres.

Côté sécurité, l'encodage se fait à l'aide d'une clef 128 bits et la puce Bluetooth change de fréquence environ 1600 fois par seconde sur une plage contenant 79 fréquences espacées de 1 MHz.
Modifié le 18/09/2018 à 11h59
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