Corée du Sud : le ministère de la Défense neutralise les smartphones de ses employés

15 juillet 2013 à 17h04
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Ce lundi, les employés du ministère de la Défense ne pouvaient espérer franchir les portes de leur lieu de travail sans avoir installé une application sécuritaire sur leur mobile. Celle-ci bloque l'usage de la photo et de la navigation Web.

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En matière de cybersécurité, la Corée du Sud semble avoir décidé de prendre le taureau par les cornes, du moins pour ce qu'il s'agit de ses agents. L'agence de presse locale Yonhap annonce en effet la mise en place d'un bridage des smartphones des employés du ministère de la Défense. Le tout pour éviter la fuite de données militaires sensibles et avoir ainsi un contrôle sur les données transitant de ses locaux, dans un contexte international quelque peu tendu.

Ce lundi matin, une queue impressionnante s'est amassée devant les portes du bâtiment officiel. Pour cause, l'accès leur était refusé tant qu'une application sécuritaire de type Mobile Device Management (MDM) n'était pas installée. Un préalable négligé par près d'un employé sur cinq, relate l'agence. Elle ajoute que certains employés auraient purement et simplement refusé dans un premier temps d'installer l'application, invoquant des craintes pour la protection de leurs données. Une information non confirmée par le ministère, précise l'AFP.

Cette application, qui ne fonctionne pour le moment qu'entre les murs du ministère, sera par la suite déployée au sein des forces armées, équipant les soldats. La neutralisation n'est pas uniforme et diffère selon les modèles de smartphones utilisés par les employés. Pour un modèle Samsung, il reste par exemple possible d'émettre et recevoir des appels et des SMS. Avec un iPhone en revanche, seule la réception est maintenue. Ce qui a eu le don d'agacer un lieutenant-colonel sud-coréen, sous le couvert de l'anonymat. « Si j'amène mon iPhone 4 qui remplit les conditions de sécurité, je ne peux que recevoir des appels et des messages. A quoi me sert mon téléphone? », relate Yonhap.

Rappelons que le 25 juin dernier, le pays avait fait état d'une cyberattaque d'envergure, frappant un certain nombre de services gouvernementaux. Les sites de la Présidence et du Premier ministre avait notamment été visés. Des données personnelles de plus de deux millions de sud-coréens avaient alors été rendues publiques. Les regards s'étaient à l'époque tournés vers la Corée du Nord, même si Pyongyang rejetait en bloc ces allégations. Une autre offensive avait été subie en mars dernier.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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