Dans l'édition 2026 du Digital Quality of Life Index de Surfshark, la France gagne trois places en IA et en perd deux en sécurité numérique. Au classement général, elle passe de la 5e à la 8e place sur 121 pays.

Ce classement annuel note chaque pays sur cinq critères, à partir de données publiques comme celles des Nations unies et de la Banque mondiale. Cette année, l'écart entre l'IA et le reste est assez net pour la France.
3e en IA, mais 23e en infrastructures : une France à deux vitesses
Les cinq critères pris en compte sont l'accessibilité financière d'Internet, sa qualité, les infrastructures, la sécurité numérique et l'IA. Ce dernier a été ajouté en 2025 et évalue si un pays attire les investissements dans l'IA mais aussi s'il en tire parti, notamment en l'intégrant à ses services publics. La France passe de la 6e à la 3e place, derrière les États-Unis et le Royaume-Uni. Elle descend en revanche de la 10e à la 12e place en sécurité numérique et se classe 23e pour les infrastructures. Côté réseaux, 90% des Français ont accès à Internet (56e rang sur cet indicateur) et la préparation des réseaux place le pays 19e.
Cette différence est encore plus marquée outre-Atlantique et outre-Manche. Les États-Unis et le Royaume-Uni sont respectivement 1er et 2nd sur l'IA, mais également 38e et 28e sur la sécurité numérique. Au global, l'Europe suit un mouvement inverse. Le Vieux Continent occupe les dix premières places de la sécurité numérique, mais seuls quatre pays européens figurent dans le top 10 de l'IA (Royaume-Uni, France, Allemagne, Pays-Bas).

Pour Tomas Stamulis, responsable de la sécurité chez Surfshark, l'IA a supprimé le "goulot d'étranglement humain" des cybercriminels. Avant, un pirate pouvait passer des semaines à se renseigner sur une cible, adapter son message ou monter un faux site. Ce travail d'ingénierie sociale est désormais automatisé. Il devient donc important de pouvoir se protéger avec des outils de détection des arnaques en temps réel, de protection de la vie privée et protection autonome des appareils. Bon évidemment, on aua compris que si le message est relativement générique, pour Surfshark il s'agit de mettre en avant ses produits.
Côté prix, la France est 16e position pour l'accessibilité financière d'Internet. À titre de comparaison, nous rapportions en 2023 qu'elle prenait la 1ere place du même classement : 54 minutes de travail par mois suffisaient pour payer un abonnement fixe, et elle était 13e en sécurité électronique. Il faut aujourd'hui 1 heure et 7 minutes pour s'offrir un abonnement Internet fixe (28e rang) et 34 minutes pour un forfait de data mobile, contre 18 minutes l'an dernier (de la 4e à la 16e place). À titre de repère, la Bulgarie est à 11 minutes et 46 secondes pour le fixe, la Slovénie à 15 minutes et 10 secondes pour le mobile. La qualité de la connexion, elle, gagne une place (13e).