Opel a dévoilé lundi l'étonnant STX Concept au Mondial de l’Auto 2026, à Paris. Ce break expérimental esquisse une partie du design des futures Opel, aux côtés de la monoplace de Formule E GSE 27FE et de la Corsa GSE.

L’Opel STX Concept et sa face avant entièrement lumineuse, dévoilés au Mondial de l’Auto de Paris © Opel
L’Opel STX Concept et sa face avant entièrement lumineuse, dévoilés au Mondial de l’Auto de Paris © Opel

À l'heure où le SUV règne sur les catalogues, Opel profite du Mondial de l'Auto de Paris pour défendre une espèce menacée avec son STX Concept, j'ai nommé le break. Sous un grand écran jaune, ce prototype argenté au regard entièrement lumineux dessine une partie du style des futures véhicules Opel, l'une des marques du géant européen Stellantis. Pour que la fête soit complète, la marque au Blitz a aussi sorti une monoplace de Formule E, une Corsa électrique de 280 ch et annoncé plus d'un milliard d'euros d'investissements chez nos voisins allemands.

Le STX Concept, un audacieux break signé Open qui joue les éclaireurs

Que se cache-t-il derrière ce STX ? Déjà, ces trois lettres cachent un nom à rallonge, à savoir Sports Tourer eXperimental. C'est un clin d'œil assumé à la lignée des Sports Tourer, ces breaks qui ont longtemps fait les beaux jours d'Opel. Florian Huettl, le patron de la marque, a levé le voile sur le concept, flanqué de Rebecca Reinermann (Marketing) et de Mark Adams (Design). Selon lui, le STX « célèbre l'histoire des Sports Tourer et réinvente ce modèle emblématique d'Opel pour une nouvelle génération ». Le break bouge encore, donc. Allez, on pourrait s'essayer à un jeu de mots en disant que le « break dance », pour vous offrir le sourire gratuit du mardi matin devant la machine à café.

Soyons un brin sérieux, et discutons design. Ce qui frappe, à la vue des images, c'est la face avant du STX Concept. Le Vizor, ce bandeau noir qui sert de calandre aux Opel actuelles, s'étire ici d'une aile à l'autre. Il est strié de fines lamelles lumineuses disposées en chevron, avec le Blitz éclairé en plein centre. Mark Adams décrit ici « un Opel Vizor plus imposant et une nouvelle signature lumineuse ». À en juger par le visuel projeté sur le stand, la silhouette basse et fuyante lorgne davantage vers le shooting brake que vers le break de déménagement.

N'espérez pas de fiche technique aujourd'hui. Sans grande surprise, Opel ne dit pas un mot de la motorisation, des dimensions ou de l'autonomie. La marque vend plutôt une philosophie, mêlant rigueur d'ingénieur allemand, design qui parle aux tripes et technologies intelligentes, avec un soin particulier porté à l'aérodynamisme et à l'efficience. Le concept trace surtout l'évolution du Sports Tourer et dévoile quelques traits des futurs modèles maison. Mark Adams parle d'une étape « ambitieuse et enthousiasmante ». Reste à voir ce qui survivra, dans quelques années, au passage en concession.

Formule E et Corsa GSE : Opel branche le mode sport

L'autre première mondiale du stand est jaune, très basse et nettement plus pressée. Ce n'est pas un citron ni Jonathan, mais la GSE 27FE, la monoplace avec laquelle Opel s'engage en Formule E, l'antichambre électrique de notre bien-aimée F1. Elle est conçue pour la génération GEN4 du championnat, qui débutera la saison prochaine et qui accueillera, allez savoir, peut-être un certain Esteban Ocon dans sans rangs. Pure supposition. La GSE 27FE combine une transmission intégrale permanente, plus de 800 ch et jusqu'à 700 kW en récupération d'énergie. Sa livrée définitive affiche un malicieux « Yellow means go » sur le nez. C'est la vitrine de GSE, pour Grand Sport Electric. « GSE est l'expression la plus exaltante d'Opel », dit Rebecca Reinermann. Le label repose sur la course (Race), la route (Drive) et le jeu (Play). Sur les circuits, Opel n'arrive d'ailleurs pas les mains vides, puisque le Mokka GSE Rally a déjà remporté de beaux succès depuis son lancement l'an dernier.

La monoplace de Formule E Opel GSE 27FE, entourée de la Corsa GSE et du Mokka GSE, sur le stand Opel du Mondial de l’Auto. © Opel
La monoplace de Formule E Opel GSE 27FE, entourée de la Corsa GSE et du Mokka GSE, sur le stand Opel du Mondial de l’Auto. © Opel

Sur la route, la Corsa GSE rejoint le Mokka GSE, lancé l'an dernier, et faisait à Paris sa première sortie en salon hier. Cette compacte sportive 100 % électrique développe 280 ch et 345 Nm, et expédie le 0 à 100 km/h en 5,5 secondes, s'il vous plaît. Aucune Opel de série n'accélère plus fort, et elle s'affiche à partir de 39 900 euros. Pour le look sans le tout-électrique, la nouvelle finition GSE Line sera proposée avec différentes motorisations. Opel en montre un premier exemple avec l'Astra GSE Line, commercialisée au printemps prochain.

Derrière la Formule E, on aperçoit la fameuse Corsa GSE. © Opel

Puisque « la culture automobile ne se limite plus à la route », comme le souligne Rebecca Reinermann, Opel a imaginé, avec club d'eSport GIANTX, une Pit Stop Experience, dédicace à son arrivée en Formule E. Les visiteurs du Mondial s'y affrontent sur un circuit créé spécialement dans Trackmania, le célèbre jeu de course en ligne. L'animation est accessible jusqu'au 18 octobre (hall 4, stand A42), dans un décor qui reprend les codes des autoroutes. Et enfin, au-delà du spectacle, du « show » comme dirait Nikos Aliagas, la marque a aussi parlé stratégie. Après les lancements réussis des Grandland, Mokka et Frontera, Florian Huettl assure qu'Opel est « sur la voie de la croissance ». Il promet « quatre nouveaux modèles d'ici 2030 », dont une Astra de nouvelle génération, et plus d'un milliard d'euros investis outre-Rhin, preuve selon lui de l'attachement de la marque à ses sites industriels. Le STX, lui, donne déjà un avant-goût du design des futures Opel.