Annoncée en septembre 2025, l'acquisition d'Electronic Arts par un consortium emmené par le fonds souverain saoudien (PIF) est désormais achevée. L'éditeur d'EA Sports FC, Battlefield et Les Sims devient une entreprise privée.

Le fonds souverain saoudien PIF prend le contrôle d’Electronic Arts, dont l’action a cessé d’être négociée au Nasdaq. ©Sergei Elagin x Shutterstock
Le fonds souverain saoudien PIF prend le contrôle d’Electronic Arts, dont l’action a cessé d’être négociée au Nasdaq. ©Sergei Elagin x Shutterstock

Fin de partie pour Electronic Arts sur le Nasdaq. Le rachat de l'éditeur américain par le Public Investment Fund (PIF) d'Arabie saoudite, Silver Lake et Affinity Partners a été finalisé le 4 août. Valorisé à 55 milliards de dollars, il constitue le plus important rachat avec effet de levier jamais réalisé.

Zendure
Zendure

Sponsorisé

SolarFlow 4000 Mix AC+ : stocker son énergie solaire facilement

Vous conservez l’électricité solaire produite en trop pendant la journée pour la réutiliser lorsque vos besoins augmentent.

Sponsorisé

Le PIF saoudien prend les commandes

Les actionnaires d'EA recevront 210 dollars en numéraire pour chaque titre détenu au moment de la clôture. La cotation de l'action a pris fin et celle-ci sera retirée du Nasdaq, confirme Electronic Arts. Le PIF devrait contrôler 93,4% de la nouvelle structure, selon le Wall Street Journal, tandis que Silver Lake et Affinity Partners, la société d'investissement fondée par Jared Kushner (le gendre de Donald Trump), se partageront le solde.

Cette prise de contrôle prolonge une stratégie engagée depuis plusieurs années par l'Arabie saoudite. Riyad a déjà pris des participations minoritaires dans Nintendo, Capcom et Take-Two, tandis que sa filiale Savvy Games Group a racheté l’éditeur mobile Scopely (qui possède aussi Niantic depuis 2025 et la juteuse licence Pokémon Go).

Au niveau opérationnel, Andrew Wilson reste à la tête du groupe. Le dirigeant promet des investissements soutenus dans les jeux et les nouvelles expériences. Silver Lake cite également l’IA parmi les leviers de croissance.

Une nouvelle partie avec 20 milliards de dette

L'opération a pu être conclue après l'obtention des derniers feux verts réglementaires, dont celui de l'Union européenne au titre de son règlement sur les subventions étrangères. Le financement associe environ 36 milliards de dollars de fonds propres à 20 milliards de financements par emprunt engagés par JPMorgan, dont 18 milliards étaient destinés à être mobilisés à la clôture. À titre de comparaison, EA a généré 2,55 milliards de dollars de trésorerie opérationnelle lors de son exercice 2026.

Dans ce type de rachat avec effet de levier, la dette est remboursée grâce aux liquidités générées par l'entreprise acquise. Une partie des revenus d'EA devra donc servir à payer les intérêts et les échéances. Ce qui pourrait réduire sa marge de manœuvre et renforcer la pression sur les coûts comme sur les projets et studios jugés les moins rentables, mais aussi pousser EA à miser davantage sur ses licences phares comme EA Sports FC (ex. FIFA), Battlefield, Madden NFL ou Les Sims. EA quitte Wall Street, mais pas la pression financière.

À découvrir
Quelles sont les meilleures consoles portables ? Comparatif 2026
Comparatif
À découvrir
Cloud gaming : quelles sont les meilleures offres de jeu en streaming en 2026
Comparatifs services