Les piratages touchent dorénavant tous les types d'institutions en France, dont les partis politiques. Cette semaine, c'est le Rassemblement national qui est la victime.

On a dorénavant l'habitude d'entendre parler du piratage d'une entreprise française, même quand il s'agit d'attaques d'ampleur - comme on a encore pu le voir il y a peu du côté du secteur du tourisme hexagonal. Mais d'autres acteurs sont aussi de plus en plus touchés : les partis politiques. Il y a deux mois, c'était ainsi une plateforme de La France Insoumise (LFI) qui était attaquée. Et cette semaine, c'est au tour du Rassemblement national.
Le compte X de Marine Le Pen et le site web du Rassemblement national piratés
Ce mardi 21 juillet, le compte X de Marine Le Pen était hacké, le pirate profitant de son forfait pour promouvoir une cryptomonnaie, portant son nom. Le message est brièvement resté en ligne, avant d'être finalement retiré.
Mais ça n'est pas la seule opération qui a été menée, puisque le site web du Rassemblement national (RN) a aussi été piraté en début de semaine. Le parti politique a annoncé dans un communiqué avoir repéré une tentative d'intrusion malveillante, et avoir porté plainte.
Les données des adhérents ne seraient pas « exposées »
Sur un forum pirate, l'un des membres revendique l'attaque. Adoptant le pseudo de « 84City », il explique avoir extrait une base SQL du site du RN. « Le fichier revendiqué contiendrait de nombreuses tables. Les informations affichées décrivent une installation WordPress exploitant MariaDB, avec plusieurs tables liées à l’extension Gravity Forms » précise de son côté le site Zataz.
À cette heure, il ne semble pas que des données personnelles compromettantes des adhérents aient été récoltées. Ce qu'a confirmé le président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale, Jean-Philippe Tanguy, dans une interview chez Telematin : « les données des adhérents n'ont pas été exposées. [...] C'est Marine Le Pen qui a été attaquée. » Une version contredite par BFM TV, qui dit avoir consulté des documents montrant que des informations personnelles d'adhérents (comme le numéro de sécurité sociale) auraient été volées. Alors, quelle est l'ampleur de cette attaque ?