Samsung officialise deux nouvelles montres connectées, la Galaxy Watch 9 et la Galaxy Watch Ultra 2, construites autour d’une même ambition : anticiper les problèmes de santé plutôt que les constater. Entre capteurs affinés, autonomie repensée et intelligence artificielle embarquée, voici ce qui change vraiment.

Un mois après avoir refondu Samsung Health autour de l’intelligence artificielle, la firme coréenne décline cette philosophie sur ses montres. L’idée tient en une phrase, répétée comme un mantra : passer du réactif au préventif. Il ne s’agit plus d’alerter l’utilisateur une fois le problème installé, mais de le prévenir avant qu’il ne survienne, grâce à une IA qui croise en continu sport, sommeil, nutrition, vitalité et santé mentale. Deux montres portent cette promesse : la Galaxy Watch 9, évolution mesurée du modèle grand public, et la Galaxy Watch Ultra 2, montée en gamme assumée pour les sportifs et les plongeurs. Le « compagnon 24 heures sur 24 » vanté par Samsung a, cette fois, les capteurs pour tenir sa promesse.
Samsung Galaxy Watch 9 : même silhouette, vigilance nocturne renforcée
Sur le papier, la Watch 9 ne bouscule rien. Même épaisseur de 8,6 mm, même finition aluminium, même design que l’excellente Galaxy Watch 8 : Samsung joue la continuité visuelle. C’est ailleurs que ça se joue. Le bracelet inaugure une double structure « Air Pocket », 25 % plus légère et pensée pour réduire le contact avec la peau, tout en conservant les attaches des générations précédentes, un choix qui évite de sacrifier la compatibilité sur l’autel de l’innovation.

L’écran affiche une luminosité maximale de 3 000 nits et le nouveau processeur Snapdragon Wear Elite promet plus d’efficience énergétique et un GPS plus précis, deux arguments qui se traduisent en autonomie : jusqu’à 30 heures en usage intensif, soit 20 % de plus que sur la Watch 8, grâce à des batteries de 390 et 445 mAh selon les tailles de boîtier.
Mais le vrai terrain de jeu de cette Watch 9, c’est la nuit. Cinq indicateurs (fréquence cardiaque, VFC, température, SpO2, fréquence respiratoire) sont désormais suivis en continu pendant le sommeil pour nourrir un « score de cœur », calculé sur sept jours d’activité et de repos et croisé à la charge vasculaire et à l’IMC. En journée, la « charge cardio » évalue effort et récupération en temps réel, tandis qu’un indice fitness agrège VO2 max, fréquence cardiaque et nombre de pas en cinq critères, avec un plan d’entraînement personnalisé coélaboré avec iFit. Samsung ajoute une protection auditive qui mesure les niveaux sonores ambiants et alerte en cas d’exposition répétée, et glisse Gemini à portée de poignet : un simple lever du bras vers la bouche permet de lancer la conversation, plutôt que d’appuyer sur un bouton ou d’appeler Gemini en pleine rue. Beaucoup de promesses logicielles, donc, pour un châssis qui, lui, ne change presque pas.
Samsung Galaxy Watch Ultra 2 : l’endurance comme argument de vente
Ici, la rupture est plus nette. Samsung parle de « design computationnel », un nom compliqué pour décrire une modélisation par IA nourrie de millions de données afin d’ajuster le confort au poignet. Concrètement, la montre s’affine de 12 %, à 10,7 mm d’épaisseur, et le bracelet passe de 2,9 à 1,9 mm grâce à la même technologie Air Pocket que la Watch 9. Le boîtier reste en titane, certifié 10 ATM et EN13319 (norme associée aux instruments de plongée) ainsi qu’IP69K pour résister aux pressions extrêmes, le tout sous verre saphir. Des certifications qui mériteront d’être vérifiées mot pour mot une fois la fiche officielle publiée.
L’autonomie est l’argument massue : une batterie de 800 mAh, en hausse de 35 % par rapport à la précédente Ultra, pour 20 heures de suivi GPS en continu et jusqu’à 90 heures en usage standard. La charge, elle, va deux fois plus vite qu’avant, avec 40 % de batterie récupérés en 30 minutes. L’écran grandit légèrement, de 1,47 à 1,52 pouce, et grimpe surtout à 5 000 nits en Super AMOLED, de quoi rester lisible en plein soleil sans plisser les yeux. 5 000 nits, c'est tout simplement l'écran de montre connectée le plus lumineux disponible sur le marché à date.
Côté usages, un mode Trail dédié apporte cartographie en temps réel, gestion du dénivelé et rappels d’hydratation calculés à partir de la composition corporelle, une première selon Samsung. Une application de plongée développée avec Mares, marque reconnue du secteur, doit arriver fin août ou début septembre, gratuite dans un premier temps avant de basculer sur abonnement.
Prix et disponibilité
Voici la grille tarifaire annoncée par Samsung :
Samsung Galaxy Watch 9
- 40 mm (coloris Graphite/Crème et Graphite/Argent) : à partir de 409 € en Bluetooth, 459 € en version 4G
- 44 mm (mêmes coloris) : à partir de 439 € en Bluetooth, 489 € en version cellulaire
Samsung Galaxy Watch Ultra 2
- Titane Noir ou Argent : 749 €
Bon à savoir : toute précommande donne droit à 60 jours d’abonnement Strava Premium offerts. Les précommandes sont ouvertes dès à présent, pour une livraison à partir du 7 août.
Sur le papier, Samsung a fait ses devoirs : ces nouvelles montres connectées sont plus légères, plus endurantes, plus prédictives. Mais la promesse d’une santé « préventive » repose entièrement sur la qualité des algorithmes qui transforment ces données brutes en conseils utiles, et c’est précisément ce qu’attendent les utilisateurs. Entre une Watch 9 qui mise sur la continuité et une Ultra 2 qui muscle son autonomie et sa robustesse, Samsung couvre large. Reste à savoir si cette bascule du réactif au préventif tiendra la distance une fois les montres au poignet d’utilisateurs qui, eux, ne liront jamais la fiche technique.