Après deux éditions, le leasing social fait son grand retour le 16 juillet 2026, avec l'objectif de permettre à des milliers de ménages modestes de louer une voiture électrique neuve pour un loyer mensuel plafonné à 200 euros maximum.

Le leasing social est de retour, avec une nouvelle fenêtre qui s'ouvre le jeudi 16 juillet 2026 pour les ménages modestes qui souhaitent rouler en voiture électrique. Après avoir séduit 100 000 foyers en deux ans, le dispositif entame sa troisième édition avec un budget renforcé de 401 millions d'euros, pour permettre à 50 000 ménages supplémentaires d'en profiter. Le principe reste inchangé : un loyer mensuel plafonné à 200 euros, et une aide de l'État qui peut atteindre 9 500 euros. Mais encore faut-il répondre aux critères d'éligibilité. Clubic vous explique tout.
Qui peut louer une voiture électrique avec le leasing social 2026 ?
Le rendez-vous est pris pour ce jeudi 16 juillet. C'est à cette date que les concessionnaires et loueurs partenaires ouvriront enfin les réservations. Fort de ses deux premières éditions, l'État remet le couvert avec une enveloppe copieuse de 401 millions d'euros. Le gouvernement espère offrir un coup de pouce à 50 000 foyers de plus cette année.
Le premier critère, et non des moindres, porte sur les revenus. Il faut que votre revenu fiscal de référence par part, donc le montant calculé par l'administration fiscale en fonction de vos revenus et de la composition de votre foyer, ne dépasse pas 16 880 euros. Ce chiffre correspond à votre avis d'imposition reçu en 2025, autrement dit sur les revenus perçus en 2024. La bonne nouvelle, c'est que ce critère s'applique de la même façon partout, à savoir en Métropole, DROM ou Saint-Pierre-et-Miquelon. Un simulateur en ligne permet d'ailleurs de vérifier en quelques clics si l'on est éligible.
La deuxième condition est cette fois liée aux trajets du quotidien. Il suffit de remplir l'un des deux critères suivants : habiter à plus de 10 kilomètres de son lieu de travail, ou parcourir plus de 8 000 kilomètres par an avec sa voiture personnelle dans le cadre de son activité professionnelle. Une fois le contrat de location signé, l'engagement porte sur trois ans minimum, et chose à savoir, les ménages déjà bénéficiaires en 2024 ou en 2025 ne pourront pas redéposer de dossier cette année. Dernier point à connaître : cette aide à la location ne se cumule pas avec la prime réservée à l'achat d'une voiture électrique neuve, il faut donc choisir entre les deux.

Loyers, modèles et garanties : ce que prévoit vraiment le contrat
Combien ce leasing social peut coûter à ses bénéficiaires ? C'est simple, le loyer ne peut pas dépasser 200 euros par mois, options non comprises, et inclut déjà un forfait de 15 000 kilomètres par an sans frais supplémentaires. Pour éviter que les prix les plus attractifs ne restent l'exception, chaque loueur (nous parlons ici des concessionnaires) doit aussi proposer au moins un quart de ses offres sous la barre des 140 euros. Seuls les véhicules neufs entrent en piste, à condition d'obtenir une note environnementale suffisante auprès de l'ADEME, l'agence de la transition écologique, qui évalue l'impact écologique de leur fabrication. Les voitures d'occasion et les anciens modèles thermiques convertis à l'électrique restent exclus du dispositif.
En ce qui concerne les modèles, plusieurs constructeurs ont déjà dégainé leurs premiers tarifs, même si ces montants restent provisoires jusqu'au lancement officiel. La Citroën ë-C3 viserait les 94 euros mensuels, la Renault Twingo E-Tech autour de 130 euros, la Kia EV2 vers 137 euros, la Hyundai Inster à 139 euros, ou encore la Peugeot e-208 aux alentours de 149 euros. Au total, une trentaine de références pourraient rejoindre le catalogue.
Reste la question qui fâche : combien l'État met-il vraiment sur la table ? L'aide n'est pas un montant fixe, mais un pourcentage du prix du véhicule, 29 % très exactement, plafonné à 6 500 euros. Ce plafond grimpe à 9 000 euros si la voiture et sa batterie sont fabriquées en Europe, une manière pour l'État de soutenir l'industrie locale, avec 500 euros de bonus supplémentaires si le moteur suit la même règle. Pas d'inquiétude côté démarches, par contre, c'est le concessionnaire qui avance cette somme et gère l'intégralité du dossier, sans frais annexes ni caution, et vous disposez d'un délai de rétractation de 14 jours pour changer d'avis après la signature. Bonne chance !