GTA VI n’est pas encore sorti qu’il est déjà persona non grata dans plusieurs pays. Et la liste des territoires fermés à la licence Rockstar s’allonge avant même le lancement.

© Rockstar
© Rockstar

GTA VI a beau sortir dans plusieurs mois (le 19 novembre), certains pays n’ont pas attendu pour trancher. La page PlayStation Store du jeu le confirme sans détour : une section FAQ listant les conditions d’éligibilité à l’offre GTA+ mentionne explicitement huit territoires où le titre ne sera pas commercialisé. Bahreïn, Chine, Koweït, Liban, Oman, Qatar, Fédération de Russie et Taïwan. Selon TechPowerUp, les raisons officielles de ces interdictions ne sont pas encore communiquées par Rockstar ou Sony, mais la franchise a une longue habitude de se heurter aux législations les plus restrictives en matière de violence, de jeux d’argent ou de contenus sexuels.

ZendureZendure

Sponsorisé

SolarFlow 4000 Mix AC+ : stocker son énergie solaire facilement

Vous conservez l’électricité solaire produite en trop pendant la journée pour la réutiliser lorsque vos besoins augmentent.

Sponsorisé

GTA VI banni dans plusieurs pays : ce que dit la page PlayStation

Ce n’est pas une rumeur ou une fuite : c’est Sony lui-même qui documente l’exclusion. La page officielle du jeu sur le PlayStation Store précise les pays non éligibles à l’offre d’abonnement GTA+, ce qui implique de facto une absence de distribution dans ces régions. Les joueurs concernés ne seront pas totalement bloqués, importer une copie physique ou créer un compte dans un pays tiers reste techniquement possible, mais l’accès officiel sera inexistant.

GTA VI n'aura pas froid au yeux. © Rockstar

Ce n’est pas une première pour la série. En 2019 déjà, le casino de GTA Online avait été banni dans une longue liste de pays en raison des lois anti-jeux d’argent en vigueur localement. La mécanique est rodée : chaque opus de GTA concentre suffisamment de contenus sensibles (violence, alcool, jeux d’argent, sexualité) pour déclencher des restrictions dans les législations les plus conservatrices. Sony avait pourtant annoncé vouloir faciliter l’accès à GTA VI avec un téléchargement du jeu disponible avant sa sortie, une ambition qui se heurte ici à des frontières bien réelles.

Le cas Tadjikistan : une interdiction préventive assumée

Plus radical encore, le Tadjikistan a carrément banni l’ensemble de la franchise Grand Theft Auto dès 2024, en même temps que Counter-Strike. La justification avancée par les autorités est sans ambiguïté : ces jeux encourageraient le « meurtre, le vol et la violence » et auraient une influence négative sur les jeunes. Des inspections dans les centres de jeux de Douchanbé auraient même été organisées pour s’assurer du respect de l’interdiction.

Rassurez-vous, aucun problème pour la France. Pensez à poser vos congés tout de même. © Apple

Ce type de mesure préventive, interdire un jeu avant même sa sortie sur la base de la réputation de la licence, illustre une logique de censure qui dépasse le simple contrôle du contenu. Ce que ça dit, concrètement, c’est que GTA VI arrive avec un bagage symbolique si lourd que certains gouvernements jugent inutile d’attendre de voir le produit fini. La franchise Rockstar est devenue, au fil des décennies, un test de tolérance pour les politiques culturelles. Et visiblement, tous les pays n’ont pas la même lecture de ce que GTA VI représente pour leur société.

Reste que l’interdiction dans huit pays listés par Sony soulève une question pratique : dans quelle mesure ces restrictions seront-elles contournables à l’ère du numérique ? Un compte étranger, un VPN, les outils existent. Ce qui est plus intéressant, c’est ce que cette liste révèle sur la stratégie de distribution de Rockstar : plutôt que de produire des versions locales expurgées, le studio préfère visiblement s’exclure de certains marchés. Un choix qui a un coût commercial, mais qui préserve l’intégrité créative du titre.