Pour se battre contre les nuisances que représentent les moustiques, Google a une solution. Elle passe par le lâchage de moustiques modifiés au préalable.

© Frank60 / Shutterstock
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Quand on pense aux animaux dangereux, ce sont les plus gros qui nous viennent tout de suite à l'esprit, comme par exemple les ours (qui deviennent un vrai problème au Japon). Pourtant, aucun animal ne fait plus de victimes humaines chaque année que le moustique, un insecte qui peut transmettre de nombreuses maladies graves. Et pour le combattre, aux États-Unis, Google veut faire appel à d'autres moustiques !

Google veut lâcher 32 millions d'insectes mâles stérilisés en Californie et en Floride

L'Agence américaine de protection de l'environnement examine actuellement une demande qui peut paraître insolite à certains. En effet, celle-ci, qui émane de Google, porte sur un projet de libération de 16 millions de moustiques par an, pendant deux ans.

Ces libérations doivent être faites en Floride et en Californie. Google ici ne veut pas relâcher n'importe quels moustiques, puisqu'il s'agira de moustiques mâles porteur de la bactérie wolbachia, qui les stérilisent. Résultat, ces moustiques mâles occuperont une partie de l'environnement, et s'accoupleront avec les moustiques femelles - accouplements qui ne ne mèneront à aucune éclosion d'oeuf.

© Skorzewiak / Shutterstock
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Google vise pour le moment une espèce précise : l'Aedes aegypti

Les populations de moustiques vont en conséquence se réduire à chaque génération, ce qui abaissera le nombre de moustiques sur les territoires ciblés. Cette approche se retrouve déjà ailleurs, par exemple du côté de la commune de la métropole de Lyon, Mions, où depuis la fin avril, des moustiques tigres (Aedes albopictus) mâles stériles sont petit à petit relâchés afin d'enrayer leur prolifération. Le programme est de trois ans, et va entraîner la libération de 5 millions de moustiques par an.

Du côté des États-Unis, Google vise plutôt l'Aedes aegypti, espèce à l'origine de la majorité des cas de dengue, de fièvre jaune, de chikungunya et de Zika. D'après Google, les tests ont permis d'observer une réduction de 80 à 90% de la population de ces moustiques après six à douze mois, et d'une baisse des 70% des infections de dengue. Une approche qui va tendre à se démocratiser ?

Source : Le Figaro