Le moteur de recherche centré sur la vie privée voit ses installations progresser nettement aux États-Unis depuis les annonces de la Google I/O. En toile de fond, une recherche Google de plus en plus pilotée par l'IA que certains utilisateurs ne veulent manifestement pas se voir imposer.

Google voulait montrer l'avenir de la recherche. DuckDuckGo, lui, récupère une partie de ceux que cette évolution inquiète. Depuis la Google I/O de la semaine dernière, où le géant américain a confirmé l'intégration toujours plus poussée de l'intelligence artificielle dans son moteur, son concurrent axé sur la confidentialité des données et la vie privée enregistre une hausse marquée de son utilisation aux États-Unis.
Selon les données remontées par le site Techcrunch, l'application DuckDuckGo aurait progressé de 18,1% en moyenne sur une semaine, avec un pic à 30,5% le 25 mai. Sur iOS, le mouvement serait encore plus net, avec une hausse moyenne de 33% et près de 70% au plus fort de la séquence. Des chiffres qui ne bouleversent pas le rapport de force avec Google, mais qui traduisent une tendance intéressante.
DuckDuckGo transforme le rejet de l'IA imposée en argument
Ce rebond ne tombe pas du ciel. Aux États-Unis et bientôt chez nous, Google pousse une expérience de recherche où les réponses générées par l'IA prennent une place de plus en plus centrale, au risque de reléguer les liens traditionnels au second plan. Pour une partie des internautes, c'est précisément ce qui coince. La recherche devient moins directe, plus encadrée, et donne parfois le sentiment de remplacer le Web par une réponse synthétique produite en amont.
DuckDuckGo adopte une posture inverse, ou du moins la revendique. Le moteur propose bien ses propres fonctions d'intelligence artificielle, notamment avec Duck.ai, mais celles-ci restent optionnelles. Cette différence de positionnement devient aujourd'hui un argument commercial à part entière. Le moteur de recherche "maison" noai.duckduckgo.com, qui désactive par défaut les fonctions IA, aurait lui aussi vu son trafic progresser après les annonces de Google.
Un petit moteur, mais un signal net
DuckDuckGo reste évidemment très loin de Google, dont la domination sur la recherche demeure écrasante. Aux États-Unis, sa part de marché se limite encore à quelques pourcents. Mais cette poussée rappelle que l'IA dans la recherche ne suscite pas seulement de la curiosité ou de l'adhésion.
Une partie des utilisateurs veut encore choisir la manière dont elle accède à l'information, sans réponse générée par défaut ni couche d'assistance imposée. Pour DuckDuckGo, c'est une fenêtre d'opportunité. Pour Google, un rappel utile : moderniser la recherche ne veut pas forcément dire décider à la place de ceux qui l'utilisent.
- Anonymat et confidentialité
- Protection contre les traqueurs
- Extension et intégration facile
- Extension gratuite.
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