On continue d'apprendre de nouvelles informations à l'occasion du procès qui oppose Elon Musk à OpenAI et Sam Altman. Cette fois, ce sont les ambitions spatiales du milliardaire qui sont détaillées.

© Photo Agency / Shutterstock
© Photo Agency / Shutterstock

En Californie en ce moment, ce sont certains des acteurs les plus importants du monde de l'intelligence artificielle qui témoignent devant la justice. On a ainsi eu Elon Musk qui a expliqué être potentiellement le sauveur de l'humanité, car l'IA pourrait tous nous tuer. Mais il n'a pas été le seul à venir être interrogé par les avocats. Greg Brockman, le président et cofondateur d'OpenAI, vient ainsi aussi de s'exprimer. Pour nous apprendre une chose très intéressante sur Elon Musk.

Elon Musk voulait 80 milliard de dollars pour s'installer sur Mars

Si, du côté d'Elon Musk, le procès qui se tient en Californie a pour ambition de dévoiler les dessous d'OpenAI, il nous expose inévitablement par ricochet des informations sur Elon Musk. Greg Brockman est ainsi revenu ce mardi 5 mai sur l'époque, en 2017, où Elon Musk était encore investi dans l'organisation OpenAI.

À l'époque, il poussait pour devenir l'actionnaire majoritaire d'OpenAI, une place qu'il lui semblait mériter, en raison de son expérience dans le business. Il expliquait par ailleurs que cette position majoritaire lui permettrait au fil du temps de créer une colonie autonome sur Mars. « Il a dit qu'il avait besoin de 80 milliards de dollars pour créer une ville » a précisé Greg Brockman à la barre.

© Ustas7777777 / Shutterstock
© Ustas7777777 / Shutterstock

Une simple excuse pour prendre le contrôle d'OpenAI

Le chiffre peut sembler tout de même assez dérisoire quand on sait que le seul projet Artemis, qui n'a pas encore remis des humains sur la Lune, a coûté aux États-Unis depuis 2012 la bagatelle de 93 milliards de dollars. Si l'ambition d'aller sur Mars est réelle et de longue durée pour Elon Musk, son évocation dans ce cas précis semble plutôt tenir de l'opportunisme.

L'homme d'affaires a semble-t-il senti le potentiel commercial d'OpenAI et a lancé tout ce qu'il pouvait d'argument pour en prendre le contrôle tant que la structure étant encore assez petite. Greg Brockman indique ainsi dans cette idée que l'homme d'affaires, contrairement à ses déclarations actuelles, était alors ouvert à l'idée de voir OpenAI devenir une entreprise commerciale. Mais au final, il n'en est pas devenu le patron... et n'est toujours pas aller sur Mars.

Source : Reuters