L'État français veut continuer le combat contre les mauvaises pratiques des plateformes d'e-commerce. Et pour cela, il met en place un outil d'importance !

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Le combat de l'État français contre Shein a laissé des traces. Si le gouvernement n'a pas finalement réussi à obtenir la suspension de la plateforme par la justice, il a tout de même pu obtenir le retrait des produits illicites, dont les fameuses poupées à caractère pédopornographique. Mais il ne compte pas s'arrêter là, comme on le voit avec cet outil qui voit le jour.

Naissance de la cellule VigE-commerce

2026 devait être l'année de la résistance à Shein, selon les propres mots du ministre des PME et du Commerce, Serge Papin. Et cette résistance va semble-t-il passer par VigE-commerce, une cellule de surveillance des plateformes de commerce en ligne qui permettra d'améliorer la coordination des services de l'État.

« On veut renforcer les capacités de réaction et de coordination de l'État. Il y a énormément de services qui sont compétents pour contrôler ces plates-formes d'e-commerce, avec de vrais pouvoirs pour intervenir. Mais on a besoin d'avoir un chef de file » a expliqué le ministère de l'Économie.

Ce projet était en préparation depuis plusieurs semaines. Et si l'attention de l'État a d'abord été éveillée par Shein, VigE-Commerce surveillera non seulement les grandes plateformes chinoises, mais aussi américaines, utilisées par les Français.

© Vernerie Yann / Shutterstock.com
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Plus d'une quinzaine d'administrations sont dans la boucle

La création de cette cellule découle d'une situation qui devenait urgente, si l'on en croit Bercy. « C'est la première fois que des acteurs du commerce posent un tel niveau de problème. Les événements exceptionnels se succèdent les uns aux autres. Des problèmes de vente de médicaments, de produits interdits comme les armes, des contenus pornographiques, des produits qui ne remplissent pas les normes en vigueur. La législation n'est pas respectée ou ces acteurs jouent avec le droit. Nous sommes obligés de fonctionner différemment » expose ainsi une source au journal Le Parisien.

Des référents VigE-Commerce vont ainsi être intégrés dans chaque administration concernée par la régulation des plateformes d'e-commerce. Et elles sont légion, puisqu'on retrouve notamment la Répression des fraudes (DGCCRF), la Direction générale des entreprises (DGE), l'Office anti-criminalité (OFAC) ou même, peut-être plus surprenant, une direction comme la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), du fait notamment de la vente de drones. Au total, plus d'une quinzaine d'entre elles vont participer à la cellule. De quoi obliger tout le monde à jouer selon les règles ?

Source : Le Parisien

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