L'affaire du vol, l'année dernière, d'informations confidentielles relatives au node 2 nm de TSMC entame son parcours juridique. Un an après le licenciement de plusieurs ingénieurs du géant taïwanais, les premières peines requises à leur encontre se précisent. Elles vont jusqu'à 14 ans d'emprisonnement.

Le logo de TSMC, pour illustration. © Shutterstock
Le logo de TSMC, pour illustration. © Shutterstock

Le secret industriel est une affaire sérieuse… encore plus, peut-être, quand on parle de Taïwan et de son fleuron TSMC, leader mondial pour la production de semi-conducteurs. Un peu moins d'un an après l'ouverture d'une enquête pour espionnage et vol de secrets industriels entourant le très perfectionné, et forcément très secret, protocole 2 nm du plus gros fondeur au monde, la justice taïwanaise commence à préciser les premières peines encourues après une longue phase d'enquête. Sans surprise, elles sont sévères.

Jusqu'à 14 ans de prison pour les ingénieurs les plus compromis

En l'occurrence, les ingénieurs et ex-employés de TSMC impliqués dans ce vol de secrets industriels font désormais l'objet de poursuites judiciaires.

Comme le rapporte WCCFTech, un article récent d'UDN suggère que ces derniers ont été reconnus coupables d'avoir effectivement enfreint le « National Security Act ». Un angle que la justice taïwanaise est autorisée à investir depuis 2022 lorsque la question des semi-conducteurs, hautement stratégique pour le pays, est soulevée. Le ministère public taïwanais réclame ainsi jusqu'à 14 ans d'emprisonnement pour au moins un des ingénieurs concernés.

L'affaire tombe sous le coup du « National Security Act » taïwanais

Quant au contexte précis, UDN explique que de 2023 au début d'année 2025, un des cadres de Tokyo Electron Limited (TEL), qui compte parmi les fournisseurs de TSMC, a demandé à plusieurs reprises à deux ingénieurs de TSMC en poste au moment des faits de filmer des technologies et des secrets industriels clés, afin de pouvoir optimiser les performances de certains équipements de gravure de TEL, et ce, en vue de décrocher in fine un plus gros contrat auprès de TSMC.

De précédentes informations laissaient enfin entendre que le système de sécurité interne de TSMC aurait détecté que des personnes tentaient d'accéder illégalement à la base de données de l'entreprise. On apprenait alors que les ingénieurs évoqués plus haut auraient utilisé leurs smartphones pour photographier ou filmer des documents sensibles, relatifs au procédé N2 du géant taïwanais.

Source : WCCFTech