L'intelligence artificielle devrait faire très mal à l'emploi à l'avenir. Et plusieurs millions de personnes en France pourraient rapidement être menacées !

Quand ChatGPT a commencé à exploser, très vite, on a commencé à se demander jusqu'où l'intelligence artificielle pourrait aller - et ce, notamment, au niveau du remplacement d'emplois existant actuellement. Une question qui devient toujours plus aigüe à mesure que la technologie se perfectionne. Et il n'y aurait pas de quoi être optimiste, si l'on en croit cette étude.
5 millions d'emplois menacés en France d'ici la fin de la décennie
Voilà une étude menée par la Coface et l'Observatoire des emplois menacés qui ne devrait pas faire plaisir. L'intelligence artificielle va faire très mal selon cette dernière, avec l'arrivée prochaine massive de l'IA agentique dans les entreprises.
Pour rappel, l'IA agentique est une IA capable de prendre des décisions autonomes à la suite d'instructions données, et qui accroît donc fortement le potentiellement d'automatisation des tâches de l'intelligence artifcielle.
L'étude montre ainsi que 16,3% des emplois publics et privés seront mis en danger par l'IA en France. C'est « près de 5 millions d'emplois en France [qui] sont menacés d'ici à la fin de la décennie. Or le pays compte environ 2,5 millions de chômeurs aujourd'hui. L'IA aura donc un impact macroéconomique » explique l'économiste Aurélien Duthoit.

Les métiers de cols blancs sont les plus en danger
Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, certains pays comme le Royaume-Uni (19,5%) ou les Pays-Bas (19%) se trouvent dans une situation encore plus compliquée. Quant à savoir qui seront les plus grandes victimes de ce bouleversement, sans surprise, ce sont les métiers en col blanc qui vont le plus subir.
« Tous les métiers qui ont une forte composante cognitive, ceux qui exigent un travail sur un support numérique, qui répondent à une demande d'expertise formalisée et qui traitent de l'information sont en danger » précise l'économiste Axelle Arquié. Même des métiers aussi importants et prestigieux qu'avocat ou bien ingénieur devraient ainsi faire les frais des avancées technologiques. Et vous, êtes-vous sur la route de l'IA ?
Source : Les Echos