Meta a décidé de supprimer le chiffrement des messages privés sur la plateforme Instagram. Une perspective qui s’inscrit dans un contexte de pression croissante des autorités sur les grandes plateformes numériques.

Depuis un peu plus de 3 ans, Meta proposait le chiffrement des messages privés (E2EE) sur sa plateforme Instagram, comme c'est le cas sur WhatsApp. Une protection très appréciée des utilisateurs, avec une fonctionnalité qui garantit que seulement l'expéditeur et les personnes avec lesquelles il communique peuvent voir ou écouter ce qui est envoyé, et que personne d’autre, pas même Meta, ne peut y accéder.
Instagram abandonne le chiffrement des messages privés
Toutefois, le géant américain a décidé de mettre un terme à cette sécurité sur le réseau Instagram. Un changement qui prendra effet dans quelques semaines, Meta précisant que des instructions dans la discussion indiqueront aux utilisateurs comment télécharger tous les contenus multimédias ou messages que ceux-ci pourraient vouloir garder.
Sur les pages de support Instagram, le message est on ne peut plus explicite : « Les messages chiffrés de bout en bout sur Instagram ne seront plus pris en charge à compter du 8 mai 2026. » Meta justifie cette décision en indiquant que la fonctionnalité de chiffrement de bout en bout dans les messages privés d’Instagram n’était que très peu utilisée par les utilisateurs.
Une fonctionnalité trop peu utilisée
Et pour cause, contrairement à WhatsApp où la fonction est activée par défaut, celle-ci nécessite sur Instagram une activation manuelle pour chaque conversation. Le chiffrement n’étant pas activé par défaut, encore fallait-il connaître l’existence de l’option et prendre l’initiative de l’activer dans les paramètres.
L’entreprise a donc décidé d’y mettre fin à compter du 8 mai prochain. Les personnes souhaitant continuer à bénéficier de conversations protégées par ce type de chiffrement sont invitées à se tourner vers WhatsApp, l'autre service de messagerie du groupe.
Cette suppression du chiffrement permettra également à Meta d’analyser, se besoin, les messages échangés afin d’y détecter d’éventuels contenus illicites. Parmi les cibles prioritaires figurent notamment les formes d’abus sexuels sur mineurs, un fléau déjà bien identifié sur la plateforme.
Aussi, de nombreuses autorités publiques et organismes de régulation accentuent depuis plusieurs années leurs exigences envers les grandes entreprises technologiques, avec un chiffrement de bout en bout en mesure de faciliter une forme de « safe place » pour les pédocriminels notamment.
Source : The Hacker News
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