Amazon n’a jamais caché son agacement face au piratage de ses séries exclusives. Mais cette fois, le géant américain ne s’est pas contenté de dénoncer ou de faire fermer quelques sites isolés. Il a choisi une approche plus frontale, plus structurelle, en s’attaquant directement à l’ossature technique d’un réseau organisé.

Et la justice américaine vient de lui donner raison. Après plus de deux ans de procédure, Amazon vient d’obtenir une victoire nette contre plusieurs sites spécialisés dans la vente de DVD pirates de contenus Prime Video, avec à la clé plusieurs millions de dollars de dommages et intérêts et surtout la saisie de noms de domaine.
Des DVD pirates vendus comme des produits officiels
L’affaire remonte à 2023, lorsque Amazon identifie plusieurs sites web commercialisant des coffrets DVD présentés comme des éditions légitimes de séries maison. Le problème ? Certaines de ces œuvres, comme The Rings of Power ou The Boys, n’ont tout simplement jamais été éditées en DVD par Amazon. Le doute n’était donc pas permis.
Les investigations menées par Amazon, appuyées par la Motion Picture Association, confirment rapidement la nature illicite de ces produits. Plus d’une vingtaine d’achats tests sont réalisés, tous aboutissant au même constat : les disques proviennent de sources pirates. Les sites incriminés (au moins huit, opérant sous différentes extensions) sont liés à un même groupe de sociétés et à un individu présumé basé en Chine.
Convoqués devant un tribunal fédéral californien, les défendeurs ne se présenteront jamais. Une stratégie d’évitement classique, déjà vue dans de nombreux dossiers de piratage, mais qui n’a pas empêché la justice américaine d’aller au bout de la procédure.
Une condamnation exemplaire, mais surtout stratégique
Au final, plus de 6 millions de dollars de dommages et intérêts pour atteinte aux droits d’auteur et contrefaçon de marques ont été requis par le tribunal. Une somme conséquente sur le papier, même si son recouvrement reste pour le moins incertain face à des acteurs étrangers peu coopératifs.
Néanmoins, l’essentiel n’est pas là. Le tribunal a surtout validé une injonction particulièrement large, autorisant le transfert des noms de domaine utilisés par ces sites pirates au profit d’Amazon. Registrars, registres de domaines et hébergeurs sont explicitement mis à contribution pour empêcher toute réapparition des plateformes concernées.
Mieux encore, la décision ouvre la porte à une extension future de l’injonction à d’autres sites qui seraient opérés par les mêmes acteurs. Une manière de limiter le jeu du chat et de la souris, où chaque fermeture se traduisait jusqu’ici par l’ouverture d’un nouveau domaine.
Dans cette affaire, Amazon envoie donc un message clair aux fraudeurs. La lutte contre le piratage ne se joue pas seulement sur le terrain du contenu, mais sur celui de l’infrastructure. Et c’est sans doute là que cette victoire judiciaire prend tout son sens.
Source : Torrent Freak
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