Les opérateurs autrichiens veulent le remboursement d'une partie des licences UMTS

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Le 04 décembre 2003
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Rackettés par les gouvernements européens en pleine bulle spéculative, les opérateurs UMTS organisent la contre attaque en demandant le remboursement d'une part

Rackettés par les gouvernements européens en pleine bulle spéculative, les opérateurs UMTS organisent la contre attaque en demandant le remboursement d'une part

Il manque 100 milliards d'euros à l'industrie des télécoms ! Rackettés par les gouvernements européens en pleine bulle spéculative de l'internet, les opérateurs UMTS organisent la contre attaque en demandant le remboursement d'une partie des licences.

Ainsi, selon LeFigaro, six compagnies de téléphonie mobile, Mobilkom Austria (Telekom Austria), 3G Mobile Gbmh (Telefonica), Connect Austria (One), Tele.Ring (Vodafone), Max Mobil (Deutsche Telekom) et Hutchison Whampoa estiment que l'État autrichien n'a pas respecté la procédure lors de la mise aux enchères de fréquences UMTS (Universal Mobile Telecommunication System) en 2000 et exigent le remboursement, par l'État autrichien, de 140 millions d'euros correspondant à la TVA sur l'achat des licences de «troisième génération».

Si la justice devait donner raison aux opérateurs autrichiens, une telle décision pourrait faire jurisprudence, en particulier en Grande-Bretagne et en Allemagne, deux pays qui avaient eu la bonne idée d'organiser des enchères, auxquelles les opérateurs n'avaient pas osé renoncer par peur d'être délaissés par leurs investisseurs. En France, le gouvernement avait finalement été un peu plus raisonnable, en particulier suite au critiques d'un Martin Bouygues, pas franchement emballé d'avoir à payer un tel impôt sur l'innovation...

Preuve que l'UMTS a besoin d'oxygène, l'opérateur asiatique Hutchinson Whampoa, pionnier de la 3G en Europe avec sa marque "3", présente en Autriche, Italie et Grande Bretagne, vient d'annoncer qu'il allait devoir à nouveau investir près de 2 milliards d'euros, portant le total de ses investissements à 20 milliards d'euros, pour atteindre ses objectifs commerciaux.

Quelques mois avant le lancement de l'euro et mis devant la nécessité d'équilibrer leurs budgets afin de répondre aux critères de maastricht, les gouvernements européens avaient alors ponctionné près de 100 milliards d'euros à leurs différents opérateurs 3G, accélérant voire provoquant la crise des télécoms et entraînant un endettement record de certains groupes. Reste à savoir si ces mêmes gouvernements auront la sagesse de réinjecter, au moins sous la forme de crédits d'impôts, un peu d'argent dans une industrie encore convalescente.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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