La fraude à la carte bancaire reste mineure

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Le 17 août 2001
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Le taux de fraude à la carte bancaire en légère augmentation reste toutefois modeste, notamment pour le nombre de paiements illégaux effectués sur la toile

Le taux de fraude à la carte bancaire en légère augmentation reste toutefois modeste, notamment pour le nombre de paiements illégaux effectués sur la toile

Une étude de la société britannique Datamonitor communiquée en exclusivité à l'agence de presse Reuters indique que les craintes d'une explosion des fraudes à la carte bancaire liées au commerce électronique s'avèrent largement exagérées, même si le nombre de fraudes recensées en Europe a connu une modeste hausse.

C'est en Grande-Bretagne que les fraudes à la carte bancaire ont connu la plus forte augmentation avec un doublement du nombre de plaintes en 2000 contre une hausse moyenne de l'ordre de 65% en Europe occidentale.
Dans les cinq plus grands pays européens que sont l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et l'Espagne, la délinquance liée aux cartes piratées représentait 759,2 millions d'euros en 2000, dont 468,89 millions pour le seul Royaume-Uni.

Le cas de la Grande-Bretagne s'explique par la forte présence dans ce pays de cartes dites de crédit, en plus des cartes spécifiquement bancaires, utilisées pour régler des achats importants, alors que les Européens du continent préfèrent avoir recours aux emprunts et autres produits financiers.

Bien qu'il soit difficile de mesurer exactement le nombre de paiements illégaux effectués sur la toile, l'étude évalue le taux de fraude à 0,06% en Europe, soit moins d'une transaction sur 1.500.

Des chiffres à comparer à ceux concernant les Etats-Unis, où cette forme de criminalité a connu en 2000 une hausse de 20%, après quatre années consécutives de baisse, pour une valeur d'environ un milliard de dollars et un taux de transaction frauduleuse d'une sur 2.500.

La même source précise que la lutte contre la fraude devrait porter ses fruits grâce à l'utilisation croissante de cartes à puce, dont la France a été le pionnier, et qui pourront bientôt contenir assez de données pour recourir à des systèmes d'identification sophistiqués, fondés sur l'adresse du titulaire, la reconnaissance de ses empreintes digitales ou de sa voix.

Les centres d'autorisation de transactions seront, en outre, équipés de nouveaux programmes de recoupement, qui permettront de détecter les dépenses inhabituelles opérées avec une carte ou une utilisation simultanée d'une même carte dans deux pays différents.

Pour contrer l'augmentation du nombre de fraudes sur Internet, où seuls le numéro de la carte et sa date d'expiration suffisent à valider un achat, les acteurs du marché soutiennent la généralisation des lecteurs domestiques de cartes à puce, la mise en place de la signature électronique, le cryptage de plus en plus puissant des données, voire l'adoption de puces capables d'envoyer un signal d'authentification par ultra-sons vers l'ordinateur.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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