L’Aiper IrriSense 2 reprend la formule du premier modèle, déjà convaincante, mais améliore son système de cartographie. Plus simple à configurer, plus précis et plus agréable à utiliser, cet arroseur automatique connecté reste toutefois perfectible sur quelques points logiciels.

L’Aiper IrriSense 2 ne bouleverse pas la recette de l’arrosage automatique sans installation fixe. Comme son prédécesseur, que nous avions bien accueilli en 2025, il promet d’arroser une pelouse ou un jardin sans avoir à enterrer des tuyaux ni à maîtriser des électrovannes. Pour le principe général et le fonctionnement de base, notre test de l’Aiper IrriSense 1 reste donc largement valable.

Cette deuxième génération reprend la même philosophie, mais quelques semaines d’utilisation suffisent à faire émerger sa vraie nouveauté. Elle ne se cache pas vraiment dans le cylindre posé sur la pelouse, mais dans la manière dont on lui apprend où arroser.

L'arroseur intelligent Aiper IrriSense 2. ©Nicolas Guyot
L'arroseur intelligent Aiper IrriSense 2. ©Nicolas Guyot

Le déballage et la mise en route

L'IrriSense 2 reste un produit massif (22,3 x 26,8 x 58,2 cm pour 4,8 kg), pensé pour vivre dehors les beaux jours, raccordé à un tuyau d’arrosage et à une prise électrique. C’est toujours l’un des points à anticiper avant l’achat : l’appareil ne fonctionne pas sur batterie. Il faudra donc disposer d’une alimentation extérieure à proximité (environ 10 mètres), ce qui peut limiter son intérêt dans certains jardins.

Le contenu de la boîte de l'Aiper IrriSense 2. ©Nicolas Guyot

Pour le reste, Aiper conserve l’un des vrais atouts du premier modèle : une installation simple et rapide. On branche l’appareil, on raccorde l’eau (tuyaux d’arrosage standards de 16 mm - 5/8" - et 19 mm - 3/4" - avec raccord rapide fourni), on ouvre l’application, puis on suit les étapes. En quelques minutes, le système est reconnu, connecté et prêt à fonctionner.

Dans l'ordre d'apparition, le filtre d'arrosage fixé à l'entrée d'eau du IrriSense 2, la prise électrique waterproof et le réservoir à engrais (recharges disponibles uniquement aux États-Unis). ©Nicolas Guyot

Bonne surprise, les mises à jour se sont aussi montrées nettement moins laborieuses que sur la première génération durant notre prise en main. Cela peut sembler secondaire, mais sur un produit connecté installé dehors, ce genre de détail peut vite agacer.

Ce qui change, et ce qui ne change pas

Sur le plan matériel, l’IrriSense 2 ne donne pas l’impression d’avoir été repensé de fond en comble. La recette reste la même : un arroseur rotatif intelligent, capable de gérer plusieurs zones (jusqu’à 10 cartes), de programmer des sessions et d’adapter l’arrosage à une carte définie dans l'application. L'appareil peut être déplacé si vous avez besoin de couvrir une pelouse éloignée ou, bien, fonctionner de concert avec d'autres IrriSense 2.

Aiper annonce jusqu'à 445 m² de couverture de surface par appareil et une portée pouvant atteindre 12 mètres selon la pression disponible. Dans les faits, comme toujours avec l’arrosage, le terrain, le débit d’eau et le vent auront leur mot à dire.

L'IrriSense 2 est solidement fixé au sol à l'aide de 4 longues chevilles en plastique. Le manomètre se situe tout au-dessus de l'appareil et le voyant vert sert à détecter la pluie, mais aussi à déclencher un arrosage manuel et à indiquer le statut de l'appareil. ©Nicolas Guyot

La vraie progression vient de la cartographie. Là où le premier IrriSense demandait un peu de patience voire de sang froid (réglage par vue satellite), la nouvelle version de l’application rend la délimitation des zones beaucoup plus intuitive. On apprend au système les contours de la surface à arroser comme on le ferait avec un robot tondeuse moderne. On dessine, on ajuste, on évite les bordures, les terrasses ou les zones à ne pas tremper. Le résultat est précis, dans l’ensemble assez impressionnant.

Autre bonne surprise, le niveau sonore nous a paru mieux maîtrisé, possiblement grâce à une buse revue et, effectivement, un peu plus douce pour les racines de nos graminées de gazon préférées. Pour le bruit, faute de mesure comparative avec l’ancien modèle, mieux vaut rester prudent, mais la première mise en route nous a agréablement surpris et le système se fait vite oublier quand on est dans la maison.

La définition de la zone d'arrosage a énormément progressé. La programmation est toujours aussi simple. ©Nicolas Guyot

Tout n’est pas parfait pour autant. Le capteur de pluie s’est montré capricieux au départ, avant de rentrer dans l’ordre après quelques mises à jour logicielles et micro-logicielles. Ce dernier peut aussi être sensible en cas d’éclaboussures lors d’une session d’arrosage. À savoir. Plus gênant, l’application ne permet plus, à ce stade, de stopper facilement à l’avance la prochaine session programmée. Pour un produit censé automatiser l’arrosage sans frustrer l’utilisateur, c’est une régression assez étonnante.

Mais ne jetons pas cet arroseur intelligent avec l’eau du jardin, l’appli demeure dans l’ensemble simple à utiliser. Le déclenchement manuel d’un arrosage se fait en 2-3 clics seulement - on choisit le terrain à arroser, la quantité d’eau et on déclenche ! - et la programmation est aussi facile que l’utilisation d'un agenda sur votre smartphone. Et si vous n’avez pas votre téléphone sur vous, une simple pression sur l’unique bouton de l’appareil vous permettra de déclencher une session d’arrosage.

À part l'absence de bouton pour interrompre un arrosage programmé avant son déclenchement, l'appli est toujours aussi simple et efficace. ©Nicolas Guyot

Enfin, le réservoir à engrais reste une promesse encore inaboutie en France, faute de produit compatible réellement disponible sur le site de la marque pour notre marché. Bonne nouvelle en revanche, les possesseurs du premier IrriSense peuvent bénéficier d’une mise à niveau gratuite, ce qui évite de transformer cette évolution surtout logicielle en frustration commerciale.

Aiper IrriSense 2 : l'avis de Clubic

Conclusion
Note générale
8 / 10

L’Aiper IrriSense 2 ne réinvente pas l’arrosage connecté, mais il améliore nettement un concept déjà très séduisant. Sans installation enterrée, sans tranchées ni système complexe à mettre en place, il s’impose comme l’une des solutions les plus simples et les plus efficaces du marché, peut-être même la plus convaincante aujourd’hui.

La cartographie progresse franchement, la précision impressionne et l’expérience gagne en fluidité. Tout n’est pas encore parfait, notamment côté application, mais cette deuxième génération confirme surtout une chose : Aiper tient là une excellente alternative aux systèmes d’arrosage traditionnels.

Les plus
  • Simplicité et rapidité de mise en route
  • Précision des zones d'arrosage
  • Nouvelle buse
  • Vitesse de mise à jour
  • Configuration des zones d'arrosage
Les moins
  • Impossible de supprimer un arrosage programmé (sans modifier la planification)
  • Alertes d’annulation pluie trop tardives
  • Réservoir à engrais inutilisable
  • À quand une version sur batterie ?