Test Razer DeathAdder v2 Mini : enfin une bonne souris gaming pour les petites mains

Nerces
Spécialiste Hardware et Gaming
15 août 2020 à 12h02
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Des souris, il en faut pour tous les goûts, toutes les habitudes et, surtout, toutes les formes de main. C’est sans doute la raison pour laquelle Razer a décidé de commercialiser une version plus compacte de son best-seller, la DeathAdder v2 Mini. La taille a donc été réduite, mais les fonctionnalités aussi et, fort heureusement, le prix également.

La DeathAdder première du nom est le modèle le plus vendu de chez Razer. Une souris tout autant saluée par la critique que par les utilisateurs et que son promoteur est parvenu à écouler à plus de 10 millions d’exemplaires, excusez du peu. Sans surprise, Razer a donc cherché à capitaliser sur son succès en sortant la DeathAdder v2 en mars dernier, mais nous ne nous attendions pas à voir débouler quelques semaines plus tard, une version « rikiki ». Pour cet épisode de Chérie, j’ai rétréci la souris, Razer souffle le chaud et le froid : il a conservé certains des principaux atouts du modèle « grande taille », mais il a aussi opéré quelques revirements plus discutables, au moins sur le papier.

Une copie conforme - en plus petite - de la DeathAdder v2 © Nerces pour Clubic

Fiche technique de la Razer DeathAdder v2 Mini

Comme souvent, Razer ne propose qu’une seule version, qu’une seule déclinaison de sa DeathAdder v2 Mini. Elle n’existe qu’en noir et que pour droitiers. Pour le reste, il s’agit comme le fabricant le souligne de toucher un public plus large, celui des « petites mains », tout en conservant une ergonomie « dérivée de celle de la gamme DeathAdder ».

La Razer DeathAdder v2 Mini, c’est :

  • Prise en main : droitier
  • Capteur : PixArt PMW3359 (optique)
  • Contacteurs : Razer (70 millions de clics)
  • Sensibilité : 200 – 8 500 points par pouce, par pas de 100 ppp
  • Fréquence : 125, 500 ou 1 000 Hz
  • Nombre de boutons : 6, tous programmables, 1 molette
  • RVB : oui, Razer Chroma sur 1 zone (16,8 millions de couleurs)
  • Dimensions : 114 x 56 x 38 mm
  • Poids : 62 g
  • Type de connexion : filaire, USB (câble Speedflex de 1,8 mètre)
  • Logiciel : oui, Razer Synapse 3
  • Prix et disponibilité : déjà disponible, à 59,99 €

Il nous faudra vérifier l’importance de cette modification, mais si vous connaissez la DeathAdder v2, vous aurez tout de suite remarqué le changement de capteur optique : on troque ici le Focus+ conçu en interne chez Razer pour un plus classique PixArt PMW3359. La sensibilité y perd… sensiblement. En revanche, la souris est plus petite – normal, c’est une « mini » – plus légère aussi alors que le tarif fond d’exactement 20 euros.

Dommage, la molette n'intègre pas de clics latéraux © Nerces pour Clubic

Chérie, j’ai rétréci la souris

Histoire de bien comparer les choses, nous avions pris soin d’avoir la grande sœur à proximité au moment de sortir la DeathAdder v2 Mini de sa boîte. La ressemblance entre les deux n’est pas seulement frappante, elle fait même sourire. On a l’impression d’avoir le modèle réduit de la souris que nous testions il y a seulement quelques semaines. Depuis la forme de ses boutons principaux, jusqu’au galbe de sa base, tout semble rigoureusement identique… à l’échelle 1 :1,11 ! Pour tout vous dire, même le câble a été réduit : il perd 30 centimètres à 1,8 mètre.

Heureusement, Razer n’est pas revenu sur un modèle classique et il s’agit toujours d’un Speedflex. On peut le plier dans tous les sens et il donne l’impression d’avoir une cordelette entre les mains. Hélas, Razer ne permet toujours pas de débrancher aisément ce câble, sans ouvrir la souris dirons-nous. Pour le reste, le design de la DeathAdder v2 Mini est sans surprise, identique à celui de la grande sœur : les amateurs apprécieront alors que les détracteurs seront déçus. Nous appartenons à la première catégorie et nous louons l’élégance d’une souris qui conserve une certaine simplicité.

Le logo Razer intègre l'unique zone RVB de la souris © Nerces pour Clubic

La caractéristique principale de cette DeathAdder v2 Mini réside dans ses dimensions contenues qui en font un modèle destiné avant tout aux petites et moyennes mains. Les grandes s’accommoderont de ses 114 millimètres de long pour 56 de large, mais elles ne seront pas à l’aise. Reste que, enfin, les petites mains sont à même d’atteindre tous les boutons sans continuellement se déplacer. Les moyennes auront, elles, le loisir de choisir entre une prise en main du bout des doigts (finger tip grip) ou façon griffe (claw grip). Suffisamment rare pour être souligné.

Trois patins en PTFE sont disposés sous la souris pour une glisse très agréable © Nerces pour Clubic

Notons que les plus grandes mains seront aussi désavantagées pour jouer de la roulette. Celle-ci est un modèle simple (pas de clic latéral, pas de débrayage), mais elle sera trop en arrière sur l’index pour que les choses soient confortables. Les dimensions de la DeathAdder v2 Mini ont une autre conséquence : la souris est très légère. À 62 grammes, c’est un modèle que l’on manipule sans aucune fatigue, des heures durant, mais une telle légèreté peut troubler. Pas grand-chose à redire en revanche sur les revêtements employés par Razer.

Ils sont identiques à ceux de la grande sœur, marquent peu et la transpiration ne pose guère de problème. De prime abord, on regrette que Razer ait fait disparaître les inserts « rugueux » sur les deux côtés. En réalité, le constructeur a opté pour des grips autocollants. Ce n’est pas idéal à mettre en place, mais cela permet de les changer lorsqu’ils sont usés. Enfin, Razer utilise la même matière pour les patins : trois pièces en polytétrafluoroéthylène – ou PTFE – qui assurent une bonne glisse, même si la céramique employée par certains concurrents est encore plus efficace.

Lorsqu'ils seront usés, les grips pourront être remplacés © Razer

PixArt PMW3359, descente en gamme

Vous l’aurez compris, côté esthétique ou design, il n’y a guère de critiques à formuler à l’encontre de la DeathAdder v2 Mini. En revanche, nous sommes un peu déçus de voir certains choix opérés par Razer en matière de conception interne. Enfin, un choix en particulier à vrai dire. On ne comprend pas pourquoi le fabricant américain a ainsi décidé de remiser l’excellent capteur Focus+ qu’il a conçu spécifiquement pour la DeathAdder v2. Sur la version Mini, il est effectivement remplacé par un beaucoup plus classique modèle de chez PixArt.

Entendons-nous bien, le PMW3359 est un capteur optique plus que convenable. Il peut grimper jusqu’à 8 500 points par pouce de sensibilité ce qui doit permettre de convenir à la très grande majorité des situations, des utilisateurs. Reste qu’il n’est pas aussi performant que le Focus+. Ce dernier se permet le luxe d’atteindre 20 000 ppp et sa précision est proche de la perfection. Razer lui-même évoquait une « précision de résolution de 99,6% ». Le fabricant est d’ailleurs bien embêté pour trouver des qualificatifs louant le PMW3359.

Un galbe prononcé pour une souris plutôt « dodue » © Nerces pour Clubic

Nous comprenons, bien sûr, qu’il s’agit pour Razer de réduire les coûts et, fort heureusement, la DeathAdder v2 Mini est commercialisée 20 euros de moins que sa grande sœur. Mais on ne comprend pas bien pourquoi avoir une petite main obligerait à utiliser une souris de moindre sensibilité ? La sensation est moins nette, mais nous avons aussi une impression de moins grande souplesse en manipulant la molette qui paraît un peu plus dure et un peu plus crantée que son homologue sur la DeathAdder v2.

Rien à redire en revanche du côté des switchs utilisés sur les boutons. Ils sont rigoureusement identiques à ce que l’on retrouvait précédemment et Razer les certifie à nouveau pour 70 millions de clics, largement le temps de voir venir. Enfin, nous perdons encore une fois un peu au change en ce qui concerne la mémoire embarquée. Razer ne communique pas directement sur la capacité de cette mémoire, mais il n’évoque plus que trois profils enregistrables quand il était question de cinq sur la DeathAdder v2. Rien de trop grave, vous en conviendrez.

La fonction Hypershift compense le faible nombre de boutons © Nerces pour Clubic

Razer Synapse et fonction Hypershift

Si vous suivez avec nous les produits Razer ou que vous disposerez vous-mêmes d’un périphérique du constructeur américain, vous connaissez vraisemblablement le logiciel Synapse. Il accompagne depuis maintenant plusieurs années tous les accessoires, tous les portables du fabricant et il a bien progressé de sorte qu’aujourd’hui son interface, ses fonctionnalités n’ont plus grand-chose à envier à ses principaux concurrents… si ce n’est, peut-être, l’espace disque que l’ensemble de la suite logicielle peut monopoliser.

Les réglages ne sont pas aussi nombreux que chez certains concurrents © Nerces pour Clubic

En effet, à côté du module de base, Synapse propose l’installation des Chroma Connect, Studio et Visualizer, l’installation de Hue, d’un module de macros et du module Nanoleaf. Au total, cela prend plus de 600 Mo et nous ne parlerons donc ici que de « l’essentiel », Synapse. Il se découpe en quatre parties. L’onglet « personnaliser » permet de définir quelle fonction attribuer à quelle commande et il est toujours bon de rappeler que Razer reste fidèle à sa technologie Hypershift qui associe une seconde fonction à chaque commande, fonction que l’on active via le raccourci éponyme.

Les options d'éclairage sont plus que suffisantes © Nerces pour Clubic

À côté, un onglet est dévolu aux « performances » : on y règle la sensibilité de 200 à 8 500 ppp par paliers de 100 ppp, on modifie la fréquence d’interrogation (125, 500 ou 1000 Hz) et… c’est tout. L’onglet « éclairage » vient paramétrer l’unique LED présente sur la souris (logo Razer). Enfin, l’onglet « calibrage » permet d’ajuster le suivi de la souris en fonction de la surface utilisée. Pour être tout à fait honnête, nous n’en voyons pas bien l’intérêt avec ce capteur, mais certains utilisateurs seront peut-être plus convaincus que nous.

Nous l’avons dit, ces divers réglages peuvent prendre la forme de profils utilisateurs que l’on va stocker dans la mémoire interne de la souris. La limite est fixée à trois et cela permet d’emporter ses réglages avec soi, sans avoir à réinstaller Razer Synapse.

© Razer

Razer DeathAdder v2 Mini : l'avis de Clubic

Dans l’absolu, la DeathAdder v2 Mini est une bonne voire une très bonne souris. Elle est compacte, agréable à manipuler, légère et parfaitement équilibrée. La précision de son capteur est tout à fait correcte et les paramètres peuvent être enregistrés directement dans la mémoire de la souris. Reste que quand on l’a entre les mains, on ne peut s’empêcher de la comparer à la DeathAdder v2. On se demande alors pourquoi les utilisateurs avec de petites mains n’auraient pas droit au capteur Focus+ ? Pourquoi devraient-ils jongler entre trois profils ou se contenter du réglage de la sensibilité du capteur sur une seule direction ? Des d’éléments qui disparaissent entre la DeathAdder v2 et la DeathAdder v2 Mini et que le constructeur tente de justifier par un prix 20 euros inférieur… Remarquez, cela se justifie pas mal finalement 😊

Razer DeathAdder v2 Mini

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Version miniature de la DeathAdder v2, cette « Mini » est une très bonne souris gaming. Précise, confortable et dotée d'un design agréable, elle souffre toutefois de la comparaison avec sa grande soeur. On regrette que Razer ait opté pour un capteur moins performant, mais il se fait en partie pardonner en ajustant le tarif, moins de 60 euros.

Les plus

  • Souris pensée pour les petites mains
  • Excellente ergonomie, confort de bon aloi
  • Grips ajustables et remplaçables
  • Câble speedflex toujours aussi efficace
  • Capteur précis, switchs remarquables
  • Trois profils stockés en mémoire

Les moins

  • Uniquement pour droitiers
  • Capteur moins performant que sur la DeathAdder v2
  • Une seule zone RVB
  • Câble non détachable
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