AMD Trinity : un Bulldozer dans un portable ?

Il y a un peu plus d'un an, AMD introduisait Fusion, c'est-à-dire l'association sur un même morceau de silicium du processeur et du cœur graphique. Le concept d'APU (comprendre Accelerated Processing Unit) était enfin matérialisé, et Zacate et Ontario en étaient les deux premiers représentants.

Ces deux puces étaient destinées en priorité aux netbooks et PC portables d'entrée de gamme. Pour voir Fusion débarquer sur les ordinateurs de bureau, il faudra attendre Llano, l'été dernier. Et si le degré d'innovation apportée par cette solution associant partie graphique et cœurs x86 était conséquent pour AMD, l'ex-fondeur s'était à l'époque contenté d'utiliser, pour la partie processeur, les vieillissants cœurs Stars, hérités de l'architecture K10.

Il fallait attendre l'arrivée de Bulldozer pour voir AMD faire évoluer son offre en la matière, avec une toute nouvelle micro-architecture destinée, jusqu'à présent, aux ordinateurs de bureau. Avec Trinity, AMD propose donc une nouvelle gamme d'APU, dotée cette fois des cœurs x86 de dernière génération, tandis qu'il fait également évoluer la partie graphique et effectue quelques ajustements au sein de son architecture.

Pour le moment, AMD ne propose que des puces destinées aux ordinateurs portables : l'occasion de comparer Trinity à l'ancienne génération d'APU Llano, ou encore à une solution à base de processeur Intel et de GPU NVIDIA. Comment se comporte Trinity face à cette concurrence ? Réponses dans les lignes suivantes !

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Trinity : au nom du père, du fils et du Piledriver

Comme nous le disions en introduction, Llano représentait jusqu'alors ce qu'AMD avait fait de mieux en terme d'APU. Les performances étaient là en ce qui concerne la partie graphique, notamment lorsqu'on la comparait à l'époque avec le HD 3000 d'Intel, et même encore aujourd'hui par rapport au HD 4000 (voir le test de Ivy Bridge). Malheureusement, la partie processeur et donc les cœurs x86 hérités des Phenom II se montraient bien limités face à l'offre d'Intel. Pour Trinity, AMD a donc introduit au sein de son APU des cœurs de nouvelle génération, hérités des fameux Bulldozer présentés en octobre dernier, afin de les rendre plus performants que ceux de la génération Llano.

Pour une information complète sur cette nouvelle micro-architecture, nous vous renvoyons vers l'article de Julien (FX 8150, alias Bulldozer, le nouveau processeur 8 coeurs d'AMD). Nous nous contenterons ici de décrire les optimisations réalisées par AMD, puisque l'ex-fondeur a fait évoluer les cœurs Bulldozer pour parvenir aux Piledriver qui prennent place au sein de ses APU de dernière génération, succédant ainsi aux Husky qui officiaient sur Llano. La promesse d'AMD ? Un rapport performance / consommation qui grimpe de 29% pour les puces mobiles qui nous intéressent aujourd'hui, par rapport aux cœurs Husky (contre un gain annoncé de 26% sur les versions desktop).

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Des résultats obtenus notamment par une hausse des fréquences : la meilleure des APU Trinity atteint au lancement 3,2 GHz, contre 2,4 GHz pour la figure de proue Llano, le A8-3510MX, et ce à finesse de gravure constante, puisque le procédé de fabrication reste en 32 nm. La version desktop pourra même atteindre les 4 GHz d'après AMD.

Mais là n'est pas la seule explication, l'architecture issue de Bulldozer ayant également sa part de responsabilité dans ces gains de performances annoncés. Une architecture qu'AMD a optimisée, du remaniement du module de prédiction de branchement à un scheduler amélioré en passant par des optimisations au niveau des caches, et notamment un cache TLB de premier niveau plus large. Alors que certaines instructions devraient s'exécuter plus rapidement, AMD dit avoir accru l'efficacité du cache L2 partagé alors que certains problèmes liés à la fabrication et aux courants de fuite auraient été résolus. Rien ne change concernant la quantité de mémoire cache par rapport à Llano, même si la structure du cache est évidemment différente du fait du changement d'architecture : chaque module dispose de 2 Mo de mémoire cache partagée de second niveau, soit un total de 4 Mo pour une APU Trinity en configuration quadri-cœurs. Le cache L1 propose quant à lui 64 Ko pour les instructions et 64 Ko pour les données. Et comme sur Llano, mais contrairement aux processeurs de bureau basés sur Bulldozer, Trinity ne dispose pas de cache de niveau 3.

Cœur graphique : Northern Islands et rien d'autre

Alors que les APU Llano de la série A étaient pourvues d'un cœur graphique « Sumo », hérité de la génération des Radeon HD 5670, les APU Trinity embarquent quant à elles une partie graphique de génération Northern Islands, c'est-à-dire celle des Radeon HD 6000. Malgré les dénominations en 76xx (nom de code « Thames »), les APU Trinity ne disposent donc pas de Southern Islands et de ses Core Next, mais bien d'une classique architecture Radeon que nous avons pu détailler dans notre article sur les Radeon HD 6950/6970. À noter que le département marketing AMD appelle dorénavant les cœurs Radeon de ses puces Trinity des Radeon Core 2.0.

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Si les générations sont différentes, les architectures sont comparables : on retrouve ainsi les unités SIMD (Single Instruction Multiple Data) en configuration VLIW4 qui sont ici au nombre de 6 alors qu'elles n'étaient que 4 ou 5 sur les APU Llano. Sauf qu'auparavant, chacune de ces unités renfermait 80 processeurs de flux, pour un total variant de 320 à 400 processeurs de flux. Sur Trinity, on ne compte que 64 processeurs de flux par unités SIMD, pour un total atteignant 384 au maximum. Si le nombre d'unités de calcul diminue, le nombre d'unités de texture évolue légèrement pour passer à 24 (contre 20 pour les Llano de la série A8), alors que le nombre d'unités ROP stagne à 8. Naturellement, cette partie graphique prend en charge DirectX 11, OpenCL 1.1 et DirectCompute 11. Mais point n'est question de DirectX 11.1.

Côté fréquences de fonctionnement, sachez que les cœurs graphiques présents au sein des APU Trinity officient tous à 497 MHz, et peuvent grimper jusqu'à 686 MHz pour certains. C'est donc plus rapide que les 600 MHz dont étaient capables les meilleures APU A8 Llano. Aucune indication concernant les fréquences de la mémoire, puisque c'est bien dans celle du système que le cœur graphique viendra piocher, en utilisant l'UNB que nous allons immédiatement évoquer.

Une base Llano et quelques nouveautés

Malgré l'introduction de nouveaux cœurs x86 ou d'une partie graphique plus performante, Trinity reste grandement basée sur Llano. AMD a toutefois effectué quelques ajustements par rapport à son ancienne architecture.

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Trinity introduit la notion d'Unified Northbridge (ou UNB). Puisque la bande passante mémoire est la clé pour des performances graphiques ou de calcul élevées, la marque a soigné ce point. L'UNB se présente comme une plateforme d'échange gérant les requêtes en accès mémoire du processeur et de la partie graphique de l'APU. Ce northbridge unifié embarque un contrôleur mémoire crossbar et pilote de la mémoire DDR sur deux canaux tout en s'interfaçant avec le Radeon Memory Bus (RMB, bus 256-bit). Ce dernier est dédié à la seule partie graphique de l'APU et s'accommode de la mémoire DDR, tout en s'affranchissant de certains contrôles de cohérence, et offre au GPU un accès à la mémoire système. Techniquement, le contrôleur mémoire prend en charge deux canaux de DDR3 avec une fréquence maximale de 1 866 MHz pour les versions desktop uniquement, les APU mobiles supportant une fréquence maximale de 1 600 MHz. Notez également que les APU Trinity embarquent un contrôleur PCI-Express 2.0, gérant 24 lignes comme pour Llano. La prise en charge du PCI-Express 3.0 passe donc à la trappe.

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Comme par le passé, le chipset est relié à l'APU via une connexion appelée Unified Media Interface. Un chipset qui, par ailleurs, n'évolue pas. Avec Llano, AMD inaugurait sa nouvelle plateforme Lynx, reconduite sans surprise par le constructeur. Notre PC portable de test est ainsi équipé d'un chipset A70M (Hudson-M3), pourvu de 6 ports SATA 6 Gbps, de 4 ports USB 3.0 et d'une dizaine de ports USB 2.0. Il gère un rail PCI-Express 4x et dispose d'une enveloppe thermique variant entre 2,7 et 4,7 Watts.

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AMD inaugure en revanche son HD Media Accelerator, qui comprend l'UVD (Unified Video Decoder) de troisième génération, mais également l'Accelerated Video Converter, qui prend en charge l'encodage matériel en H.264, des optimisations pour les scènes rapides, une qualité de compression variable ou encore le multiplexing audio / vidéo. L'UVD3 reste quant à lui compatible avec les formats H.624, AVCHD, VC-1, MPEG-2, MVC (Blu-ray 3D) ou encore MPEG-4 et DivX. Le décodage Bitstream est évidemment assuré tandis que le circuit audio 7.1 supporte le PCM, l'AC-3, l'AAC, le DTS, le Dolby TrueHD et le DTS Master.

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Enfin, Trinity étend les possibilités de la technologie Eyefinity en proposant la gestion de quatre affichages grâce à trois contrôleurs indépendants et à la connectique DisplayPort 1.2, le quatrième affichage étant obtenu par daisy-chain. Toutefois, cette possibilité reste limitée au haut de la gamme Trinity mobile, à savoir le A10-4600M. Au contraire, toutes les APU desktop en disposeront, des A6 aux A10. Autre limitation : seules les APU A8 et A10, qu'elles soient mobiles ou non, bénéficieront de la technologie AMD HD3D, les APU A6 en étant privées.

Les puces Trinity

De ces changements résulte une augmentation raisonnable de la taille de la puce, qui passe de 228 mm² pour Llano à 246 mm². Le nombre de transistors évolue également, puisque l'on arrive au total de 1, 303 milliard d'unités, contre 1,178 milliard pour les APU d'ancienne génération, si AMD ne s'est pas trompé dans son décompte. La finesse de gravure stagne en revanche à 32 nm toujours avec SOI, alors que dans le même temps, Intel inaugure un procédé en 22 nm avec Ivy Bridge.

L'arrivée de Trinity est enfin l'occasion pour AMD de proposer des APU de la série A dont l'enveloppe thermique n'excède pas 17 W. C'est moins que les Zacate (série E) et ça devient comparable avec ce qui existe chez Intel. Les nouvelles APU mobiles d'AMD se voient ainsi dotées d'un TDP allant de 17 à 35 W, alors que la génération Llano voyait ces chiffres évoluer entre 35 et 45 W. Pour les APU destinées aux ordinateurs de bureau, cette enveloppe thermique stagne en revanche entre 65 et 100 W, comme c'était déjà le cas pour Llano.

Le Turbo Core passe en 3.0

Parmi les nouveautés introduites par Trinity, évoquons le passage en version 3.0 de la technologie Turbo d'AMD. Le principe, pour rappel, est d'utiliser au mieux l'enveloppe thermique dont dispose l'APU pour augmenter les fréquences de fonctionnement en fonction des besoins applicatifs. La nouveauté, c'est que Turbo Core augmente dynamiquement la fréquence de fonctionnement des cœurs x86 mais aussi, et c'est nouveau, la fréquence de fonctionnement du cœur grapique. Ainsi, lorsque vous jouez, la fréquence du GPU augmente jusqu'à 20% tandis que les cœurs x86 demeurent à leur fréquence de base. Quand ce sont au contraire ces derniers qui sont davantage sollicités par une application Windows quelconque, leur fréquence peut grimper de 19%.

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Un fonctionnement tout à fait sensé, incluant enfin la partie graphique, comme sous Sandy Bridge et Ivy Bridge, mais qu'il nous a malheureusement été impossible de vérifier, puisqu'aucun logiciel ne peut, à l'heure où nous écrivons ces lignes, contrôler les fréquences de fonctionnement du cœur graphique.

En revanche, CPU-Z est parvenu à nous fournir les indications concernant les cœurs x86, indications qui correspondent aux dires d'AMD. Notez enfin que contrairement à une solution utilisant un CPU Intel et un GPU NVIDIA, celle d'AMD ne peut souffrir du choix des constructeurs de privilégier tel ou tel composant. AMD dispose donc, sur le papier, des meilleurs atouts pour maîtriser au mieux sa technologie Turbo.

Power-Gating à tous les étages, mais pas de Zero Core

S'il est un domaine où les problématiques de consommation sont importantes, c'est bien celui de l'ordinateur portable. À ce titre, il est intéressant de voir débarquer dans les nouvelles APU les mécanismes de power-gating et de clock-gating qui visent à arrêter ou suspendre l'alimentation de certaines zones de la puce en cas d'inactivité. Le northbridge, le contrôleur PCI-Express ou le module d'affichage sont concernés, alors que le contrôleur mémoire peut également adapter la fréquence de la DRAM afin de réduire la consommation d'énergie. Le mode C6 fait également son apparition au sein d'une APU AMD alors que le contrôleur mémoire supporte la DDR3 basse tension, à 1,25V.

En revanche, faute d'architecture de type Southern Islands pour la partie graphique, point de technologie Zero Core qui, pour rappel, permet d'abaisser au maximum la consommation de la puce graphique lorsque celle-ci est au repos.

La gamme des APU Trinity

Pourquoi faire compliqué lorsque l'on peut faire simple : le numéro de modèle des nouvelles APU voit simplement leur premier chiffre incrémenté d'une unité. Le A8-4500 remplace ainsi le A8-3500. Ce dernier était par ailleurs le fleuron de la flotte Llano. C'est désormais le A10-4600, notre exemplaire de test, qui reprend ce rôle au sein de la gamme des puces mobiles. Notez que le haut de la gamme Trinity se contente de seulement 35 W, alors même qu'il dispose de 4 cœurs, tout comme le A8-4500M. Seules les APU A6 n'en proposent finalement que 2.

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Nous vous le disions plus haut, Trinity est pour AMD l'occasion de proposer des APU basse consommation, à l'image de certains processeurs Sandy Bridge ou Ivy Bridge chez Intel. Et AMD de choisir une nomenclature qui se rapproche de celle de son concurrent, puisque ces APU voient leurs noms se terminer par un 5. C'est le cas des A10-4655M et A8-4455M. En revanche, pas de distinction entre les APU possédant une enveloppe thermique de 17 ou 25 W, alors que c'est le cas chez Intel. Notez enfin que ces APU basse consommation ne bénéficient pas d'un contrôleur mémoire capable de gérer la DDR3 fonctionnant à 1 600 MHz, alors que les performances de la partie graphique ou des cœurs x86 sont évidemment revues à la baisse via une réduction des fréquences de fonctionnement.

Côté APU pour ordinateurs de bureau, les indications sont, pour la plupart, tout aussi valables, notamment en ce qui concerne le nombre de cœurs Radeon 2.0 de la partie graphique de l'APU. Seules différences notables : la présence de 4 cœurs pour les APU A6 et des fréquences bien supérieures à celles atteintes par les versions mobiles : jusqu'à 3,9 GHz pour les A6, 3,7 GHz pour les A8 et même 4 GHz pour les APU A10.

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Vous l'avez compris, AMD ne propose pour l'instant que des puces Trinity destinées aux ordinateurs portables. Pour les versions desktop, il faudra attendre. Nous avons donc pu tester la nouvelle puce mise à notre disposition au sein d'un prototype que nous allons évidemment mettre en concurrence non seulement avec une puce de génération Llano, mais également avec un processeur de la concurrence.

Détaillons tout d'abord la machine prêtée par AMD. Si Trinity nous faisait espérer des PC portables ultrafins venant concurrencer les ultrabooks, on peut dire que pour cette fois, c'est raté ! AMD nous a en effet livré un char d'assaut d'une autre époque qui ne brille ni par sa finesse, ni par son design, et dont le châssis ne rappelle pas grand-chose d'actuel. Rappelons toutefois que nous avons affaire ici à un prototype, qui ne reflète en rien ce qui sera proposé dans le commerce, et c'est heureux.

Pour cette machine de test, AMD nous propose son A10-4600M (le haut de la gamme Trinity) accompagné de 4 Go de mémoire vive DDR3 fonctionnant à 1 600 MHz (la fréquence maximale supportée par le contrôleur mémoire de l'APU), et d'un SSD Samsung 830 Series de 128 Go dont on connaît les excellentes performances. Pour ne pas favoriser Trinity, nous avons remplacé ce SSD par un disque dur 2,5 pouces fonctionnant à 5 400 tours par minute. Pour rappel, la partie graphique de l'APU, un Radeon HD 7660G, possède 384 processeurs de flux dont les fréquences doivent évoluer entre 497 et 686 MHz.

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En face, deux autres machines. La première, un Samsung 305V que nous testions dans notre comparatif d'ordinateurs portables en septembre dernier, est pourvu du fleuron de la gamme Llano, à savoir le A8-3510MX, dont la partie CPU contient quatre cœurs cadencés entre 1,8 et 2,5 GHz, tandis que le cœur graphique repose sur un Radeon HD 6620G. Ce dernier était complété par un Radeon HD 6470M qui, grâce au Dual Graphics d'AMD, pouvait fonctionner de pair avec l'APU pour former la combinaison HD 6640G2. On se régale toujours d'expliquer cette nomenclature si peu complexe...

Côté mémoire vive, le 305V dispose de 4 Go de DDR3 cadencés à 1 333 MHz alors que la partie stockage est assurée par un disque dur Hitachi de 750 Go de capacité et dont les plateaux tournent à la vitesse de rotation de 5 400 tours par minute.

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Enfin, nous avons utilisé l'Acer Aspire M3 pour concurrencer nos solutions AMD. Pour rappel, cet ultrabook (de 15,6 pouces) dispose du NVIDIA GeForce GT 640M de génération Kepler. Une puce graphique dotée de 1 Go de mémoire dédiée tandis que ses 384 cœurs CUDA fonctionnent, en théorie, à 625 MHz alors que nous sommes toujours en attente des pilotes NVIDIA Verde de la génération 300 pour ce Kepler... Ce portable Acer est mû par un Intel Core i5-2467M, dont les deux cœurs fonctionnent entre 1,6 et 2,3 GHz, en mode Turbo. Un processeur évidemment pourvu du HD 3000 d'Intel, que nous ne manquerons pas de comparer à la solution proposée par AMD.

Le constructeur a installé dans sa machine deux modules de 2 Go de DDR3 fonctionnant en double canal et cadencés à 1 333 MHz, pour ce qui est de la mémoire vive. Pour le stockage, notre modèle de test est pourvu d'un disque dur de 500 Go, de marque Toshiba, fonctionnant à 5 400 tours par minute. Une unité couplée à un SSD de 20 Go qui est utilisé en tant que cache, grâce à l'Express Cache de Diskeeper. Nous avons ôté ce SSD, afin de mettre ce portable à égalité avec nos deux autres modèles.

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Lors de la conférence de présentation de Trinity qui s'est tenue à Austin, Texas, AMD a clairement attiré l'attention sur le fait que les logiciels de benchmark n'étaient pas la seule vérité lorsqu'il s'agit de tester un nouveau composant et qu'il fallait également se fier à des applications de tous les jours, voire à son ressenti. Et nous sommes complètement d'accord avec cela. Ce qui ne nous empêche pas de vous livrer quelques résultats synthétiques de logiciels bien connus comme Cinebench, ScienceMark 2.0 ou Sandra 2012.

Cinebench 11.5

Grand classique des benchmarks donc, Cinebench est basé sur le moteur de rendu 3D de l'application professionnelle Cinema 4D de Maxon. Contrairement à Primordia, le programme est entièrement « multithreadé » et privilégie donc le nombre de cœurs.

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A10-4600M et A8-3510MX proposent tous deux 4 cœurs, mais l'APU de génération Trinity devait en principe l'emporter grâce à ses fréquences de fonctionnement plus élevées. Il n'en est rien, et c'est bel et bien le Llano A8-3510MX qui sort vainqueur de ce test. C'est Bulldozer qui est ici en cause, comme nous l'avions déjà remarqué lors du test dédié à cette architecture (voir FX 8150, alias Bulldozer, le nouveau processeur 8 coeurs d'AMD). Reste que les deux APU d'AMD sont devant le processeur Intel, il est vrai pourvu de deux cœurs seulement.

ScienceMark 2.0 - Primordia

Cet utilitaire exécute une série de calculs afin de déterminer la rapidité d'un processeur. La spécificité du test Primordia, à savoir un fonctionnement monothreadé, va en toute logique privilégier les CPU dont la fréquence de fonctionnement est la plus haute.

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Le Core i5-2467M, qui atteint 2,3 GHz sur ce test, devance assez largement les APU A8 et A10, alors même que ces dernières fonctionnent à des fréquences plus élevées (2,5 GHz pour le A8-3510MX, et 3,2 GHz pour le A10-4600M). La conception des processeurs est une explication, et on voit qu'une fois encore, le modèle Trinity est surpassé par le modèle Llano. Toutefois, nous avons également remarqué que la nouvelle APU d'AMD ne parvenait que très rarement à atteindre les 3,2 GHz sur ce test, sa fréquence ne dépassant la plupart du temps pas les 2,7 GHz. Problème de TDP ?

3DMark Vantage - CPU test

Le logiciel de Futuremark, en plus de tester les puces graphiques (nous y reviendrons), est également capable de voir ce que les processeurs ont dans le ventre.

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Sur ce test, le Trinity A10-4600M reprend de la vigueur et passe assez largement devant ses concurrents. Le gain de performances face au A8-3510MX est significatif : près de 10%.

PCMark 7

PCMark est capable de lancer une batterie importante de tests pour vérifier les aptitudes de nos trois portables dans divers usages, ainsi que les performances de leurs unités de stockage respectives. Le score donné est global et compile les capacités des notebooks dans ces différents domaines.

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Comme nous l'expliquions en page précédente, il nous fallait mettre sur un pied d'égalité nos trois portables. Tous sont donc équipés d'un disque dur fonctionnant à 5 400 tours par minute, fournissant d'ailleurs un score très proche sous PCMark 7 : 1 361 points pour le disque de l'Acer M3, 1 244 points pour celui que nous avons placé dans le prototype AMD, et 1 412 points pour l'unité se trouvant dans le Samsung 305V. De même, nous

Le score global donné par PCMark 7 est donc le seul fait des performances de la plateforme. Et à ce jeu-là, c'est Trinity qui se montre le plus efficace, probablement aidé en cela par la prise en charge de la mémoire fonctionnant à 1 600 MHz. Le gain par rapport à Llano est conséquent : près de 16%.

Sandra Lite 2012 - Memory Bandwidth

La bande passante mémoire est un élément clé quand il s'agit d'évaluer les performances d'une plateforme. Nous avons utilisé le module spécifique de Sandra 2012 pour mesurer cette valeur, que nous reportons dans ce graphique.

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Sur ce test, le contrôleur mémoire du Core i5-2467M met tout le monde d'accord : si les efforts d'AMD en la matière sont louables (le A10-4600M est bien meilleur dans le domaine que le A8-3510MX, merci en partie à la DDR3 1 600 MHz), la nouvelle APU d'AMD reste quasiment deux fois moins performante que le processeur d'Intel.Passons maintenant aux tests utilisant des logiciels de tous les jours, avec des tâches comme la compression de fichiers, la retouche ou l'encodage vidéo, mais aussi les mesures de températures, de consommation et bien sûr d'autonomie.

WinRAR 4.11 - 64-bit

C'est un dossier de 248 Mo de fichiers divers qui nous a servi durant ce test. Ici, nous faisons essentiellement travailler le processeur, mais les performances du stockage et de la bande passante mémoire jouent également un rôle. À noter que les résultats sont exprimés en secondes : la barre la plus courte représente le processeur le plus rapide.

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L'APU Trinity l'emporte assez largement devant le processeur Intel, qui se retrouve au niveau de la puce de génération Llano. Le gain de performance est conséquent entre les deux solution AMD : plus de 22%.

WinZip 16.5

La toute dernière version de WinZip est un terrain de jeu privilégié pour les APU d'AMD, puisqu'elle utilise l'OpenCL pour accélérer la compression des données. Nous utilisons ici un dossier de 885 Mo comprenant 644 fichiers, dont l'un d'entre eux pèse près de 700 Mo. Les résultats sont exprimés en secondes, la barre la plus courte représente le processeur le plus rapide.

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Comme sous WinRAR, le A10-4600M l'emporte ici devant le Core i5 et loin devant le A8-3510MX. La différence entre la solution Intel et Trinity est toutefois moindre ici : seulement 6% d'écart. A noter que lorsque l'on active OpenCL sous Llano, les résultats sont dégradés.

vReveal 3.3

Tout comme WinZip, le vReveal de MotionDSP utilise à plein les capacités de l'APU AMD puisqu'il supporte l'Accelerated Video Converter du HD Media Accelerator présent au sein de notre A10-4600. Comme pour les tests précédents, les résultats sont exprimés en secondes, la barre la plus courte illustrant le processeur le plus rapide.

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La différence constatée sous Winzip s'applique également ici, puisque le A10-4600M se montre 6% plus rapide que son concurrent de chez Intel. Le gain de performance par rapport à la solution Llano est nettement plus impressionnante : plus de 17% par rapport au A8-3510MX.

Mediacoder 2011

Nous avons lancé une opération de compression depuis une vidéo MKV AVC en 1280 x 528 pixels de 650 Mo, afin de l'encoder via le codec x264 avec un débit de 1 000 Kbps. Les résultats sont exprimés en secondes, la barre la plus courte représentant le processeur le plus rapide.

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Sur Mediacoder, le Core i5-2467M se retrouve en dernière position. Cette application fortement multithreadée fait la part belle aux APU AMD, qui profite bien de leurs 4 cœurs (contre 2 pour le processeur Intel). Par rapport au A8-3510MX, le A10-4600M se montre 10% plus véloce.

HWMonitor 1.19 - Températures

Après un long moment d'inactivité, nous lançons l'utilitaire HWMonitor pour connaître la température des puces. Pour le processeur Intel, nous effectuons la moyenne des températures minimum relevées sur les différents cœurs. Concernant les APU AMD, le logiciel ne renvoie qu'une seule valeur. Par la suite, nous lançons une session de 3DMark 11. Nous relevons les températures lorsque ces dernières sont stabilisées.

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Si les APU AMD chauffent de manière équivalente (et tout à fait raisonnable d'ailleurs) au repos, le A10-4600M semble dégager bien moins de chaleur en charge. Car même si le circuit de refroidissement diffère d'un portable à l'autre, une telle différence (près de 20°C) ne peut être expliquée par ce simple argument. D'ailleurs, si les deux APU sont mesurées à la même température au repos, sachez que le prototype livré par AMD est nettement moins bruyant que le Samsung 305V qui embarque le A8-3510MX. Nous y reviendrons.

Consommation

Pour mesurer la consommation minimum, nous utilisons un wattmètre, sur lequel nous branchons chaque machine sans batterie ou avec une batterie complètement chargée lorsqu'il est impossible de l'enlever, afin de ne pas fausser les mesures (la recharge de la batterie consomme nécessairement). Le circuit Wi-Fi est désactivé et le portable est connecté à un écran déporté, afin que la luminosité de l'écran du PC n'entre en compte. Les configurations sont en mode d'économie d'énergie selon les critères de Windows. Nous laissons la mesure se stabiliser avant de relever la consommation.

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Nous l'avions déjà remarqué lors de notre test de Bulldozer, la nouvelle architecture d'AMD n'est pas franchement ce qui se fait de mieux en matière d'économie d'énergie. Malgré l'arsenal prévu par le constructeur a cet effet (power-gating, clock-gating...), la nouvelle plateforme d'AMD parvient tout juste à faire mieux que la génération précédente. En revanche, la consommation est quasi-identique à celle de la solution d'Intel, alors même que le Core i5-2467M possède un TDP est deux fois moins important que notre A10-4600M.

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Nous plaçons ensuite les machines en mode performances élevées, carte graphique principale activée. Nous lançons alors une session de 3DMark 11 puis mesurons la consommation après stabilisation du wattmètre. Les résultats de nos trois machines sont particulièrement proches. Si la nouvelle APU d'AMD semble faire un peu mieux que la génération Llano, il ne faut pas oublier d'une part que le portable Samsung dispose d'une solution Dual Graphics, et d'autre part que l'enveloppe thermique du A8-3510MX est supérieure à celle de son successeur (45 W contre 35 W). Quant au portable Acer, même si le TDP du Core i5-2467M est nettement inférieur à celui des APU AMD (17 W seulement), le GPU dédié du portable d'Acer met les trois modèles à égalité.

Autonomie

Pour ce test, nous avons utilisé une application maison qui se veut représentative d'une utilisation nomade classique. Nous réglons les machines sur le profil le plus économe en énergie. Afin de mettre toutes les configurations sur un pied d'égalité, les trois modèles sont connectés via HDMI à un écran déporté et le Wi-Fi est activé.

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Alors que le prototype d'AMD et l'Acer Aspire M3 sont tous les deux équipés d'une batterie d'une capacité de 54 Wh, la solution Intel / NVIDIA arrive largement en tête, surpassant Trinity. Merci le processeur basse consommation et l'Optimus de NVIDIA ! Est-ce que le A10-4600M fait mieux que le A8-3510MX ? Difficile à dire, puisque le Samsung 305V ne dispose pas d'une batterie à la capacité équivalente (48,8 Wh seulement), alors qu'il est également équipé d'un GPU dédié qui influe également négativement sur l'autonomie. Toutefois, ces différences n'expliquent probablement pas à elles seules les 78 minutes qui séparent les deux portables, et les efforts d'AMD en matière d'économie d'énergie semblent porter leurs fruits.

Nuisances sonores

Un mot enfin sur les nuisances sonores générées par le prototype prêté par AMD. Lors de nos relevés de températures, nous remarquions qu'au repos, la nouvelle APU d'AMD ne chauffait ni plus ni moins que la précédente génération. Il faut toutefois compléter cette information en précisant que le ventilateur qui équipe ce prototype se montre particulièrement discret. C'est simple, dans un environnement où la pression acoustique de référence est de 33,3 dB(A), il est tout simplement inaudible, alors même que le sonomètre ne se trouve qu'à 15 cm du portable.

En charge (sous 3DMark 11), les nuisances sonores grimpent jusqu'à 39,4 dB(A) en pointe, mais restent la plupart du temps contenues autour de 36,5 - 37 dB(A). Et dès le test achevé, le retour au silence s'effectue particulièrement rapidement. Reste à savoir ce que cela pourrait donner dans un châssis plus compact et donc plus enclin à l'échauffement comme un portable ultrafin, par exemple.Pour tester comme il se doit la nouvelle APU mise à notre disposition par AMD, il convenait évidemment de le confronter à quelques titres du moment. Si le GeForce GT 640M de NVIDIA sert de référence, la comparaison est nettement plus instructive avec le Radeon HD 6640G2 qui accompagne le A8-3510MX, alors que nous avons effectué quelques tests en DirectX 9 pour comparer notre APU au HD 3000 d'Intel (Ivy Bridge et son HD 4000 n'étant pour le moment pas disponible sur portable). Tous les tests sont réalisés dans la définition native de nos portables, à savoir 1 366 par 768 pixels.

3DMark Vantage - GPU Test

On commence par un petit test synthétique bien connu de tous, puisqu'il s'agit de 3DMark Vantage, utilisé ici pour tester nos puces graphiques. L'avantage de ce benchmark relativement ancien : contrairement à 3DMark 11, il ne nécessite pas DirectX 11 pour fonctionner et n'exclut donc pas le HD 3000 de nos graphiques.

Benchmark : 92-1304

Sans surprise, le couple Core i5-2467M et GeForce GT 640M arrive largement en tête. L'APU Trinity arrive seconde, loin devant le A8-3510MX et son dual graphics qui ne pèsent pas lourd face au HD 7660G de l'A10-4600M. Le HD 3000 n'est tout simplement pas au niveau sur ce test synthétique.

3DMark 11

3DMark Vantage vieillissant quelque peu, nous remettons une couche avec 3DMark 11, sans le HD 3000 cette fois, évidemment. Le test s'effectue en mode « Performance ».

Benchmark : 92-1306

Comme sur le test précédent, le GeForce GT 640M domine outrageusement, alors que l'écart se resserre entre les deux APU AMD, qui ne sont plus séparées que par une différence inférieure à 20%.

DiRT 3

Sur ce test, nous avons désactivé l'anti-aliasing et placé les réglages des détails sur « Intermédiaire ». DirectX 11 empêche évidemment le HD 3000 de figurer dans ce graphique.

Benchmark : 92-1330

Si ce titre n'était pas jouable avec ce niveau de détails pour un portable doté de la combinaison A8-3510MX / Radeon HD 6470M, il le devient avec le A10-4600M, puisque son score dépasse confortablement les 30 fps. Reste que face à une solution dédiée comme le GeForce GT 640M de NVIDIA, l'écart est conséquent.

Batman : Arkham City

Pour ce test, nous avons désactivé l'anti-crénelage, utilisé DirectX 11 et réglé le niveau de détails sur « Elevé ».

Benchmark : 92-1332

Alors que le duo Core i5-2467M / GT 640M parvenait tout juste à franchir la barre des 30 fps, le A10-4600M demeure en deçà, tout en réalisant un score deux fois plus élevé que la solution Llano présente au sein du portable Samsung.

Benchmark : 92-1334

Nous reproduisons le test précédent, mais en désactivant DirectX 11, ce qui a pour effet de faire réapparaître le HD 3000 du Core i5-2467M dans notre graphique. Surprise, ce dernier se montre légèrement plus véloce que la solution A8-3510MX / Radeon HD 6470M, qui réalise un score deux fois moindre par rapport au A10-4600M.

Crysis 2

Sans activer les textures haute résolution mais en activant DirectX 11, nous faisons tourner Crysis avec un niveau de détail placé sur « Haut ». C'est l'inusable FRAPS qui nous permet de mesurer le nombre de FPS sur un parcours que nous répétons trois fois afin de faire une moyenne des mesures.

Benchmark : 92-1336

Alors que le couple Intel / NVIDIA caracole en tête, l'APU Trinity offre un niveau de performance qui lui permet de rendre Crysis 2 à peine jouable dans cette définition et à ce niveau de détails. Reste que le résultat est considérablement amélioré face au Radeon HD 6640G2 de la solution Llano à notre disposition.

Benchmark : 92-1338

Nous répétons l'exercice précédent, mais en désactivant cette fois DirectX 11. Une nouvelle fois, le HD 3000 se place juste devant le Radeon HD 6640G2, qui semble limité par la partie CPU. Les scores de l'APU A10 et de la solution Core i5-2467M / GT 640M augmentent sensiblement, et de la même façon avec ce passage en DirectX 9.

FarCry 2

Ce titre fonctionne grâce à DirectX en version 10 : le HD 3000 peut donc entrer dans la danse. Nous réglons les détails sur « Elevé » et utilisons l'utilitaire fourni par Ubisoft.

Benchmark : 92-1340

FarCry ne réussit pas vraiment au HD 3000 d'Intel, en grande difficulté. La solution Llano prend ses distances, mais reste loin derrière le A10 de génération Trinity. Ce dernier ne parvient toutefois pas à égaler, ni même approcher le duo formé par le Core i5-2467M d'Intel et le GeForce GT 640M de NVIDIA.

Conclusion

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Avec Trinity, AMD fait évoluer ses APU de manière significative. Non seulement en adoptant les cœurs Piledriver hérités de l'architecture Bulldozer, mais en disposant dans ses APU d'un cœur graphique nettement plus performant. Face à la meilleure solution Llano existante, Trinity fait mieux, voire beaucoup mieux, dans quasiment tous les domaines, notamment en ce qui concerne l'affichage et l'économie d'énergie.

Certes, les ajustements sont parfois anecdotiques par rapport à l'architecture de l'APU, la plus grosse innovation se trouvant au niveau des cœurs x86. La mémoire cadencée à 1 866 MHz ne prend toujours pas place au sein des portables, la finesse de gravure stagne à 32 nm, et si AMD étend les capacités de sa technologie Eyefinity à la gestion de 4 écrans (via la prise en charge du DisplayPort 1.2), cette subtilité est réservée aux seules APU mobiles de la série A10.

En revanche, nous attendions beaucoup de l'une des vraies nouveautés introduites par Trinity, à savoir la mise à disposition des constructeurs d'APU basse consommation, dont l'enveloppe thermique ne dépasse pas les 17 W, à l'image de ce qui existe chez la concurrence. L'idée étant évidemment de venir concurrencer les Ultrabooks d'Intel en proposant une véritable solution alternative. Certains prototypes aperçus en salon pouvaient nous laisser penser que c'est ce genre de produits qu'AMD nous livrerait pour annoncer Trinity. Las, il faudra attendre, car si de telles APU sont effectivement prévues, nous n'en avons pour l'instant pas vu la couleur.

Et si de nombreux constructeurs, parmi lesquels Acer, Packard Bell, HP, Toshiba, Asus et Samsung, ont prévu de commercialiser des portables basés sur Trinity (ce qui devrait, au passage, assurer à cette APU un meilleur avenir que Llano dans le domaine du PC portable), aucune des machines annoncées ne pèsera moins de 2 Kg et n'aura une épaisseur inférieure à 3 cm. On est encore loin, très loin des Ultrabooks façon Intel, dont la seconde génération en Ivy Bridge ne devrait plus trop tarder.

AMD se cantonnera-t-il à occuper le créneau des PC portables à moins de 600 euros, alors qu'Intel annonce sa volonté d'abaisser le prix du ticket d'entrée pour un ultrabook ? Ce serait à notre avis bien dommage, car un couple formé par la génération d'APU Trinity et un GPU dédié de type Southern Island aurait probablement son mot à dire face à ce que propose la concurrence.

AMD A10-4600M

6

Les plus

  • Bond de performances par rapport à Llano
  • Consommation maîtrisée
  • Performances en 3D face aux solutions Intel

Les moins

  • Pas de Southern Island
  • 3,2 GHz pas souvent atteints

Performances7

Consommation7

Innovation7

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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