AMD Fusion : Zacate et Ontario en test

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Il ne s'agit ni d'un phénomène de physique atomique, ni d'un nouveau rasoir, mais bien de la dernière innovation en date d'AMD. La technologie Fusion, évoquée depuis presque 5 ans, parvient enfin à voir le jour. L'idée ? Regrouper sur une seule puce de silicium le processeur et le cœur graphique. Une idée qui en rappelle d'autres...

En effet, pendant qu'AMD tentait de mener à bien un concept présenté dès le rachat d'ATI en 2006, Intel ne s'est pas tourné les pouces et a présenté, lors du dernier CES, sa propre solution intégrant CPU et GPU dans la même puce avec Sandy Bridge. Difficile cependant de comparer les deux technologies : Sandy Bridge s'adresse au marché des ordinateurs portables milieu, voire haut de gamme (voir notre test du MacBook Pro), et à celui des ordinateurs de bureau. Fusion et sa première déclinaison Brazos ne concernent en revanche que les netbooks et les portables d'entrée de gamme. Il faudra attendre Llano (pour les ordinateurs portables) en cours d'année et Bulldozer (pour les PC de bureau), probablement cet été, pour savoir finalement qui d'Intel ou d'AMD apporte la meilleure solution.

Pour le moment, c'est donc face à l'Atom d'Intel que vient se positionner Brazos et ses deux premiers APU (comprendre Accelerated Processing Unit), Zacate et Ontario, que nous testons aujourd'hui.

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Brazos, première plate-forme Fusion

Fusion est un concept assez vaste dont l'objectif est de permettre l'accélération des échanges entre le processeur et la puce graphique, tout en regroupant un maximum de fonctions au sein d'un même morceau de silicium, ce afin de réduire les coûts de production. Des objectifs qui ne vont pas forcément de paire, ce qui peut expliquer les retards accumulés par AMD en la matière. Les plates-formes Spider, en 2007, puis Dragon, en 2009, sont les preuves d'un tâtonnement qui a finalement permis à Intel de couper l'herbe sous le pied de son concurrent avec Sandy Bridge.

Toutefois, la solution d'AMD est désormais prête et d'ores et déjà commercialisée à travers une première plate-forme dédiée, nommée « Brazos ». Cette dernière est, comme nous le disions en introduction, destinée aux netbooks, aux ordinateurs portables d'entrée de gamme et aux mini-PC de type Media Center. Elle se compose d'un APU (Zacate ou Ontario) et d'un southbridge (ou FCH, Fusion Controller Hub) de type Hudson. Il en existe deux versions, l'Hudson-D1, alias A45, et l'Hudson-M1, ou A50. Seule différence entre les deux : la présence d'un contrôleur gérant 6 ports SATA 6 Gbps pour le A50, quand l'A45 ne propose que du SATA 3 Gbps. Les autres caractéristiques sont similaires, à savoir la possibilité de gérer 14 ports USB 2.0 (et non USB 3.0 comme pressenti un moment) et 4 lignes PCI-E 2.0 1x. Le tout pour un TDP variant de 2,7 à 4,7 Watts selon AMD.

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Zacate et Ontario, les deux premiers APU

La première plate-forme Fusion, Brazos, concerne pour le moment deux APU gravés en 40 nm, Ontario et Zacate. On notera pour l'anecdote que les processeurs de bureau AMD restent eux gravés en 45nm...
  • Les APU E-Series, nom de code Zacate, sont composés d'un ou deux cœurs Bobcat fonctionnant à 1,5 GHz pour le simple cœur (E-240) et 1,6 Ghz pour le double cœur (E-350), et d'un circuit graphique Radeon HD 6310. Cette unique puce dispose d'un TDP maximal de 18W. Elle est destinée aux ordinateurs portables grand public et aux PC tout-en-un.
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  • Les APU C-Series, nom de code Ontario, se déclinent aussi en deux versions, l'une étant dotée d'un seul cœur Bobcat (C-30) lorsque l'autre en possède deux (C-50). Les fréquences sont moindres que pour la série E, avec respectivement 1,2 et 1 GHz. Le circuit graphique est un Radeon HD 6250. Le TDP de cette série C n'excède pas les 9 W. Cela la destine tout naturellement aux netbooks et aux portables peu puissants.
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Sur Brazos, seuls les APU dotés de deux cœurs Bobcat seront retenus, à savoir les C-50 et E-350. Les puces comprennent 4 lignes PCI-E 2.0 1x. Enfin, le contrôleur mémoire présent au sein des Zacate et Ontario gère la mémoire DDR3 sur un canal, à 800 ou 1 066 MHz.

La partie CPU : Bobcat

Comme nous venons de le voir, les deux APU que sont Zacate et Ontario sont basés sur l'architecture x86 du Bobcat. Les cœurs Bobcat possèdent 64 Ko de mémoire cache L1 (32 Ko pour les instructions, 32 Ko pour les données) et 512 Ko de mémoire cache de niveau 2. Ils supportent le 64 bits, les instructions SSE, SSE2, SSE3, SSSE3 (mais pas de SSE4.2), et apportent le support matériel de la virtualisation. Mais la particularité de Bobcat est sa capacité à gérer l'ordre de traitement des instructions : lorsque l'Atom traite les instructions dans l'ordre dans lequel elles lui sont fournies (in-order), le Bobcat parvient à gérer cet ordre d'arrivée pour affecter une priorité à telle ou telle instruction (fonctionnement out-of-order). Les opérations s'en trouvent théoriquement optimisées.

Cependant, si Intel a opéré ce choix (assez drastique) sur son Atom, c'est avant tout pour des soucis d'économie d'énergie. Nous verrons donc comment se comportent les premiers APU d'AMD en matière de consommation électrique face à la solution d'Intel. Les autres caractéristiques du Bobcat sont relativement proches de celles de l'Atom, puisque tous deux sont des processeurs de type superscalaire capables de gérer 2 instructions simultanées (pas plus) alors qu'ils possèdent une structure de pipeline pratiquement similaire (16 étages pour l'Atom, 15 pour le Bobcat).

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La partie graphique : HD 6250 et HD 6310

Si Ontario et Zacate sont basés sur la même partie CPU (seule la fréquence d'horloge des deux cœurs Bobcat change de 1 GHz pour le premier à 1,6 GHz pour le second), la partie graphique diffère quelque peu entre les deux APU. En effet, l'Ontario est équipé d'un Radeon HD 6250 alors que c'est un Radeon HD 6310 qui officie au sein du Zacate. Avec leurs 80 unités de shaders, 8 unités de textures et 4 ROP, ces deux puces reprennent la structure d'une Radeon HD 5450, dont elles sont effectivement issues. Compatibles DirectX 11 et OpenGL 4.1 (alors que les puces Sandy Bridge ne prennent en charge que DirectX 10.1), ces deux solutions ne diffèrent finalement que par leur fréquence de fonctionnement : 500 MHz pour la Radeon HD 6310 contre 280 MHz pour la Radeon HD 6250.

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L'architecture Fusion implique l'utilisation partagée du contrôleur mémoire, à l'image de ce qui existe également sur les plates-formes Sandy Bridge. Les Radeon HD 6250 et 6310 peuvent ainsi adresser 256 Mo de mémoire vidéo dans la mémoire centrale. En revanche et contrairement à Intel, AMD n'a pas fait le choix du partage de la mémoire cache L3 entre les cœurs Bobcat et le GPU. Terminons en précisant qu'AMD a pris soin d'intégrer l'UVD3 (pour Unified Video Decoder) au coeur graphique de ses APU. Il s'agit de la troisième génération de son moteur d'accélération matérielle maison dédié à la vidéo haute définition. Zacate et Ontario prennent ainsi en charge les vidéos MPEG 2, VC1, H.264, mais aussi MPEG-4 part 2 comme les DivX ou les Xvid. De quoi fortement alléger la charge de travail des Bobcats durant la lecture d'une vidéo, et donc augmenter l'autonomie des ordinateurs portables dans le cadre d'un tel usage. Notez en revanche que le format MVC, utilisé pour les Blu-ray 3D, n'est pas pris en charge par nos deux APU.

Configurations de test

Pour tester les premiers APU Fusion, nous avons eu recours à des plates-formes mobiles comme des cartes-mère fixes, en mini-ITX. L'Acer Aspire One 522 nous permettra de tester l'Ontario (C-50), tandis que la carte-mère GA-350N-USB3 de Gigabyte et le portable Acer 5253-E354G50 nous montreront ce que le Zacate ou E-350 a dans le ventre. En face, nous avons évidemment Intel et son Atom : le D525 pour les mini-PC, et le N550 pour les plates-formes mobiles.

Acer Aspire One 522

Acer fut le premier constructeur à annoncer un netbook utilisant Brazos, avec l'Aspire One 522. Au format 10,1 pouces, il présente l'avantage d'afficher sur 1280 par 720 pixels, soit une définition suffisante pour regarder un film en 720p. Il utilise le C-50 d'AMD (Ontario), APU associé à seulement 1 Go de mémoire DDR3. Côté stockage, on reste un peu sur notre faim avec un disque dur d'une capacité réduite à 250 Go.

Si les traditionnels lecteur de cartes-mémoire, webcam 1,3 mégapixel et circuit Wi-Fi 802.11n sont présents, le Bluetooth est aux abonnés absents. Bon point en revanche pour la prise HDMI. La batterie qui équipe ce netbook est un modèle 6 cellules dont la capacité est de 4 400 mAh. Le tout pour un poids de 1,3 Kg et un prix inférieur à 300 euros. C'est Windows 7 Edition Starter qui anime cette machine.

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Acer Aspire One Happy

En face de l'Aspire One 522 et son C-50, nous allons placer l'Aspire One Happy, ou D255. Avantage de rester dans la même marque : les configurations sont très proches : même disque dur de 250 Go, équipement proche, même taille, même batterie, même quantité de mémoire (1 Go)... Ces similitudes vont nous permettre de comparer de façon précise les deux plates-formes : du NM10 et de l'Atom N550 qui équipe l'Aspire One Happy, ou du C-50 de l'Aspire One 522, quelle solution sera la plus performante et la plus autonome ?

Les seules différences notables concernent la sortie HDMI, présente sur l'Aspire One 522 et absente de l'Aspire One Happy, ce dernier proposant en revanche un module Bluetooth absent chez son cousin. Sachez enfin que cet Aspire One Happy ne possède que son GMA 3150 en guise de solution graphique. Il est actuellement commercialisé au prix de 329 euros et fonctionne sous Windows 7 Edition Starter. Vous noterez sur cette photo qu'Acer a choisi des coloris pour le moins original pour son netbook...

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Gigabyte GA-350N-USB3

Cette carte Gigabyte, au format mini-ITX, est l'une des trois solutions Brazos bientôt disponibles, avec l'Asus E33M1-M et la MSI E350IA-E45. Comme ses concurrentes, la GA-E350N-USB3 est basée sur le chipset Hudson-M1 (ou A50) et l'APU Zacate E-350. Dotée de 2 slots de mémoire, elle gère jusqu'à 8 Go de DIMM DDR3 800, 1 066 voire 1 333 MHz (un mode qui n'est pas officiellement supporté par Brazos). Les quatre lignes PCI-E 2.0 1x de l'APU sont câblées sur un slot PCI-E au format 16x pouvant donc accueillir une carte graphique additionnelle. On retrouve du côté des fonctionnalités additionnelles, un contrôleur NEC USB 3.0 (la carte propose deux ports de ce type, ainsi que 4 ports USB 2.0). Côté stockage, nous avons droit à 4 ports SATA 6 Gbps sur les 6 que peut gérer l'Hudson-M1.

En ce qui concerne la connectique, on trouve en outre une sortie HDMI et un sortie VGA, alors que la partie audio reflète la prise en charge sur 8 canaux (chipset Realtek ALC892). On trouve enfin une prise Ethernet gigabit.

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Asus AT5IONT-I

Concurrente directe de la carte Gigabyte décrite juste au-dessus, cette Asus AT5IONT-I se compose d'un Intel Atom D525 à deux cœurs, couplé à la solution ION Next Gen de NVIDIA. Contrairement au modèle précédent, on trouve ici un refroidissement passif qui assure à la carte un fonctionnement silencieux. Comme Gigabyte, Asus a pris soin d'ajouter un contrôleur USB 3.0 supplémentaire (le chipset Intel NM10 ne gérant pas nativement cette fonctionnalité). La mémoire se répartit sur deux slots au format SO-DIMM, avec une capacité maximale de 4 Go.

Le slot PCI-E fonctionne en mode 4x peut accueillir une carte graphique additionnelle vu qu'il est ouvert. On retrouve deux ports SATA utilisant la norme 3 Gbps. On trouve également sur cette carte 2 ports USB 3.0, 4 ports USB 2.0, une sortie HDMI et un port eSATA.

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Acer 5253-E354G50Mn

Si Zacate et Brazos peuvent équiper un PC de type Media Center, ils ont également vocation à se trouver au sein d'ordinateurs portables d'entrée de gamme. L'Acer 5253-E354G50Mn nous permettra donc de vérifier les performances de la nouvelle solution d'AMD en terme d'intégration et de consommation, notamment. Au format 15,6 pouces, ce notebook affiche une résolution de 1 366 par 768 pixels sur son écran brillant. Equipé de 4 Go de mémoire vive et d'un disque dur d'une capacité de 500 Go et fonctionnant à 5 400 tours par minute, cet Aspire 5253 est par ailleurs équipé d'un graveur de DVD et d'une webcam 1,3 mégapixel. C'est enfin une batterie de 6 cellules qui fournit en énergie ce portable.

Côté connectique, on trouve un lecteur de cartes-mémoire SD/MMC, 3 ports USB 2.0 (exit l'USB 3.0), une sortie vidéo VGA et une seconde, au format HDMI. Wi-Fi 802.11n et Bluetooth 3.0 sont de la partie. C'est enfin Windows 7 Edition Familiale 64 bits qui anime ce portable vendu au prix très concurrentiel de 399 euros.

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Tests synthétiques

ScienceMark 2 - Primordia

Cet utilitaire exécute une série de calculs afin de déterminer la rapidité d'un processeur. La spécificité du test Primordia, à savoir un fonctionnement monothreadé, doit en toute logique privilégier les CPU avec la fréquence de fonctionnement la plus haute.

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Score obtenu sur le test Primordia de ScienceMark 2.0. Le plus grand est le meilleur.

Surprise : alors que l'Intel Atom D525 fonctionne à 1,8 GHz, il est largement dépassé par le Zacate présent dans la solution Gigabyte ou dans l'Aspire 5253 d'Acer. Les calculs poussés demandés lors de cet exercice mettent probablement en avant la capacité du Bobcat à traiter les instructions en établissant des priorités, ce dont est incapable l'Atom. Du coup, l'Ontario est son gigahertz de fréquence d'horloge n'est pas ridicule face à l'Atom D525 et relègue très loin l'Atom N550, pourtant cadencé à 1,6 GHz.

Cinebench 11.5

Grand classique des benchmarks, Cinebench est basé sur le moteur de rendu 3D de l'application professionnelle Cinema 4D de Maxon. Là c'est tout le contraire de Primordia : le programme est entièrement multithreadé et privilégie donc le nombre de cœurs.

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Score obtenu sous Cinebench 11.5. Le plus grand est le meilleur.

Ici, AMD est nettement moins à la fête : Zacate se contente d'égaler l'Atom D525 tandis qu'Ontario peine nettement face au N550. Il faut dire que l'Hyperthreading et la fréquence d'horloge jouent ici à plein en faveur des processeurs Intel et compensent l'architecture in-order de l'Atom.

PCMark Vantage - Memory Test

La mémoire vive est un autre élément essentiel dans un ordinateur. Pour évaluer les capacités de nos protagonistes en la matière, nous avons utilisé le Memory Test de PCMark Vantage.

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Score obtenu sous PCMark Vantage - Memory Test. Le plus grand est le meilleur.

Difficile de comparer les solutions mobiles avec les deux cartes-mères tant les écarts sont importants. L'intégration est ici clairement en cause, puisque la mémoire utilisée sur la carte-mère Asus est issue... d'un portable ! Quoi qu'il en soit, Zacate et Ontario semblent plus à l'aise que leurs concurrents direct à ce jeu là. Si le contrôleur mémoire du N550 (l'Acer Aspire One Happy) semble véritablement largué, notez que le test de PCMark Vantage implique un calcul que la faiblesse du GMA 3150 netbook n'a pas permis de réaliser. D'où un résultat quelque peu faussé, mais qui reflète la pauvreté de cette solution dans certains types d'instructions.

3D Mark 06 - GPU Test

Le logiciel de Futuremark va mesurer la puissance de calcul des cartes graphiques, en traitant plusieurs extraits de jeux vidéo. La définition utilisée ici est 1 280 par 720 pixels, soit celle du netbook d'Acer.

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Score obtenu sous 3DMark 06. Le plus grand est le meilleur.

Illustration de ce que nous disions plus haut : le GMA 3150 d'Intel, qui accompagne le N550 dans l'Aspire One Happy, est tout simplement dépassé. L'ION Next Gen de NVIDIA, malgré une intégration compliqué dans la plate-forme Pine Trail, reste en tête de ce test, assez largement devant le Radeon HD 6310 du Zacate. Peut être aidé en cela par un Atom D525 à la fréquence élevée ? On peut noter à propos de Zacate des performances similaires dans le portable d'Acer et sur la solution intégrée de Gigabyte.

Tests pratiques

Winrar v4.0 - Compression de fichiers

Pour vérifier la puissance d'une machine, rien de tel qu'une compression de fichiers avec le logiciel Winrar, en version 4.0. C'est un dossier de 248 Mo de fichiers divers qui nous a servi durant ce test. Ici, nous faisons essentiellement travailler le processeur, sachant que la bande passante mémoire intervient également. Concernant les deux cartes mini-ITX, nous avons travaillé sur un disque dur 2,5 pouces fonctionnant à 5 400 tours par minute (comme ceux qui équipent nos 3 portables), afin de réduire l'impact du support de stockage dans nos résultats.

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Temps mis par Winrar pour compresser notre dossier. Le plus petit est le meilleur.

Encore une fois, nous avons d'un côté l'Atom, sa fréquence plus élevée et son Hyperthreading contre l'ordonnancement des données des cœurs Bobcat. Un combat serré dont la fréquence est finalement le juge, puisque si le N550 parvient à faire mieux qu'Ontario, Zacate surpase quant à lui le D525. Notez que les résultats du portable Aspire 5253 d'Acer sont en retrait à cause d'une bande passante mémoire nettement moins importante que sur les cartes-mère mini-ITX. On paye encore une fois ici l'intégration.

Mediacoder v0.7.3.4685 - Encodage vidéo

Autre test laborieux pour une configuration : l'encodage vidéo. Nous avons lancé cette opération depuis une vidéo AVI (XViD) en 624 x 352 pixels de 175 Mo, afin de l'encoder en MP4 (codec H.264) avec un débit de 1 000 Kbps. Comme pour WInrar, nous avons travaillé sur un SSD externe afin que les performances des unités de stockage n'interfèrent pas dans les résultats.

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Temps mis par Mediacoder pour compresser notre vidéo. Le plus petit est le meilleur.

Finalement, c'est bien nos disques durs qui vont limiter cette opération, à une exception près : Ontario et son gigahertz de fréquence d'horloge ne peuvent rivaliser avec les autres solutions...

Lecture HD : films, Youtube

Avant de tester les performances 3D de nos protagonistes, nous avons voulu vérifier leur capacité à décoder les fichiers HD. Pour cela, nous avons utilisé la dernière version du logiciel VLC ou encore Windows Media Player 12, qui prennent en charge l'accélération du décodage vidéo. Résultat : un sans faute pour Zacate. Aucun de nos tests n'a révélé de saccades ou autre impossibilité de lecture, quel que soit le bitrate ou le profil AVC utilisé, le tout en 1080p. Pour Ontario, nous avons observé quelques très rares saccades, mais pas de quoi vous gâcher la vidéo, loin s'en faut. Nous avons pu constater que l'IGP était bien sollicité lors de telles lectures (grâce à l'utilitaire System Monitor d'AMD), la charge sur les deux cœurs Bobcat étant par conséquent maintenue à un niveau assez faible, du mois pour Zacate (moins de 10%). Pour Ontario c'est un peu plus laborieux, avec 60 à 70% de charge pour le CPU. Nous avons également vérifié que l'IGP était effectivement sollicité lors de la lecture d'une vidéo XviD.

Pour la combinaison Intel Atom D525 + ION Next Gen, pas de souci non plus. La lecture des vidéos est fluide, sans saccade et le processeur n'est pas sollicité à plus de 25% de ses capacités. Sans surprise, l'Atom N550 de l'Aspire One Happy nous offre une expérience plus proche du diaporama que de la lecture correcte d'un film...

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Nous avons également testé la prise en charge des vidéos flash en HD sur Internet Explorer, Firefox ou Chrome, dans leurs dernières versions stables et accompagnés de la version 10.2 du lecteur flash. Le célèbre site Youtube ou encore jeuxvideo.fr ont été mis à contribution, avec des vidéos tournées en 1080p. Nous n'avons rencontré aucun souci de lecture avec nos plates-formes Brazos, avec une occupation processeur qui n'a jamais dépassé les 20% sur Zacate, tournant le plus souvent entre 10 et 15%. Avec Ontario, la charge processeur s'élevait en revanche significativement plus, entre 60 et 70% tout de même. Dans les deux cas, nous avons observé un léger temps de latence, de l'ordre de 10 à 15 secondes, durant lesquelles le CPU encaisse une grande partie de la charge appliquée, avant que la puce graphique ne prenne le relais. Nous avions pourtant activé le mode Performances élevées...

Pour l'Asus AT5IONT-I, aucun souci non plus : les vidéos passent parfaitement bien, sans que le processeur s'emballe (sa charge est maintenue sous les 10%). Il n'en va évidemment pas de même pour l'Aspire One Happy qui, relié à un écran Full HD, se montre incapable d'afficher correctement les vidéos demandées.

Call Of Duty 4 - en 1280x720x32

Après le test théorique sous 3DMark, voici de quoi nos quatre modèles en test sont capables sur un jeu assez peu gourmand en ressources graphiques comme Call of Duty 4, ici affiché sur 1280 x 720 pixels.

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Nombre d'images par seconde mesuré sous Call of Duty 4. Le plus grand est le meilleur.

Alors que le test sous 3DMark 06 laissait la solution ION largement en tête, elle est en fait largement dépassée sur ce test qui consacre le Radeon HD 6310 de Zacate. Ontario fait jeu égal avec l'ION Next Gen tandis que le GMA 3150 associé au N550 ne nous ont tout simplement pas permis de lancer le jeu !

HWMonitor - Températures

Après un bon moment d'inactivité, nous lançons l'utilitaire HWMonitor v1.16 pour connaître la température des cœurs. Nous effectuons la moyenne des températures minimum relevées sur les différents cœurs. Puis nous lançons une session de Prime95 sur tous les cœurs dont disposent nos machines, ainsi qu'une session de Kombustor pour faire chauffer la partie graphique. Nous relevons les températures une fois ces dernières stabilisées.

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Températures au repos. Le plus petit est le meilleur.


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Températures en charge. Le plus petit est le meilleur.

Difficile de tirer quelque conclusion que ce soit devant un éventail de solutions de refroidissements très différentes. On peut toutefois noter les excellentes performances en matière d'échauffement de l'Atom D525, d'autant que pour rappel, la carte mini-ITX d'Asus ne dispose pas de refroidissement actif.

Consommation

Pour mesurer la consommation minimum, nous utilisons un wattmètre, sur lequel nous branchons chaque machine. Pour nos deux portables, le test s'effectue sans batterie, circuit Wi-Fi désactivé et la luminosité d'écran diminuée de moitié. Les configurations sont en mode d'économie d'énergie selon les critères de Windows. Nous laissons la mesure se stabiliser avant de relever la consommation. Nous plaçons ensuite les machines en mode performances élevées. Nous lançons alors le « Stress test » de Prime95 ainsi que le Kombustor de MSI pour solliciter à 100% CPU et GPU (ou APU, pour AMD). Nous mesurons alors la consommation après stabilisation du wattmètre.

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Consommation au repos. Le plus petit est le meilleur.

Il convient évidemment de dissocier les solutions mobiles des résultats obtenus avec les cartes-mère mini-ITX. Reste que tout se petit monde se tient dans un mouchoir de poche : les deux netbooks Acer, par exemple, consomment quasiment la même quantité d'énergie. Notez le très bon résultat de l'Aspire 5253 qui, malgré sa dalle 15,6 pouces, consomme moins de 11 Watts au repos.

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Consommation en charge. Le plus petit est le meilleur.

En charge, l' APU Ontario d'AMD parvient à conserver un niveau de consommation tout à fait raisonnable alors que la partie graphique est nettement supérieur à ce que propose Intel. Luminosité poussée à fond et Radeon HD 6310 tournant à plein régime, le portable 15,6 d'Acer arrive quant à lui à une consommation qui devient non négligeable. Les deux cartes mini-ITX sont encore une fois au même niveau.

Battery Eater - Autonomie

Pour ce test, nous avons utilisé le logiciel Battery Eater, qui présente la particularité d'être particulièrement sévère : il tire sur le processeur, le disque dur et le GPU. Nous réglons les machines sur le profil le plus économe en énergie, en choisissant le mode Economie d'énergie de Windows. La luminosité d'écran est réglée dans tous les cas à 50% et le Wi-Fi désactivé.

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Autonomie obtenue sous Battery Eater. Le plus grans est le meilleur.

Ne figurent évidemment ici que les trois portables, avec un score logiquement moins élevé pour le modèle 15,6 d'Acer, équipé de Zacate. L'Aspire One 522 paye ici largement sa consommation plus importante sur ce test qui sollicite également la partie graphique.

Que penser du Fusion d'AMD ?

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Fusion est une belle idée sur le papier. L'est-elle en réalité ? Tout d'abord, AMD semble avoir fait de bons choix. En privilégiant une architecture out of order, la firme de Sunnyvale est parvenu à égaler, voire parfois dépasser les performances d'Atom pourtant dotés de fréquences de fonctionnement plus élevées et de l'Hyperthreading. Avec des fréquences d'horloge moindres, les cœurs Bobcat consomment peu et peuvent donc être associés à une partie graphique nettement plus performante que le GMA d'Intel sans que la consommation ne crève le plafond. Et si cette dernière est naturellement plus élevée sur Ontario que sur le N550 par exemple, le rapport performance / consommation reste largement en faveur d'AMD.

Fusion est donc une réussite, d'autant que la partie graphique prend parfaitement en charge la décompression vidéo, ce dont est incapable Intel avec son GMA 3150. Même le petit Aspire One 522 et son Ontario nous ont permis de lire des vidéos en 1080p sur un écran 24 pouces sans aucune saccade. Quant aux performances 3D, ce même Ontario rivalise avec l'ION Next Gen de NVIDIA, une solution graphique dédiée. Ni plus ni moins. Le seul regret concerne finalement la non prise en charge du MVC, à l'heure où la 3D gagne de plus en plus de chaumières.

Alors, un sans faute pour AMD ? Malheureusement non, car si les premiers APU Fusion semblent effectivement apporter satisfaction, il n'en reste pas moins que l'ex-fondeur a accumulé un retard important. Résultat, Ontario arrive dans les netbooks à l'heure où ce marché affiche clairement un très net ralentissement. Dans ce domaine, la concurrence n'a pas existé pendant 4 ans, durant lesquelles Intel s'est octroyé l'ensemble du marché. AMD arrive, à notre avis, un peu tard...

L'avenir sera-t-il plus rose pour Zacate ? Si le marché des mini-PC reste minime, celui des portables d'entrée de gamme est particulièrement intéressant. D'autant qu'Intel et son Sandy Bridge restent pour le moment cantonnés aux segments haut de gamme. Zacate risque finalement d'avoir comme adversaires les Core i3 d'Intel qui, s'ils sont plus puissants, sont également bien plus gourmands en énergie. AMD semble donc avoir une bonne carte à jouer de ce côté là, d'autant que de nombreux constructeurs semblent avoir fait le pari de le suivre. L'avenir nous dira s'ils ont eu raison.

AMD Zacate E-350

6

Les plus

  • Architecture bien pensée
  • Décompression HD / Jeux
  • Consommation

Les moins

  • Fréquence limitée
  • Chauffe un peu
  • Pas de support Blu-ray 3D

Performances6

Innovation7

Qualité / prix7


AMD Ontario C-50

5

Les plus

  • Architecture bien pensée
  • Décompression HD
  • Consommation

Les moins

  • Fréquence très limitée
  • Chauffe un peu
  • Arrive trop tard ?

Performances4

Innovation7

Qualité / prix7

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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