Autonomie : comment tenir la charge ?

29 août 2011 à 16h16
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La note de la rédac

Philosophies opposées

Maintenant, au-delà de ce que contient un smartphone ou une tablette, il reste le problème de ce que l'on en fait. Et la réponse est généralement : beaucoup de choses. La vie étant bien faite, les concepteurs des systèmes d'exploitation ont pensé à tout. La plupart des OS mobiles partagent une philosophie “multitâche” relativement proche. En gros, on n'a pas affaire à un véritable multitâche au sens où on l'entend habituellement sur un système d'exploitation traditionnel comme Windows, OS X ou Linux.

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Pas la peine de tuer les tâches à tout va, c'est inutile !


Sur les PC de bureau, avec un système d'exploitation comme Windows, on lance toutes les applications que l'on veut et si le système manque de mémoire pour les gérer toutes à la fois, il se créera de la mémoire virtuelle (le swap) sur le disque dur de la machine. Le système a beau être efficace, il n'est malheureusement pas (ou pas encore) applicable à la variante nomade des systèmes d'exploitation pour deux raisons. Primo, la lenteur relative de la mémoire flash créerait des latences perceptibles et secundo, pour limiter les cycles d'écriture sur les puces mémoire afin de préserver leur durée de vie.

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L'interface multitâche de Honeycomb, plutôt classieuse


Faire ou laisser faire ?

Que ce soit sous iOS depuis la version 4.0 ou Android (et bientôt Mango, nouvelle version de Windows Phone 7), lorsque l'on passe d'une application à une autre, la première se retrouve “gelée” dans la mémoire. Si jamais le système a besoin de plus mémoire, le système alerte l'application qui dispose alors d'un court laps de temps pour sauvegarder ses données avant d'être complètement fermée. Ainsi, lorsqu'on fera à nouveau appel à elle un peu plus tard, on aura l'impression qu'elle a continué de tourner comme si de rien n'était pendant que l'on s'occupait d'autre chose. Le principe permet de conserver des performances optimales tout en offrant la possibilité de revenir sur une application sans latence. Inutile de vouloir fermer définitivement le logiciel vu que de toute façon, il ne consomme plus rien et le système s'occupera de le fermer complètement s'il a besoin de récupérer de la mémoire. Dans le cas où l'application peut continuer à fonctionner en arrière plan, comme sur un lecteur de musique ou un service utilisant la géolocalisation, seul le strict nécessaire continue de tourner afin de conserver d'excellentes performances, les règles étant draconiennes en matière de charge processeur.

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Advanced Task Killer (Android) n'a plus beaucoup de sens en 2011


Ce qu'il faut retenir de cet astucieux procédé, c'est que l'utilisateur ne devrait pas se soucier de gérer son multitâche vu que tout est pensé pour qu'il n'ait pas à le faire. Relancer des applications de zéro après leur fermeture complète au lieu d'avoir conservé leur statut initial n'a pas grand intérêt et on risque bien d'obtenir l'effet inverse à savoir une plus grande consommation d'énergie. Voilà pourquoi, sous Android, depuis FroYo (2.2) les nombreux tueurs de tâches dispos sur l'Android Market ne fonctionnent plus correctement, vu que le système les en empêche. Il reste cependant possible d'aller forcer leur fermeture individuellement bien que cela soit déconseillé. Sous Gingerbread (2.3), les développeurs du système ont cependant intégré un nouveau gestionnaire de tâches natif permettant de fermer les applis une par une ou toutes ensembles et d'un seul coup, probablement dans le but de rendre un peu plus de contrôle à l'utilisateur. Le retour en arrière peut surprendre mais un coup d'oeil à la liste des applications permet de voir rapidement si elles sollicitent le processeur ou non et la plupart du temps... c'est non. Du côté d'iOS, la barre de gestion du multitâche permet de clore les applications une par une mais pas de dissocier celles qui sont restées en mémoire de celles qui ont été complètement fermées par le système. Un peu bordélique de prime abord, le principe suit une logique identique à celle du concurrent.

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iOS 5 amènera un tout nouveau système de notifications, un peu (beaucoup ?) piqué chez le voisin


Reste le problème des notifications. L'ingénieux concept du Push popularisé par RIM et ses Blackberry évite à chaque application d'aller vérifier en permanence auprès d'un serveur pour vérifier si de nouvelles données sont arrivées. Efficace, sauf quand on l'active sur un compte mail très actif et c'est grosso modo la même rengaine pour toute autre appli utilisant le principe à partir du moment où les sollicitations sont nombreuses.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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