Qobuz : abonnement lossless abordable et DSD en approche

24 octobre 2013 à 13h54
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Qobuz a tenu ce matin une conférence de presse au cours de laquelle il a officialisé des baisses de tarifs, annoncé un futur service et fait le point sur son développement international.

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L'abonnement Hi-Fi devient abordable

Qobuz a pour commencer annoncé l'entrée en vigueur de nouveaux tarifs pour ses offres de musique à la demande sur abonnement, évoqués lors d'un précédent entretien :
  • Qobuz Hi-Fi Intégral, donnant droit au streaming lossless (FLAC 44,1 kHz/16 bits), passe donc de 30 à 20 euros/mois
  • Qobuz Hi-Fi Classique, ne permettant d'accéder qu'au catalogue classique, passe par conséquent de 20 à 15 euros/mois
  • Qobuz Premium (MP3 à 320 kb/s) reste à 10 euros/mois
Pour la souscription d'un abonnement annuel, deux mois sont toujours offerts.

Le président de Qobuz Yves Riesel a ce matin développé : « Le tarif de 30 euros était expérimental, car nous pouvons diminuer un prix mais pas l'augmenter. » Le lancement de smartphones tels que le HTC One, le LG G2 ou le Samsung Galaxy Note 3 montre selon lui que « le marché est mature » pour la haute fidélité. L'offre Hi-Fi devient donc le cœur de l'offre et a vocation à « entrer sérieusement sur le marché ».

L'offre Premium reste néanmoins proposée, même si « le modèle économique de Qobuz ne repose pas sur le marché de passe », comme l'a rappelé son directeur général Alexandre Leforestier, « mais sur la segmentation ». Et Yves Riesel d'abonder : « Nous avons une offre à 10 euros, comme tout le monde. » Tout en rappelant son positionnement spécifique : « Nous garantissons la meilleure qualité car nous fabriquons nous-même nos MP3 (à partir de fichiers obligatoirement livrés au format WAV, ndr), et nous fournissons plus d'informations. »

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Des fichiers DSD bientôt en téléchargement

Qobuz n'avait pas prévu de l'officialiser ce matin mais la présence d'un logo « DSD Ready » sur l'une des diapos de la présentation ne nous a pas échappée. Interrogé à ce sujet, le responsable du développement d'affaires Benoît Rebus a finalement annoncé que Qobuz proposerait l'achat de musique au format DSD « très prochainement ». « Pendant que les techniciens adaptent la plateforme de livraison, nous constituons le catalogue, » a alors ajouté Yves Riesel.

À ce jour le catalogue compte d'ailleurs 4000 albums en qualité Studio Masters 24 bits, et Benoît Rebus estime que de l'ordre de 10% de ces albums pourraient être proposés en DSD, un format dans lequel peu d'œuvres sont produites. Ce n'est pas encore acté mais ce format, notamment en raison de son poids important, constituera probablement un palier supplémentaire au-dessus du Studio Master.

Le DSD est pour rappel une alternative au PCM, adoptant pour ainsi dire un fonctionnement inverse. Il code le son à très haute fréquence d'échantillonnage (2,8 à 5,6 MHz contre 44,1 à 96 kHz) mais ne le quantifie que sur 1 bit (contre 16 ou 24 bits). Il offre ainsi une bande passante et une dynamique inégalées (jusqu'à 100 kHz et 120 dB), dépassant sans débat possible la perception humaine. Il est surtout très apprécié des audiophiles pour sa sonorité plus proche de l'analogique et des vinyles.

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Vers un modèle hybride streaming et téléchargement

Qobuz a enfin fait un nouveau point sur sa vision et sur son modèle. Face à des « majors du Net » comme Spotify, le challenger mise sur la création de valeur pour augmenter le fameux ARPU (revenu moyen par utilisateur), pour son propre bien mais aussi pour celui de l'industrie musicale.

Pour ce faire il poursuivra ses efforts en matière d'éditorialisation et d'animation, ce qui lui permettra de segmenter son offre par qualité, comme il le fait déjà, par répertoire, comme il a commencé à le faire avec le classique, mais aussi par sociologie (étudiant ou au contraire séniors), ce qui lui permettra de séduire de nouveaux partenaires comme de nouveaux clients.

C'est aussi ce qui va lui permettre de se distinguer à l'international. Qobuz lancera finalement le 2 décembre des versions localisées de son service (spécificités du catalogue, langues, monnaie locale le cas échéant, etc.) en Allemagne, en Autriche, en Irlande, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Il apportera au même moment une localisation à la Belgique, au Luxembourg et à la Suisse, d'où on peut accéder depuis un peu plus d'un an et demi au même service qu'en France. Suivront en 2014 les États-Unis et le Canada, ainsi que l'Espagne, l'Italie, la Norvège et la Suède.

Il tendra aussi et surtout vers un modèle hybride. « La frontière entre streaming et téléchargement est obsolète, » selon Yves Riesel, avec l'augmentation des débits et la démocratisation des équipements Hi-Fi. En proposant à la fois des abonnements intéressants et de la très haute qualité en téléchargement, tous deux accessibles d'une seule et même application, il espère inciter les consommateurs à adopter la location sans pour autant renoncer à l'acquisition, et réciproquement. La boucle serait bouclée : l'ARPU aurait ainsi augmenté.

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Pour aller plus loin
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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