Détecteurs de fumée : l'UFC-Que Choisir met en garde contre des modèles dangereux

28 janvier 2015 à 10h47
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A l'approche de la date butoir pour équiper son domicile d'un détecteur de fumée, l'UFC-Que Choisir met en garde contre la défaillance d'un modèle sur trois, selon ses tests. L'association a déposé plainte contre certains fabricants.

Le 8 mars, il sera obligatoire d'équiper son domicile d'un ou plusieurs détecteurs de fumée pour être en conformité avec la loi Morange. Beaucoup de propriétaires ont déjà procédé à ces installations, avec des modèles dont les prix débutent généralement à une vingtaine d'euros.

Mais si les recommandations, notamment celles de la DGCCRF, indiquent qu'il faut s'assurer que le modèle choisi respecte les normes européennes, cette précaution ne suffit pas selon l'UFC-Que Choisir. L'association explique avoir réalisé des tests en laboratoire sur 18 modèles de détecteurs vendus dans le commerce. « Sur l'ensemble de l'échantillon, pas moins d'un tiers - six appareils - s'avèrent problématiques » indique l'organisme.

« Pas moins de trois détecteurs se sont avérés non conformes car n'ayant pas réussi à détecter des feux de bois et/ou de literie, ou s'étant déclenchés trop tardivement par rapport à un niveau d'opacité des fumées déjà très élevé » ajoute le communiqué. L'un des modèles testés, de la marque Blyss, avait été acheté par l'association en juin 2014, alors qu'il avait été interdit à la vente par la DGCCRF en janvier 2013. Néanmoins, aujourd'hui, ce produit ne semble plus disponible sur le marché.

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Trois plaintes déposées et alerte des autorités

L'UFC-Que Choisir ajoute qu'au-delà d'une réactivité insuffisante de la part de certains détecteurs, d'autres modèles ont affiché des défauts, « notamment le fait de pouvoir refermer le boîtier sans les piles ». Une situation à risques, dans la mesure où elle peut permettre la mise en place d'un modèle qui n'a pas de source d'énergie pour fonctionner.

Rappelons qu'en théorie, un détecteur de fumée doit être testé fréquemment par les habitants d'un logement pour s'assurer de son fonctionnement. En pratique, cette habitude pourrait avoir du mal à prendre : l'association souligne qu'il n'existe pas, à ce jour, de campagne d'information expliquant le comportement à tenir, autant en matière de prévention qu'en cas d'incendie. « De dramatiques accidents ont ainsi rappelé que l'installation de détecteurs peut-être plus dangereuse qu'utile si elle crée un sentiment de fausse sécurité ou si le déclenchement de l'alarme provoque des réactions de panique susceptibles d'engendrer des comportements contreproductifs. »

L'association a pris l'initiative de déposer trois plaintes contre des fabricants dont les modèles font partie des six « problématiques ». Elle saisit également la DGCCRF pour que cette dernière communique davantage sur les produits retirés du marché, et veille au respect de cette décision. Enfin, elle recommande aux consommateurs de se fier davantage à la norme NF plutôt qu'au marquage CE.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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