Détecteurs de fumée et obligation d'installation : ce qu'il faut savoir

21 janvier 2015 à 14h21
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A partir du 8 mars 2015, les détecteurs de fumée devront équiper tous les foyers des Français. Mais comment, pourquoi et avec quoi faut-il s'équiper ? Il est grand temps de se poser quelques questions à l'approche de la date butoir.

Disposer d'un détecteur de fumée dans son logement sera obligatoire à partir du 8 mars prochain. Si certains propriétaires ont anticipé cette nécessité et ont déjà équipé leur domicile - les locataires doivent se référer à leur agence immobilière ou au propriétaire de leur logement -, d'autres attendent peut-être encore avant de passer à l'acte. Voici quelques informations et conseils à avoir en tête pour bien choisir, et surtout ne pas se faire avoir.

S'équiper en connaissance de cause



Si la loi n'impose qu'un seul détecteur avertisseur autonome de fumée normalisé (DAAF) par logement, il est malgré tout conseillé d'en poser un par tranche de 70 mètres carrés, pour couvrir la surface de l'habitation de manière optimale. Le détecteur doit idéalement être installé au centre du plafond d'une pièce, en évitant certains endroits problématiques comme la cuisine, la proximité d'une cheminée, ou tout autre lieu où il est possible de trouver une fumée qui n'est pas dangereuse, mais qui peut tout de même déclencher l'alarme. De même, les espaces ventilés ou dotés de climatisation sont vivement déconseillés.

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« L'appareil choisi doit être muni du marquage CE et être conforme à la norme européenne harmonisée NF EN 14604 » nous explique Marie Taillard, chargée de communication à la DGCCRF. « Le premier conseil que l'on peut donner aux acheteurs, c'est de se rendre dans un magasin spécialisé, comme une enseigne de bricolage, pour acheter son détecteur. Et ne pas hésiter à poser des questions aux vendeurs » » ajoute-t-elle, précisant que les prix commencent « aux environs de 20 euros ».

Faut-il opter pour un DAAF connecté ?



Concernant les appareils connectés, Marie Taillard recommande une certaine prudence. « Nos contrôles portent sur les détecteurs de fumée autonomes. Tout ce qui est connecté est plutôt de l'ordre du gadget » explique-t-elle, estimant que miser sur un modèle simple est une bonne idée. « En principe, un détecteur de fumée doit être très facile à poser, on doit pouvoir l'acheter et le poser soi-même. Ensuite, le locataire doit s'assurer de son bon fonctionnement fréquemment, en réalisant des tests. Les piles durent plusieurs années, parfois jusqu'à 10 ans, mais il faut s'assurer qu'il n'y a pas de dysfonctionnement, et les changer quand c'est nécessaire ». Néanmoins, les détecteurs de fumée connectés ne sont pas non plus dangereux, ni à écarter : certaines compagnies d'assurance recommandent même certains modèles, à l'image d'Allianz qui se tourne vers Nest.

La DGCCRF assure qu'il n'y a pas besoin de dépenser beaucoup d'argent pour s'équiper, à partir du moment où les normes sont respectées. « Il y a des appareils peu chers qui sont tout à fait conformes, et d'autres à des tarifs plus élevés et facilement défaillants. » En 2013, quatorze références de produits ont été retirées de la vente en France, pour des raisons diverses : « Quatre produits ont été jugés non conformes et dangereux car ils ne réagissaient pas à toutes les fumées, et ne sonnaient pas assez fort ou assez vite. »

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Gare au porte-à-porte



Un détecteur de fumée se doit, on l'aura compris, d'être simple aussi bien à installer qu'à utiliser. Il semble tout à fait possible de s'en sortir sans passer par un installateur, à moins que ce ne soit le souhait d'un propriétaire qui ne veut pas réaliser la mise en place lui-même.

La DGCCRF met en garde contre le démarchage abusif, qui a actuellement lieu dans de nombreuses régions françaises. « Des personnes font du porte-à-porte et propose l'installation de détecteurs de fumée agréés par l'Etat. Or, il faut savoir qu'il n'y en a pas » alerte Marie Taillard. « On est souvent face à de la vente forcée, avec des produits qui ne sont pas toujours conformes. » De plus, ce type d'installation n'est généralement pas suivi de visite de contrôle de l'appareil.

A l'approche du 8 mars, il ne faut donc pas trop tarder pour s'équiper, et ne pas oublier de prévenir son assurance lorsque l'installation est effectuée, par le biais d'une attestation signée. En cas de manquement à la réglementation, la franchise de l'assurance pourrait être vue considérablement à la hausse en cas d'incendie. Une raison de plus de ne pas prendre la situation à la légère.

Découverte du détecteur de fumée Nest en vidéo :

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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