Le Japon installe des centrales solaires et éoliennes sur l'ancien site nucléaire de Fukushima

Solaire japon

Huit ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le Japon a commencé sur le site, l'installation de nouvelles centrales électriques. Mais plus de nucléaire : cette fois, le pays a démarré l'installation de fermes solaires et éoliennes.

Au total, 21 centrales doivent être inaugurées d'ici mars 2024.

100 % d'énergies renouvelables d'ici 2040

L'ensemble affichera une puissance de 600 MW d'électricité, ce qui, d'après le site de Yale Environment 360, correspond environ aux deux tiers de la puissance moyenne d'une centrale nucléaire.

Le projet coûtera 2,75 milliards de dollars (environ 2,5 milliards d'euros) au gouvernement japonais et à la banque privée Mizuho, mais il répond à une demande. D'après le Japan Times, un sondage réalisé auprès des habitants de la préfecture de Fukushima révèlent que 54 % d'entre eux préféreraient utiliser de l'énergie renouvelable dans leur consommation quotidienne d'électricité, contre 14 % d'avis négatifs.

Le projet s'inscrit dans un programme plus vaste, la préfecture de Fukushima s'étant fixé en 2014, l'objectif, d'ici 2040, de répondre à l'ensemble de ses besoins énergétiques par des énergies renouvelables.


Le nucléaire en débat

La construction de centrales éoliennes et solaires, en lieu et place de l'ancienne centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, a une grande portée symbolique. La préfecture de Fukushima, qui compte 59 municipalités et 1,8 million d'habitants, peine encore à se relever de la catastrophe de 2011. Le mois dernier, elle a été frappée par le typhon Hagibis. Selon le Japan Times, 315 des ménages évacués suite à l'incident nucléaire ont été démolis ou inondés par le typhon, infligeant une « double peine » à leurs habitants. Encore aujourd'hui, les autorités japonaises ne savent pas que faire des 1 000 réservoirs remplis d'eau contaminée issus de l'incident de 2011.

Frappée par la catastrophe, l'attitude tranchée de la préfecture japonaise sur le nucléaire semble faire figure d'exception. Ailleurs dans le monde, son abandon ne fait pas l'unanimité. Aux Etats-Unis, le camp démocrate apparaît divisé sur la question. The Verge rappelle également que le rapport des Nations Unies compte notamment sur le nucléaire pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°C.

En France, le projet Astrid, qui devait permettre la mise au point d'un secteur nucléaire de nouvelle génération, a été finalement abandonné. Dans une interview au Point, l'ancien haut-commissaire de l'énergie atomique, Yves Bréchet, a soutenu que le remplacement du nucléaire décarboné par des solutions renouvelables ne réduirait pas les émissions de CO2.

Source : The Verge
Modifié le 13/11/2019 à 14h47
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