L'éditeur français de cybersécurité HarfangLab a annoncé mercredi avoir obtenu la certification ISO 27001:2022, délivrée par l'organisme Cyberval, qui vient renforcer la crédibilité de l'entreprise, déjà certifiée par l'ANSSI et le BSI allemand.

Dans le petit monde codifié de la cybersécurité, les certifications valent souvent plus qu'un long discours commercial. HarfangLab, solide entreprise tricolore de la détection et réponse aux menaces, a annoncé ce mercredi 16 septembre 2026 avoir ajouté une ligne solide à son palmarès avec la norme ISO 27001:2022, une référence mondiale en gestion de la sécurité de l'information, décrochée après un audit mené par le cabinet Cybeval. Cette reconnaissance consolide un édifice déjà bâti sur les certifications ANSSI et BSI, et répond aux attentes des clients les plus sensibles dans un contexte marqué par l'exigeante directrice européenne NIS 2.
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HarfangLab passe un nouveau cap avec la certification ISO 27001:2022
Publiée par l'Organisation internationale de normalisation, la certification ISO 27001 est un peu le mode d'emploi officiel pour bien protéger les données et systèmes d'une entreprise. Elle définit ce qu'on appelle un SMSI, un système de management de la sécurité de l'information. Attention, il ne s'agit pas d'une simple liste de règles à cocher une bonne fois pour toutes, mais d'une méthode complète à suivre en continu. Sa version 2022 impose sept étapes incontournables, on vous liste : identifier ce qu'il faut protéger, obtenir l'implication réelle de la direction, évaluer les risques, allouer les bonnes ressources, mettre en œuvre les procédures sur le terrain, vérifier que tout fonctionne, puis corriger ce qui ne va pas. Un cycle pensé pour structurer, sur la durée, la gouvernance cyber d'une organisation plutôt qu'un simple coup de peinture ponctuel.
Au-delà de ce cadre général, la norme va aussi très loin dans le détail. Son annexe A liste par exemple 93 mesures de sécurité très concrètes, des contrôles, réparties en quatre grandes familles selon qu'elles concernent l'organisation, les personnes, les lieux physiques ou la technique. L'objectif est de chiffrer les données sensibles, de corriger les failles informatiques avant qu'elles ne soient exploitées, de sécuriser les ordinateurs des salariés en télétravail, de former les équipes aux bons réflexes, ou encore de s'assurer que les prestataires respectent les mêmes exigences. Chaque mesure est passée au crible sur le terrain, souvent lors d'un audit physique de plusieurs jours mené par un organisme indépendant et accrédité.
Dans le cas d'HarfangLab, c'est le cabinet Cybeval, un organisme d'audit indépendant spécialisé en cybersécurité, qui a été chargé de vérifier sur pièces et sur place que l'entreprise respectait bien l'ensemble de ces règles, à l'issue d'un audit de trois jours. Les auditeurs ont dû passer en revue, une à une, les politiques de sécurité et les procédures internes réellement appliquées par les équipes, et non de simples documents rangés dans un tiroir, avant de délivrer le fameux sésame.
NIS 2 en ligne de mire pour l'éditeur cyber français
Pour une entreprise qui vend justement de la confiance, il est difficile de faire l'impasse sur ce genre de label. Jusqu'ici, les certifications ANSSI et BSI décrochées par HarfangLab validaient surtout son logiciel EDR en lui-même, comme un contrôle technique passé avec succès par une voiture. L'ISO 27001 lui permet de changer d'échelle, car elle ne juge plus seulement l'outil, mais la manière dont l'entreprise tout entière est organisée pour protéger ses données au quotidien, de la direction jusqu'aux équipes techniques. Un duo gagnant qui rassure autant les experts en sécurité, attentifs à la qualité du produit, que les directions plus soucieuses de conformité et de gouvernance.
C'est en tout cas une excellente nouvelle pour HarfangLab. On rappelle que l'Union européenne a adopté la directive NIS 2, un texte qui va obliger ces prochaines années des milliers d'entreprises et d'administrations jugées stratégiques à muscler sérieusement leur sécurité informatique. La France n'a pas encore transformé ce texte européen en loi française (le processus est toujours en cours), mais cela n'empêche pas les organisations concernées d'anticiper dès maintenant et d'exiger de leurs prestataires qu'ils prouvent, documents à l'appui, que leur sécurité est solide. Anouck Teiller, la directrice générale adjointe d'HarfangLab, ne dit pas autre chose en évoquant une case importante à cocher pour ses clients les plus exposés, rappelant que la conformité aux exigences les plus strictes du marché fait, selon elle, partie intégrante de l'ADN de l'entreprise.
HarfangLab ne se contente plus de surveiller les ordinateurs et serveurs d'une entreprise. Elle se présente désormais comme leader européen du « Workspace Detection and Response », un terme qui désigne la surveillance de tout l'environnement de travail numérique moderne, allant du cloud aux comptes utilisateurs, en passant par les outils exposés sur internet et même les agents IA que les entreprises commencent à déployer. Pour y parvenir sans multiplier les logiciels installés sur chaque machine, l'entreprise mise sur un seul programme volontairement léger, épaulé par une intelligence artificielle conçue spécifiquement pour repérer les menaces.