Un an après avoir présenté le C3 à l’IFA, Hisense revient avec trois déclinaisons plus ambitieuses : C3 Pro, C3 Ultra et C3 Ultra Max. Toutes conservent le triple laser TriChroma, mais gagnent en luminosité, en contraste et surtout en souplesse d’installation grâce à l’arrivée d’un véritable lens shift.

Le C3 "Ultra Max" (et pourquoi pas ?) arrive avec une fiche technique intéressante. © Matthieu Legouge
Le C3 "Ultra Max" (et pourquoi pas ?) arrive avec une fiche technique intéressante. © Matthieu Legouge

L’an dernier, Hisense avait joué la continuité avec le C3, successeur direct du C2. Nous avions alors relevé une luminosité portée à 2 200 lumens ANSI, un contraste annoncé à 2 000:1 et l’arrivée d’un zoom optique 1,0-1,3, tout en soulignant que des variantes Pro et Ultra existaient déjà en Chine et pourraient finir par rejoindre l’Europe.

C’est désormais chose faite. À l’IFA 2026, Hisense officialise pour la France les C3 Pro, C3 Ultra et C3 Ultra Max, avec des tarifs respectifs de 2 499, 2 999 et 3 999 euros. Les trois vidéoprojecteurs sont annoncés pour le quatrième trimestre.

Jusqu’à 5 000 lumens ANSI, mais surtout un vrai lens shift

La montée en gamme est franche. Le C3 Pro est annoncé à 3 000 lumens ANSI, le C3 Ultra à 4 000 lumens ANSI, tandis que le C3 Ultra Max grimpe jusqu’à 5 000 lumens ANSI. Tous reposent sur une source triple laser TriChroma et projettent une image 4K UHD jusqu’à 300 pouces. Hisense revendique également 118 % du BT.2020 et un Delta E inférieur à 0,8 selon les modèles.

Le Hisense C3 Pro. © Matthieu Legouge
Le Hisense C3 Pro. © Matthieu Legouge

Mais la nouveauté la plus intéressante n’est peut-être pas la luminosité. Les trois modèles reçoivent désormais un lens shift, là où les C2 Pro et C2 Ultra de génération précédente imposaient de jouer essentiellement avec le placement du projecteur et le zoom optique. Le C3 Pro et le C3 Ultra permettent un déplacement de l’image jusqu’à ±100 % verticalement et ±35 % horizontalement, avec un zoom optique couvrant un ratio de projection de 0,9 à 1,5. Le C3 Ultra Max va plus loin encore, avec ±120 % en vertical, ±47 % en horizontal et une plage de projection élargie à 0,85-1,7.

Pour une gamme jusqu’ici très orientée « lifestyle », avec son support intégré et ses corrections automatiques, c’est une évolution loin d’être anodine : le placement devient nettement moins contraignant dans une installation fixe.

L’Ultra Max prend clairement ses distances

Les trois modèles utilisent aussi un iris CineBlack Pro, avec un contraste natif annoncé à 5 000:1. Le chiffre est à prendre comme une donnée constructeur, mais il marque une progression nette sur le papier par rapport aux 2 000:1 annoncés pour le C3 de l’an dernier.

Le C3 Ultra Max ajoute pour sa part un refroidissement liquide, nécessaire pour accompagner sa montée à 5 000 lumens ANSI. Hisense lui réserve également une technologie destinée à réduire les effets d’arc-en-ciel et le speckle laser, ce dernier étant annoncé en baisse de 10 % par rapport au C2 Ultra.

La partie audio évolue elle aussi. Les C3 Pro et C3 Ultra intègrent un système 2.1 Tuned by Devialet, tandis que l’Ultra Max passe au label Designed by Devialet. Sur le stand, Hisense nous a expliqué que cette distinction correspond ici à une implication plus profonde de Devialet sur le modèle haut de gamme, avec un travail réalisé dès la conception matérielle et non uniquement sur le réglage acoustique.

Hisense conserve enfin son argument gaming, avec un temps de réponse annoncé de 1 ms en 2K à 240 Hz, ainsi que Xbox Game Pass sur les versions compatibles de VIDAA OS 9.6.

Sur le papier, les C3 Pro, Ultra et Ultra Max ressemblent donc moins à une simple déclinaison du C3 qu’à une vraie montée en gamme de la famille. Le gain de luminosité est spectaculaire sur l’Ultra Max, mais l’arrivée du lens shift est probablement l’évolution qui changera le plus concrètement leur intégration au quotidien.