Les choses s'accélèrent pour la prise en charge de Linux par GeForce NOW, le service de jeu en streaming mis au point par NVIDIA : le client Linux est maintenant disponible en version officielle.

GeForce NOW est maintenant officiellement disponible pour Linux. © NVIDIA
GeForce NOW est maintenant officiellement disponible pour Linux. © NVIDIA

Il aura fallu attendre plusieurs mois, mais NVIDIA considère désormais son client Linux pour GeForce NOW suffisamment mature pour quitter le cadre de la bêta. Une bonne nouvelle pour les utilisateurs de la distribution Ubuntu qui ne vient d'ailleurs pas seule avec du neuf côté Frame Generation, pour des jeux plus réactifs, notamment en 1 440p et en 4K.

GeForce NOW fait la part belle à Linux

NVIDIA avait lancé en janvier dernier la bêta de son application native GeForce NOW pour Linux. Six mois et quelques retours d’utilisateurs plus tard, le constructeur estime donc que son logiciel est désormais prêt à passer aux choses sérieuses. Le client quitte officiellement la phase bêta, avec Ubuntu 24.04 et les versions ultérieures comme plateformes de référence.

La principale nouveauté n’est toutefois pas tant la compatibilité avec Linux que la manière dont NVIDIA entend distribuer son application. Un dépôt Flatpak officiel est désormais disponible, ce qui devrait largement simplifier l’installation du client et, surtout, son évolution au fil des mises à jour. Même si le logiciel a pu fonctionner sur d’autres distributions pendant sa période de bêta, Ubuntu 24.04 reste la seule plateforme explicitement testée et prise en charge par NVIDIA.

Pour les amateurs de jeu en streaming, l’intérêt est assez évident : plus besoin de passer par un navigateur pour profiter de GeForce NOW sous Linux. On peut dorénavant profiter d'une application native qui doit offrir une expérience plus proche de celle proposée sur les autres plateformes compatibles.

Et NVIDIA ne s’arrête pas à cette petite mise à jour de façade. Le constructeur profite de l’occasion pour s’attaquer à l’un des problèmes les plus délicats du cloud gaming : la latence.

Moins de latence sur la Frame Generation

Technologie largement mise en avant par NVIDIA, la Frame Generation (ou génération d'image en bon français) avait déjà trouvé sa place dans GeForce NOW, mais son fonctionnement dans le cloud est plus délicat qu'en local.

Générer des images supplémentaires augmente de manière assez évidente la latence générale. Une donnée déjà gênante en local, mais qui peut vite prendre des proportions très pénibles en streaming alors que la connexion Internet n'est pas toujours absolument parfaite.

NVIDIA annonce avoir optimisé son implémentation de la Frame Generation directement dans le cloud afin de réduire cette latence. Le constructeur cible en particulier les scénarios en 1 440p et en 4K à 60 ou 120 images par seconde, où la sensation de réactivité est évidemment particulièrement importante.

Concrètement, l'objectif est simple : que le curseur, la caméra ou les commandes du joueur semblent réagir plus immédiatement, malgré le fait que le jeu tourne sur un serveur distant. Une subtilité qui peut sembler secondaire sur le papier, mais qui devient vite essentielle dès que l'on s'éloigne des jeux plus posés pour se lancer dans les titres compétitifs.

NVIDIA annonce par ailleurs des optimisations côté serveur pour les abonnés de l'offre Performance, avec des gains destinés notamment aux jeux particulièrement gourmands en ressources processeur. La firme accompagne cette salve d'améliorations de l'arrivée de neuf nouveaux jeux dans GeForce NOW.

Après des années où Linux a souvent dû se contenter d'un support secondaire, voir débarquer une application GeForce NOW native et désormais stable constitue donc une petite victoire pour l'écosystème. Et avec un Frame Generation moins pénalisant en matière de latence, NVIDIA s'attaque dans le même temps à l'un des derniers arguments susceptibles de faire préférer une machine locale au jeu en streaming.

Source : NVIDIA