L’outil Lossless Scaling permet de faire des miracles sur les générations de GPU qui ne sont pas pensées pour la frame generation.

AMD, Intel ou NVIDIA font progresser la puissance de leurs cartes graphiques génération après génération, mais cela n’est pas sans causer quelques accidents de parcours : les technologies les plus récentes ne sont pas toujours compatibles avec les GPU les plus anciens. Les usagers ont de la ressource…
Sponsorisé
Vous conservez l’électricité solaire produite en trop pendant la journée pour la réutiliser lorsque vos besoins augmentent.
Sponsorisé
Deux cartes graphiques, mais pas de SLI
Sur la plateforme Reddit, l’utilisateur Quziwuzzi a fait part de sa dernière expérimentation en matière graphique : l’association d’une GeForce RTX 3050, d'une GeForce RTX 3090 et du logiciel Lossless Scaling.
Les deux cartes graphiques sont montées au sein d'une seule machine, mais il n’est pas question de reproduire ici le principe du SLI : les deux GPU NVIDIA ne fonctionnent pas en parallèle, mais en série. En effet, la GeForce RTX 3090 agit en premier, assurant le rendu de la scène, les « véritables » images.
Le résultat de cette première tâche est ensuite transféré via le PCI Express à la GeForce RTX 3050 qui se charge d’appliquer le traitement dit de frame generation, c’est-à-dire la création des images intermédiaires destinées à booster le nombre d’images par seconde dans le jeu.
C’est cette même GeForce RTX 3050 qui, reliée au moniteur, se charge ensuite d’envoyer le résultat de tout ce travail pour qu’il puisse être affiché. Pourquoi la RTX 3050 et pas la RTX 3090 ? La réponse est simple : le travail de génération d'images intervient forcément après celui du rendu initial.
La génération d’image à portée de RTX série 30
Si, après la génération d’images, la RTX 3050 avait été contrainte de renvoyer toutes les informations à la RTX 3090 pour que cette dernière communique avec le moniteur, cela aurait saturé le bus PCI Express.
Pour son montage, Quziwuzzi a utilisé une carte mère ASUS ProArt X870E-Creator Wi-Fi, laquelle permet de faire fonctionner les deux cartes graphiques en PCIe 4.0 x8. Pour la partie logicielle, il a donc fait usage du logiciel Lossless Scaling qui n’a peut-être pas la qualité visuelle des solutions d’AMD, Intel ou NVIDIA, mais qui a l’avantage d’être très malléable.
Dans le cas présent, Quziwuzzi a bloqué la vitesse d’animation à 71 images par seconde (IPS) sur la GeForce RTX 3090 avant d’appliquer, selon le cas, un facteur x2, x3 ou adaptatif à la génération d’images opérée par la GeForce RTX 3050. L’un dans l’autre, Quziwuzzi atteint jusqu’à 144 IPS, ce qui correspond au taux de rafraîchissement maximal de son écran (LG OLED C4 de 42").
Une solution qui fait évidemment un peu bricolage, mais qui a l'avantage de ne pas être ruineuse pour qui possède déjà une carte graphique relativement puissante : pour compléter sa RTX 3090, Quziwuzzi annonce n’avoir déboursé que 80 dollars sur la RTX 3050. Il peut ainsi activer la génération d'images, une technologie non prise en charge par NVIDIA sur les RTX série 30.