Après la découverte, ce week-end, de centaines de conversations Claude accessibles via une simple recherche Google, Anthropic a précisé sa position auprès de la presse américaine. L'entreprise ne décrit aucune correction technique, mais une architecture qui fonctionne comme prévu.

©gguy / Shutterstock
©gguy / Shutterstock

Nous rapportions en début de semaine comment l'absence de balise anti-indexation avait permis à Google de référencer des conversations Claude parfois sensibles. Anthropic a depuis répondu à la presse américaine, et pointe directement le comportement des utilisateurs.

Une responsabilité renvoyée à l'utilisateur

Interrogée par TechCrunch, la porte-parole d'Anthropic Amie Rotherham a expliqué qu'un contenu partagé devient public par nature. Un lien Claude, dit-elle, n'apparaît dans un moteur de recherche que si quelqu'un le publie ailleurs, sur un forum ou un réseau social par exemple. Anthropic ajoute qu'elle ne transmet ni répertoire ni sitemap de ces pages à Google. Autrement dit : pas de correctif annoncé, juste une explication du fonctionnement voulu du système.

Reste que d'autres services proposent eux-aussi une fonction de partage presque identique, et ces documents-là ne se retrouvent pas sur les moteurs de recherche. C'est par exemple le cas de Google Docs. Le porte-parole de Google, Ned Adriance, a rappelé que ce sont les propriétaires d'un site qui choisissent d'autoriser ou non l'exploration et l'indexation de leurs pages. De leur côté, les moteurs de recherche respectent ce choix. C'est la même chose pour les albums photos partagés de Google Photos ou iCloud.

La question n'est pas de savoir si les utilisateurs auraient dû se méfier, mais s'ils avaient conscience de rendre leur conversation accessible au premier moteur de recherche venu. Quoi qu'il en soit, l'indexation des liens a été opérée parce qu'Anthropic n'a pas mis en place des règles basiques de sécurité auxquelles la majorité des utilisateurs - sans doute peu méfiants - se sont habitués.

L'épisode n'est pas isolé. Nous évoquions déjà un cas comparable chez Grok, dont des conversations partagées avaient aussi été retrouvées dans les résultats de recherche. L'an dernier, OpenAI avait connu une mésaventure semblable avec près de 100 000 conversations ChatGPT partagées et indexées, avant de retirer la fonctionnalité en cause. Google avait par ailleurs déjà indexé près de 600 conversations Claude en septembre 2025, et Anthropic avait alors indiqué avoir bloqué les robots d'exploration concernés.

Depuis lundi après-midi, ces conversations partagées n'apparaissent plus au sein des résultats de recherche de Google. Il semblerait que la firme de Mountain View ait donc pris la peine de faire le ménage d'Anthropic. Brave et Bing ont également retiré ces résultats de leur index respectif.